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La ritaline
Methylphénidate chlorhydrate

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La ritaline

La Ritaline est un médicament qui est prescrit à des enfants dits hyperactifs ou, plus médicalement, à des enfants souffrant du trouble d'hyperactivité avec déficit de l'attention (THADA).Il y a de nombreuses polémiques autour de ce médicament : il est souvent apparenté à une drogue.

Nous entendons parler aussi d'une certaine banalisation de la prescription de Ritaline dans différents milieux médicaux, scolaires, parentaux et éducatifs. Qu'en est-il vraiment ?

Le méthylphenidate, dont la Ritaline est la marque commerciale la plus vendue, n'est pas un médicament anodin. Dans la quatrième édition du Diagnostic and Statistics Manual (DSM) de l'association psychiatrique américaine, il est classifié avec les amphétamines et la cocaïne. Il existe depuis 1957, est utilisé en Suisse depuis plus de 20 ans et seulement depuis 1996 en France.

La Ritaline soutient les fonctions des neurotransmetteurs. Elle assure et facilite ainsi la transmission de l'influx nerveux d'une terminaison nerveuse à une autre. C'est donc un stimulant du système nerveux central avec un effet marqué sur les activités mentales et motrices. Curieusement, la Ritaline a un effet paradoxal sur les enfants hyperactifs. En effet, le méthylphénidate excite le sujet normal, alors que pour les enfants " THADA ", cette substance les apaise.

Quels sont donc les effets de la Ritaline ?

La Ritaline entraîne une amélioration du contrôle de la motricité fine. Elle améliore nettement la fonction d'attention et renforce ainsi la mémoire à court terme et les activités de concentration.

La Ritaline se prend 2 à 3 fois par jour, le matin, à midi et selon les besoins vers 16 heures. Elle a un effet de 4 heures. Une des difficultés actuelles est que l'enfant reprenne son dosage suivant avant la redescente complète de l'effet.

Les spécialistes s'accordent à dire que le pourcentage d’enfants hyperactifs en âge scolaire dans notre société est d'environ 3%. Ceci représenterait alors un enfant par classe. Parmi les enfants ayant un THADA, plus ou moins 20% présentent des troubles d’apprentissage.

Le médecin qui prescrit de la Ritaline doit prendre le temps nécessaire à l’établissement d’un bon diagnostic. Un avis pluridisciplinaire (médecin-parents-enfant-enseignant-éducateur) serait bien entendu l’idéal. Hélas dans la réalité c’est rarement le cas

A un moment donné, l'entourage de l'enfant se trouvera en souffrance et impuissant ; il est nécessaire alors d'intervenir. IL est primordial de tenir compte de la tolérance du milieu de l'enfant et de son épuisement. En effet, il peut arriver que la vie sociale d'une famille s'arrête lorsque les parents n'osent plus sortir avec leur enfant, n'osent plus inviter des connaissances à la maison.

Les parents ont souvent des réactions forts différentes face à la prise de ritaline de leur enfant. IL y a ceux pour qui cela ne pose pas de problèmes si leur enfant peut aller mieux, et il y a les autres qui apparentent cette médication à une maladie, à la folie de leur enfant. Tout un travail d’information est alors nécessaire pour l'enfant et sa famille. Le regard des autres enfants peut aussi être lourd. Les copains de classe de mon fils ainé l’ont régulièrement traité de fou et de malade . Résultat il arrive un moment où l’enfant en arrive à se dire lui-même : "je suis fou " ; il est parfois difficile de faire admettre à l’enfant le message :"j'en ai besoin, je sais que c'est pour mon bien ", même si il se rend compte que c’est exact. Les enfants parfois acceptent la prise de ritaline mais à condition que ce soit en cachette des autres enfants.

Le plus frappant est le manque d'informations que nous retrouvons à tous les échelons. Oui, la Ritaline peut faire peur, mais elle peut aussi soigner un enfant et sa famille. L'importance d'un suivi et d'un accompagnement semble primordiale.

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Methylphénidate chlorhydrate

Mécanismes d'action

  • L'effet stimulant de type amphétaminique est la conséquence d'une augmentation de la libération de dopamine au niveau central. Se distinguerait toutefois de la dexamphétamine par la nature du pool de dopamine mis en jeu.
  • Bloque la capture de la noradrénaline par les terminaisons périphériques sympathiques.

Effets Recherchés

  • Psychostimulant

Indications Thérapeutiques

  • Narcolepsie (principale)
  • Syndrome hyperkinétique infantile (principale)
    Chez l'enfant de plus de 6 ans
  • Dépression (secondaire)
    Serait utile chez les sujets âgés (action rapide et peu toxique)

Effets secondaires

  • Agitation: rare
  • Accès maniaque: très rare
    Un cas chez un enfant
  • Comportement obsessionnel: a confirmer
    Névrose obsessionnelle (TOC): un cas après 8 jours de traitement chez un enfant de 8 ans, réversible progressivement en 2 à 3 mois
  • Dépression: rare
  • Insomnie: fréquent
  • Retard de croissance
    Mécanisme imprécis, on a suggéré une inhibition de la variation nycthémèrale de la STH
    Retard de croissance pondérale lors de l'utilisation chez des enfants hyperkinétiques
  • Episode psychotique: très rare
    Avec quelque fois des hallucinations visuelles et tactiles
  • Trouble de l'humeur: fréquent
  • Trouble du comportement: a confirmer
    Trois cas de trichotillomanie chez des enfants traités pour un syndrome d'hyperactivité
  • Céphalée: très rare
  • Euphorie: rare
  • Vertige: très rare
  • Tremblement: rare
  • Sécheresse de la bouche: rare
  • Erythème pigmenté fixe:
    Deux cas, localisés au scrotum chez des enfants
  • Hypersudation: rare
  • Hypertension artérielle: rare
  • Crise convulsive: rare
    Condition Favorisante: forte dose
  • Palpitation: fréquent
  • Arythmie: rare
  • Tachycardie: fréquent
  • Angor: rare
  • Anxiété: fréquent
  • Fièvre: très rare
  • Anorèxie: fréquent
  • Poids (diminution): fréquent
  • Trouble digestif: rare
  • Toxicomanie: très rare
  • Douleur abdominale: rare
  • Réaction d'hypersensibilité: rare
  • Mouvements choreiques: rare
    En cas d'encéphalopathie antérieure
  • Anémie: très rare
  • Leucopenie: très rare
  • Thrombopenie: très rare
  • Purpura thrombopenique: a confirmer
  • Dermatite exfoliatrice: a confirmer
  • Erythème polymorphe: a confirmer

Précautions d'emploi

  • Insuffisance cardiaque
  • Hypertension artérielle
  • Insuffisance coronarienne
  • Troubles du rythme cardiaque
  • Epilepsie
  • Maladie de Gilles de la Tourette
  • Hyperthyroidie
  • Insuffisance rénale
  • Glaucome à angle fermé
  • Sportifs (Substance interdite)

Contre-Indications

  • Agitation
  • Anxiété
  • Antécédents de toxicomanie
  • Etat prépsychotique
  • Schizophrénie
  • Hypersensibilité à cette substance
  • Grossésse
  • Allaitement

Spécialités

  • Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités françaises suivantes :
    • RITALINE 10 mg comprimés
  • Principe actif présent en constituant unique dans les spécialités étrangères suivantes :
    • RILATINE (Belgique)
    • RITALIN (Pays-Bas)
    • RITALIN (Angleterre)
    • RITALIN (Italie)
    • RITALIN (Allemagne)
    • RITALIN (Suisse)
    • RITALIN (USA)

Associations avec des substances

  • A surveiller:
    • Maprotiline Chlorhydrate
    • Midazolam Chlorhydrate
    • Sertraline Chlorhydrate

La Ritaline® est disponible en France depuis 1996, preuve de l'inertie française dans la reconnaissance de la maladie puisqu'elle est disponible depuis 1958 dans les pharmacies danoises.

 

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