TRAITEMENTS
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Revue
générale de l’utilisation du méthylphénidate
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RÉSUMÉ Le méthylphénidate
est un dérivé amphétaminique du groupe des nooanaleptiques.
Il entraîne une stimulation de la vigilance et des activités
mentales dites supérieures, une diminution de la sensation de fatigue
et du besoin de sommeil, un pouvoir anorexigène et un effet sympathomimétique.
Son mécanisme daction nest pas encore totalement élucidé
et fait lobjet de nombreuses études. INTRODUCTION Historiquement, les
amphétamines ont été employées dans toutes
sortes de pathologies, en particulier psychiatriques. Bradley fut le premier,
en 1937, a décrire les effets de la DL amphétamine chez
30 enfants placés en institution, âgés de 5 à
14 ans, atteints de troubles de lattention, dhyperactivité
et de labilité émotionnelle, sans déficit de lintelligence.
Il fut le premier auteur à introduire la notion deffet paradoxal.
En effet, il lui semblait paradoxal quun médicament connu
comme un stimulant global, puisse avoir un effet « sédatif
» chez plus de la moitié des enfants.
PRÉSENTATION DU METHYLPHENIDATE Caractéristiques de la forme pharmaceutique En France, seule la spécialité Ritaline . 10 mg est commercialisée. Elle est présentée sous forme de comprimés sécables. Des comprimés à libération immédiate dosés à 5 mg et 20 mg et des comprimés à libération prolongée à 20 mg sont commercialisés en Amérique du Nord. Aucune forme injectable de méthylphénidate nest commercialisée à ce jour. Modalités de prescription En France, le méthylphénidate
a connu plusieurs statuts législatifs : PHARMACOCINÉTIQUE Les paramètres pharmacocinétiques du méthylphénidate chez lenfant hyperactif sont comparables à ceux de ladulte sain . Absorption Après administration orale, labsorption du chlorhydrate de méthylphénidate est rapide et presque complète. La prise concomitante de nourriture accélère labsorption mais ne modifie pas la quantité absorbée. Compte-tenu dun important effet de premier passage hépatique, la biodisponibilité systémique du méthylphénidate est faible et varie de 11 à 51 % de la dose. Le pic plasmatique est atteint en 1 à 3 heures . Les aires sous la courbe de concentration plasmatique, ainsi que les concentrations plasmatiques maximales, sont proportionnelles à la dose administrée. De nombreux auteurs ont constaté dimportantes variations interindividuelles des taux sériques de méthylphénidate et saccordent sur le fait que le taux sérique nest pas corrélé avec la réponse clinique Biotransformation La biotransformation du méthylphénidate est rapide et quasi complète. Il est principalement métabolisé par désestérification avec comme métabolite principal lacide ritalinique (acide alpha-phényl 2-pipéridine acétique) qui représente 90 % de la quantité administrée. Dautres métabolites sont décelables en faibles quantités : loxométhylphénidate, lacide oxoritalinique, le parahydroxyméthylphénidate et lacide parahydroxyritalinique. Les concentrations plasmatiques maximales de lacide ritalinique sont atteintes environ 2 heures après ladministration du méthylphénidate et sont environ 50 fois plus élevées que celles de la substance inchangée. La demi-vie de lacide ritalinique est environ deux fois supérieure à celle du méthylphénidate. Le méthylphénidate est responsable de lessentiel de lactivité thérapeutique. Néanmoins le parahydroxyméthylphénidate a une certaine activité pharmacologique. Elimination La demi-vie délimination plasmatique moyenne du méthylphénidate est de 2 heures. En 48 à 96 heures après administration orale, 78 à 97 % de la dose ingérée sont excrétés dans les urines et 1 à 3 % dans les fécès sous forme de métabolites. On ne retrouve que de très faibles quantités de méthylphénidate inchangé dans les urines (<1 %), lacide ritalinique constituant 60 à 90 % des métabolites urinaires..
MÉCANISME DACTION Action du méthylphénidate sur les catécholamines Les mécanismes
biochimiques qui sous-tendent laction de stimulants au niveau du
système nerveux central ne sont pas encore totalement élucidés
. Le méthylphénidate agirait en augmentant la biodisponibilité
des neuromédiateurs catécholaminergiques au niveau de leur
site daction post-synaptique en associant : Action du MPH sur le flux sanguin cérébral Lou et ses collaborateurs ont étudié le flux sanguin régional cérébral à laide de la technique des tomographies par émission au Xénon 133 radioactif. Ils ont émis lhypothèse que le flux sanguin régional cérébral était corrélé avec le métabolisme énergétique local et donc lactivité cérébrale. Ils ont constaté au départ, sans traitement, que chez les enfants THADA, il existait une hypoperfusion des régions striatales et une hyperperfusion des régions corticales sensorielles et sensitivo-motrices primaires. En fait, le méthylphénidate modifie la distribution du flux sanguin en augmentant le débit sanguin dans les régions striatales et périventriculaires postérieures et en le diminuant dans les régions sensorielles primaires . Le méthylphénidate tend donc à normaliser la distribution pathologique du flux sanguin cérébral chez les enfants THADA ce qui aurait pour conséquence une augmentation des capacités de concentration et dattention et une diminution de lhyperactivité motrice.
INDICATIONS Trouble déficitaire de lattention avec hyperactivité Le THADA se caractérise
essentiellement par une inattention, une impulsivité et une hyperactivité
motrice anormales pour le niveau de développement et responsables
de difficultés scolaires, souvent à lorigine de la
consultation. Sy ajoutent souvent une labilité de lhumeur
avec intolérance à la frustration et une irritabilité
à lorigine de difficultés relationnelles pouvant aboutir
à lexclusion de lenfant de la part de ses camarades,
des enseignants, voire de sa famille. La prévalence du THADA est
estimée entre 3 % et 5 % de la population dâge scolaire
aux États-Unis [11,46], soit un total de 3,5 millions enfants américains
. Le THADA prédomine nettement dans le sexe masculin avec un sex-ratio
allant de 3 à 9 garçons pour une fille [9,49]. On estime
approximativement à 2,8 % (soit 1,5 millions) le nombre daméricains
âgés de 5 à 18 ans qui ont reçu ce médicament
à la mi-1995 . En France, lestimation de la prévalence
est très difficile et le laboratoire commercialisant Ritaline .
na pas pu nous répondre quant au nombre denfants traités
par ce produit. Lefficacité globale du traitement pharmacologique
du THADA, au moins à court terme, a été considérée
comme indiscutable dès la fin des années 1970. Le pourcentage
damélioration sous méthylphénidate est significativement
supérieur à celui obtenu sous placebo . En 1997, selon Gillberg,
dans une étude randomisée en double aveugle versus placebo,
le taux de réponse aux traitements psychostimulants varie de 70
à 96 % des cas avec des effets secondaires généralement
bénins et dose-dépendants . Longtemps qualifié de
« paradoxal », le bénéfice thérapeutique
apporté par le méthylphénidate chez les enfants THADA
nest plus décrit comme tel : en effet laugmentation
de la vigilance induite par le méthylphénidate entraînerait
chez ces enfants un meilleur contrôle de leurs décharges
motrices. . EFFICACITÉ DU METHYLPHENIDATE DANS LE TRAITEMENT DU THADA. sur les symptômes cardinaux du THADA Hyperactivité Lefficacité du méthylphénidate sur lhyperactivité est dose-dépendante ; décelable dès 0,15 mg/kg, elle augmente linéairement et est maximale à 1 mg/kg . En permettant une meilleure modulation du niveau dactivité de lenfant, le méthylphénidate améliore la conduite en classe : il atténue les comportements bruyants et les activités non dirigées. Il en résulte un meilleur contrôle de la motricité fine, visible notamment au niveau de la graphomotricité. Impulsivité Le méthylphénidate améliore ce symptôme et aide lenfant hyperactif à organiser ses réponses. Greenberg montre une nette amélioration de limpulsivité chez les enfants avec THADA, grâce à un test qui contrôle limpulsivité et les troubles attentionnels à partir de réponses données à des stimuli visuels émis à des fréquences régulières ou aléatoires. Le rapport de dose-dépendance linéaire concerne aussi le symptôme dimpulsivité : les plus fortes doses donnant la plus grande amélioration [. Troubles de lattention et mémoire à court terme Le médicament améliore la capacité de ces enfants à soutenir leur attention et à se concentrer . De plus, il renforce la mémoire à court terme. Par contre, si ces améliorations sont présentes à faible posologie (0,3 mg/kg), à forte dose (1 mg/kg) elles peuvent être moins nettes (pour lattention) voire inexistantes (pour la mémoire à court terme) : leur évolution fonction des doses nétant pas ainsi superposable à celle des deux symptômes vus précédemment.
Conséquences directes Apprentissage et réussite scolaire Le THADA de lenfant
saccompagne fréquemment à des degrés variables
de troubles de lacquisition du langage, de la lecture, de lorthographe
et du calcul, lesquels favorisent la survenue dun retard scolaire.
La diminution du comportement hyperactif et lamélioration
des capacités de concentration et dattention rendent naturellement
lenfant plus accessible à lenseignement et permettent
lapprentissage. Néanmoins ses conséquences sur la
réussite scolaire restent très discutées : en effet,
si le méthylphénidate a prouvé son efficacité
sur lamélioration de plusieurs aspects de la scolarité
(productivité en classe, capacité dinvestissement,
amélioration de la précision de lexpression et de
lorthographe), les avis concernant ses effets à moyen et
long termes sur la réussite scolaire restent partagés . Intégration sociale Le méthylphénidate, par le biais de la diminution des conduites anti-sociales, va améliorer les principales interrelations de la vie de lenfant hyperkinétique : - envers ses camarades
(de classe et de jeux) : Whalen et Henker montrent une attitude positive
et moins oppositionnelle, les relations entre les enfants sen trouvant
Efficacité en cas de comorbidité Le THADA peut être
associé à divers troubles dont il faut tenir compte lors
de la prescription du méthylphénidate. Selon de récentes
études, le méthylphénidate pourrait être efficace
sur certains cas de THADA associés avec : troubles des conduites
et du comportement , désordres neurologiques , épilepsie
ou retards mentaux. Efficacité à long terme Le bilan thérapeutique à court et moyen terme est rassurant, avec des gains substantiels sur le plan scolaire, familial et social, mais des inconnues subsistent et les avis divergent concernant le devenir des enfants traités. Il semble que le traitement par stimulants dans lenfance ne puisse pas assurer à lui seul un devenir toujours favorable à ladolescence pour les enfants hyperactifs . Lintégration professionnelle ne serait pas influencée, contrairement à lintégration sociale et au développement de la personnalité qui seraient améliorés chez les hyperactifs préalablement traités par méthylphénidate.
MODALITÉS DUTILISATION Il ny a pas
de posologie standard, celle-ci doit être adaptée aux besoins
et à la sensibilité de chaque enfant. Cependant de nombreuses
études existent et sont relativement concordantes. Un effet significatif
sur le comportement est détecté dès 0,3 mg/kg/j,
avec une amélioration linéaire jusquà 1 mg/kg/j.
Au-delà, il semble exister un effet délétère
sur lapprentissage. Cette dissociation entre leffet sur le
comportement et leffet sur les fonctions cognitives fait que la
dose conseillée est de 0,3 à 1 mg/kg/j. Cette fourchette
de doses permet globalement, sous réserve dadaptation individuelle
systématique, doptimiser les performances cognitives, scolaires
et comportementales . En pratique, il est conseillé de commencer
le traitement par des doses orales faibles, soit un demi comprimé
à 10 mg 2 fois par jour (le matin et lors du repas du midi) et
daugmenter graduellement cette dose quotidienne de 5 à 10
mg par semaine jusquà atteindre le bénéfice
thérapeutique escompté sans jamais dépasser 60 mg/j.
Il est préférable déviter ladministration
de méthylphénidate après 16 heures, en raison du
risque de troubles dinduction du sommeil. Toutefois chez certains
enfants victimes dinsomnie à cause dune hyperactivité
croissante (leffet du médicament diminuant dans la soirée),
on peut avoir recours à une prise supplémentaire en fin
de journée. TOLÉRANCE Le méthylphénidate est en général bien toléré ; ses effets secondaires sont, le plus souvent, mineurs, transitoires et rencontrés pour des posologies élevées. Ils disparaissent le plus souvent spontanément après quelques semaines de traitement, ou après diminution des posologies. Ils peuvent néanmoins, dans certains cas, conduire à larrêt du traitement. Les troubles du sommeil, la perte dappétit et lanxiété sont les effets secondaires les plus fréquemment rencontrés. Effets indésirables à court terme Effets sur le système nerveux central et périphérique Linsomnie est très fréquente, elle se produit en début de traitement. Pour la contrôler, il suffit en général de réduire la dose et de ne pas administrer les comprimés laprès-midi ou le soir. Cependant, selon Kent, une troisième prise de méthylphénidate à 16 heures peut être prescrite chez des enfants dont les troubles comportementaux persistent dans la soirée, sans que le délai dendormissement ne soit modifié . Il existe un effet possible du méthylphénidate sur lhumeur de lenfant avec la possibilité dinstabilité thymique et dirritabilité sous traitement. Des céphalées sont présentes chez un enfant sur quatre. Il a été fait mention de somnolence, vertiges et dyskinésies occasionnels et, plus rarement, de difficultés daccommodation avec flou visuel. Des cas isolés de convulsions, de crampes musculaires, de mouvements choréo-athétosiques, de tics ou dexacerbations de tics, de psychose toxique (parfois accompagnée dhallucinations) ont été rapportés. Lipkin en suivant 122 enfants avec THADA traités par Ritaline . a observé chez 9 % dentre-eux lapparition de tics ou de dyskinésies le plus souvent transitoires. Même si le taux est relativement faible, 1 % des enfants étudiés développera quand même des tics chroniques ou un syndrome de Gilles de la Tourette et ceci indépendamment dantécédents familiaux ou derreurs de surdosage médicamenteux. Le méthylphénidate se voit donc contre-indiqué lorsqueil existe des antécédents personnels et/ou familiaux de tics moteurs ou de maladie de Gilles de la Bourrée. Une récente étude na pas mis en évidence de différence significative dans la production de tics chez des enfants (avec ou sans tics préexistants) traités par méthylphénidate ou placebo.
Effets digestifs La perte dappétit est un effet indésirable très fréquent mais il est transitoire et tend à disparaître pendant les premières semaines de traitement. Il a été fait mention de sécheresse buccale, douleurs abdominales, nausées et vomissements occasionnels ; ils sont plus fréquents en début de traitement et en règle générale, transitoires. Effets cardio-vasculaires Des effets cardio-vasculaires ont été également rapportés : variations de la pression artérielle diastolique et systolique (dans le sens dune légère augmentation), tachycardie, palpitations et arythmies. Ces effets sont transitoires. Réactions cutanées et réactions dhypersensibilité Des cas déruption cutanée, de prurit, durticaire, datteinte des phanères et plus rarement de poussées de fièvre et darthralgies ont été signalés. Dans quelques cas isolés, on a rencontré un purpura thrombopénique, une dermatite exfoliatrice, un érythème polymorphe. Réactions hématologiques Quelques cas isolés de leucopénie, thrombopénie ou anémie ont été mentionnés. Effets indésirables à moyen et long termes Effet sur la croissance Klein décrit la réduction de la croissance pondérale et staturale, comme le principal effet secondaire à long terme du méthylphénidate [30]. Cet effet, variable selon les individus, apparaîtrait pour des doses supérieures à 20 mg par jour. Le mécanisme en cause nest pas encore connu. Ont été successivement incriminées une action directe sur lhormone de croissance, infirmée en 1997 par Toren et une action sur la prolactine. Il semble établi que le méthylphénidate ninfluence pas la taille définitive même si la vitesse de croissance est effectivement ralentie en période de traitement ; larrêt du traitement en fin de semaine et pendant les vacances scolaires chez des enfants prépubères est associé à une croissance compensatrice avec normalisation de la taille qui nest par conséquent pas comprise en fin dadolescence. Même si le risque de diminution de la taille définitive ne semble pas être à prendre en compte, il nen reste pas moins un facteur dinquiétude, notamment pour les parents. Toxicomanie Si labus chronique de méthylphénidate chez ladolescent peut entraîner une accoutumance marquée et une dépendance psychique liées à sa parenté avec les amphétamines, aucune pharmacodépendance na été rapportée chez lenfant. Le problème de la toxicomanie, lors du passage à ladolescence, semble plutôt lié à la coexistence fréquente de troubles des conduites. Par ailleurs, les patients traités par psychostimulants pour une hyperactivité ne paraissent pas plus enclins à une toxicomanie que les hyperactifs non traités par stimulants. Le THADA est en lui-même un facteur de risque. Des chercheurs américains ont récemment comparé la pharmacocinétique et la distribution dans le cerveau humain du méthylphénidate et de la cocaïne. Si ces deux substances ont la même affinité pour les transporteurs de la dopamine, il existe une différence fondamentale au niveau de leur pharmacocinétique cérébrale. La cocaïne entraînent des changements rapides de concentrations synaptiques en dopamine ce qui facilite ses administrations répétitives alors que la clairance du méthylphénidate dans le cerveau est beaucoup plus lente que la cocaïne. La persistance du méthylphénidate dans le cerveau expliquerait le faible taux de toxicomanie au méthylphénidate par rapport à la cocaïne [53]. CONTRE-INDICATIONS Le méthylphénidate est contre-indiqué en cas de manifestations dangoisse ou de manifestations psychotiques (car ce produit est susceptible daugmenter lintensité de ces symptômes). Ce médicament est contre-indiqué si lenfant présente des tics moteurs, si ses frères et soeurs en présentent, sil y a eu des antécédents familiaux de tics moteurs ou un diagnostic de maladie de Gilles de la Tourette dans la famille. Laction sympathomimétique du méthylphénidate peut aggraver un glaucome. Ce produit est donc contre-indiqué dans ce cas. Il est de même contre-indiqué en cas dhyperthyroïdie, daffections cardio-vasculaires sévères, chez lenfant de moins de six ans (la sécurité et lefficacité nayant pas été établies dans cette tranche dâge) et chez les jeunes filles en âge de procréer. Il ne doit pas être administré pendant la grossesse et lallaitement. Selon les données de sécurité pré-cliniques, il est vraisemblablement sans effet sur la fertilité, mais le potentiel tératogène na pas été clairement établi. Le méthylphénidate ne doit pas être utilisé en cas dhypersensibilité aux amphétaminiques. CONCLUSION Le trouble déficitaire
de lattention avec hyperactivité est une pathologie relativement
fréquente chez lenfant et peut engendrer de sévères
problèmes scolaires, sociaux ou professionnels si aucune prise
en charge nest réalisée.Parmi les traitements médicamenteux,
le méthylphénidate constitue le traitement de choix. Outre
son activité directe sur les principaux symptômes du THADA
(inattention, hyperactivité et comportement impulsif), la médication
se révèle également efficace pour améliorer
le comportement social ainsi que les performances scolaires. Les effets
indésirables sont pour la plupart mineurs et réversibles
à larrêt du traitement. Même si le mystère
de son mécanisme daction nest pas totalement élucidé,
tout danger de son utilisation à long terme chez lenfant
semble écarté. Si son efficacité ne fait plus de
doute à court terme, un doute subsiste toujours quant à
sa réelle efficacité à long terme. Le méthylphénidate
ne sera prescrit: La Ritaline est un stupéfiant, disponible en pharmacie de ville et nécessitant une prescription initiale hospitalière annuelle, réservée aux spécialistes et/ou aux services spécialisés en neurologie, psychiatrie et pédiatrie. |
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