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C'est
toujours difficile de faire un témoignage car cela t'engage à
être très honnête envers soi.
L'aventure du TDHA a commencé avec moi (peut-être avec d'autres
membres de la famille mais alors je ne le sais pas).
Bébé je me suis rendue souvent à l'hôpital
pour traumatisme, ma mère était formidable mais j'avais
la bougeotte alors je tombais des comptoirs, des escaliers, je renversais
les bibliothèques, je traversais les rues sans regarder etc...
Plus tard à l'école ce fut un choc, rien n'allait à
mon rythme, j'étais perdue, me cachais lors des récréations,
socialement je ne m'intégrais pas. J'avais aussi des difficultés
de langage que mon père à réussi à régler,
car il me faisait des leçons du Grand Professeur Langoustorrrrrro!
Je pense sincèrement que mes parents ont toujours axé mon
éducation par le jeu, acceptant les leçons de mathématiques,
les expositions d'arts que je leur préparais. Ils étaient
très patients sauf lors des leçons ou devoirs, car un jour
je savais et le lendemain je ne me souvenais pas d'avoir déjà
su.
Longtemps mon père a pensé que je faisais par exprès
pour ne pas comprendre.
Mon primaire a passé avec des hauts et des bas. Je parlais et riais
beaucoup, et le plus souvent j'étais dans mes livres à chercher
où on était rendu.
Lors
du secondaire les choses ont basculées car il y avait plus beaucoup
d'encadrement à la maison. Donc plus de leçons, plus de
devoirs, des absences non-motivées, et un comportement délinquant.
Ce qui m'a sauvé à cette époque ce sont des adultes
significatifs que j'ai rencontrés ainsi que la danse. La danse
me permettait de m'exprimer tout en étant très encadrée.
Ce que j'ai trouvé le plus difficile à cette c'est que mes
parents ne me pensaient pas intelligente (il faut dire que personne connaissais
le TDHA à cette époque).
J'ai traîné longtemps ce boulet, et j'ai passé 13
ans à démontrer que j'étais assez intelligente pour
poursuivre des études.
Le manque de confiance de mes parents à été très
pénalisant.
À
18 ans j'ai eu ma fille. Elle ne dormait jamais, ni le jour ni la nuit,
bougeait beaucoup, incapable de regarder un livre, très impulsive,
alors lorsqu'elle a eu 5 ans nous sommes allés consulter.
Inconsciemment je savais ce qu'elle avait, car tout de suite quand je
suis entrée dans le bureau, j'ai dit au médecin:"ma
fille n'est pas hyperactive!" Avec du temps j'ai réussi à
accepter et à mieux m'accepter. Ensuite est venu le petit frère
TDHA mais là c'est déjà une autre aventure...
Zoé
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