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Bonjour,
Je m'appelle Virginie. Je suis enseignante en classe spécialisée
à Paris. Je travaille avec 10 élèves de six ans en
CP d'adaptation.
L'hyperactivité, je connais...
Je connais d'autant plus que mon fils, Jacques, 19 ans actuellement, en
a beaucoup souffert. Enfant continuellement en échec, replié
sur lui-même, dévoré par l'angoisse. Le diagnostique
a été posé à 12 ans et nous avons accepté
le traitement à la ritaline.
Les effets se sont fait sentir peu à peu. Jacques a réussi
à s'inscrire dans la réussite, à avoir de lui une
image positive, il s'est "posé" et construit. Il a passé
son bac avec grand succès ( alors qu'une "très chère
enseignante" lui avait prédit un avenir scolaire plus que
difficile). Il suit une première année de gestion en I.U.T.,
a un vrai projet professionnel. Il ne prend plus de ritaline depuis un
an et n'en éprouve pas le besoin.
Ce fut un choix difficile que d'accepter de le traiter à la ritaline.
Ainsi que vous le dites sur le site, ce médicament souffre d'une
image très négative auprès des parents et encore
plus auprès des enseignants . Nous avons décidé de
ne jamais en parler aux enseignants de Jacques, lui expliquant que c'était
une façon de le préserver et de respecter sa vie. Je n'en
ai moi-même jamais parlé autour de moi et encore moins à
mes collègues.
Je viens de lire dans la revue " Le journal des professionnels de
l'enfance" sur les addictions, un article qui , une fois encore,
ne reconnaît pas l'hyperactivité comme " une maladie
organique ou psychologique " mais plutôt comme " une maladie
du comportement tenant plus à l'environnement et au social"
(page 55) STOOOOOOOP Qu'on arrête de nous culpabiliser !!!!.Nous
ne sommes pas irresponsables ! Mon fils comme beaucoup d'enfants hyperactifs,
vit dans un milieu social stable, calme, banalement tranquille même.
Je prends le temps de m'occuper de lui, de lui parler, de l'aider à
organiser ses loisirs. Il vit en bonne entente avec ses deux soeurs et
a de nombreuses activités ludiques et sportives avec son père.
Ce journal est largement lu dans le monde des enseignants et contribue
à diffuser une image fausse de cette pathologie et de son traitement.
Dans ma classe, je suis souvent confrontée à ce problème,
au refus des parents, à la souffrance d'un enfant...
Que faire ?
Merci de ce site qui m'a permis pour la première fois de "parler
" de ces questions.
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