|
Bonjour,
Je m'appelle Florence, j'ai 35 ans, je suis la maman de Quentin âgé de 8 ans.
Je ne connaissais pas votre site, c'est en regardant l'émission à la rtbf du 19 février dernier consacrée aux enfants hyperactif que j'ai découvert la description de l'hyperactivité.
En regardant cette émission, j'était bouleversée par ce que j'entendais. Notamment le témoignage d'une maman vivant seule avec sa petite fille de 9-10 ans (Jenifer je crois). Les symptômes qu'elle décrivait, son quotidien correspondaient exactement avec ce que je
vivais au jour le jour avec Quentin.
J'en étais sidérée, dans tout mes états.
Ce n'est que le lendemain à la première heure que je pu consulter votre site (Quentin n'a jamais été diagnostiqué hyperactif par le médecins qui l'on testé).
Je vous raconte mon histoire : Il y a 6 ans que je suis divorcée et vis seule avec Quentin depuis ce temps.
Lors de ma grossesse Quentin bougeait énormément, le médecin me disait toujours que j'allais mettre au monde un grand footballeur.
A sa naissance je l'ai allaité 2 mois, il a fait ses nuits à l'âge de 6 mois.
Il ne mangait que très peu mais prenait du poids malgré tout. Le pédiatre ne trouvait pas cela alarmant.
A 6 mois, première prise de sang, Quentin souffrait d'allergies aux acariens.
Otite sur otite, nous avons décidé de le faire opérer à l'âge 1,5 ans (pose de drains). Et un an plus tard, angines sur angines et ablations des amygdales.
Quentin a toujours été un enfant très agité, je ne m'en suis pas trop inquiétée.
Ce n'est qu'a sa rentrée en première primaire que les problèmes ont vraiment commencé. Convocation à l'école. Quentin était incapable de rester en place, pas de concentration, très impulsif et mal dans sa peau.
C'est alors que j'ai pris la décision de le faire tester.
Je me suis rendue dans le service de neuropédiatrie à l'Hôpital X.
Là, Quentin a tout d'abord passé un encéphalogramme puis entretien avec le neuropsychiatre et ensuite 6 séances avec une psychologue qui lui a fait passer différents tests d'aptitude.
Après 2 mois, nous avons eu connaissance des résultats : QI de 140 + très bonne culture générale, Quentin souffrait de notre séparation d'avec son papa, il n'avait pas assez de repères de strurctures, trop couvé par sa famille, je le surprogégais beaucoup trop.
Mais le mot "enfant hyperactif", n'est pas apparu ici, tout cela restait très flou.
Quentin avait besoin d'apprendre à se poser à se contrôler.
Le neuropsychiatre nous disait que Quentin avait besoin d'une thérapie relationnelle mais sans plus.
Je pris donc sans plus attendre contact avec une pédo-psychiatre par téléphone, je lui expliqua notre démarche. Elle me répondi qu'elle était débordée et me dirigea vers une psychologue spécialisée en thérapie enfants/adolescents. Je pris donc rdv et fis parvenir le rapport médical de l'hôpital (il faut dire que en tant que parents nous n'avons jamais pu avoir accès au rapport rédigé par le neurophsychiatre).
Il faut dire que Quentin après avoir passé tous ces tests à l'hôpital pendant 8 semaines, ne trouvait plus la nécessité de devoir encore et encore raconter se qu'il ressentait, ce qu'il vivait au quotidien.
Dès le début, le contact avec la thérapeute ne s'est pas bien passé.
Quentin ne voulait plus participer.
C'était pourtant une personne très douce, très calme dans son approche.
Quentin était dans sa bulle et se contentais de jetter en l'air tous les objets et jouets qui se trouvaient à sa portée, apparemment la thérapeute le laissait faire.
Au départ il était convenu que Quentin rencontrerais la thérapeute 2 fois par semaine, le mercredi et le vendredi (2 x 45'). Au bout de 10 séances, la thérapeute me convoca, et me dit que Quentin ne faisait aucuns progrès et refusait de se confier, il n'acceptait pas la thérapie.
Je dois dire aussi que malgré mon divorce, le papa de Quentin ne m'a jamais soutenue dans mes démarches, il ne c'est jamais interressé à sa scolarité et ne le voyais que très peu.
Ma famille proche ne voulait pas admettre l'handicap de Quentin et ne voulait rien entendre. Pour eux j'avais mal éduqué Quentin et je n'étais pas assez sévère avec lui.
Ce qui n'était pas le cas.
Deuxième convocation à l'école, les problèmes en classe de faisait que s'aggraver. J'expliquai à son institutrice chaque démarche que j'entreprenais et lui confia l'échec de la thérapie.
C'est alors qu'elle me conseilla de me renseigner sur une substance appelée "la rilatine" dont je n'avais jamais entendu parler.
Je pris contact avec mon médecin traitant qui connaissait bien le cas de Quentin, c'est le seul qui me soutenait.
Elle prescrit la rilatine à raison de 1/2 comprimé de 10 mg le matin et le midi.
Quentin s'améliorait à l'école, mais n'avais plus aucun appétit, était souvent malade.
Par crainte, je décida d'arrêter la rilatine, car un des effets secondaires de la rilatine était le manque d'appétit.
L'arrêt de la rilatine date de décembre 2003.
Depuis ce jour, Quentin mange beaucoup mieux mais ne fait plus rien en classe.
Son professeur ne trouve pas de solutions.
Elle se contente de l'isoler et de le mettre occasionnellement dans une autre classe car elle ne sait plus quoi en faire.
Elle me dit que de toute façon Quentin doublera, alors à quoi bon.
Depuis ce jour, Quentin communique difficilement, est dans la lune (dans sa bulle). Aujourd'hui, je ne sais plus vers qui me tourner.
Je voudrais par ma démarche, recevoir des conseils.
Dois-je refaire tester Quentin par une autre équipe médicale ?
Trouver une thérapeute avec qui le courant passe bien mais ou chercher ?
Comment faire accepter à Quentin sa différence?
|