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Bien le Bonjour,
très chère Pascale
Je vous connais
très bien pour avoir tout appris du TDA/H grâce à
votre site.
J'ai également lu la conférence où vous avez présenté
votre famille.
Comment échappez-vous à l'usure?
Mais quelle admirable leçon de vie que cet engagement si résolu
et de si grande qualité pour notre cause. Voilà un beau
sens à la vie tiré du sordide du quotidien du TDA/H , vous
pouvez en éprouver une grande sérénité.
Cette exemple à vos enfants ne peut que leur permettre de mieux
s'en sortir.
Pour ma fille quand au bout de 6 ans de consultation et de suivi Psy,
j'ai pu obtenir un diagnostic je me suis tout d'abord effondrée
puis je me suis dit que c'était moi qui devait la conduire au milieu
de ça .
Çaétant : une hyperactivitéavec déficit d'attention,
une tendance à l'impulsivité, une dyslexie, une dyscalculie
, une dysorthographie, et enfin une apraxie constructive ! un QI performance
à 89 pour un QI Verbal et compréhension verbale à
121.....
Le tout modéré dans chacun des troubles mais néanmoins
bien handicapant.
Alors que Mlle JO. a fait dans sa petite enfance une ataxie cérébelleuse
( 18 mois) et que depuis j'ai tout de suite constaté une "différence".
Enfant turbulente dans l'activité motrice, jamais un jeu ( puzzle,
construction, poupées....) , la première institutrice de
maternelle m'avait alertée sur un comportement différent
et des difficultés constructrices .
La rentrée dans le langage a été chaotique, au point
que l'orthophoniste vu à 2 ans s'est déclaré incapable
d'une prise en charge immédiate, il y avait trop de troubles, il
fallait attendre qu'elle grandisse et on ferait le point avec néanmoins
un bilan ORL pour évaluer une éventuelle surdité.
6 mois après beaucoup de progrès chez Mlle JO. avec un travail
par mes soins .
Aucun signe de déficience ORL, là sur un nouveau rendez-vous
l'orthophoniste s'est déclaré satisfait et sans besoin de
prise en charge . Divorce, suivi de Mlle JO. chez un Psychiatre dont une
des qualifications se trouvait être une spécialisation sur
la mémoire.
Votre fille est intelligente, vous êtes trop angoissée; donc
suivie de ma pomme par le Psy.
Difficulté en CP, re-consultation orthophoniste : conclusion :
phase de pré-lecture : R.A.S.
Redoublement de Mlle JO. pour le CP : un jour lecture courante, le lendemain
bute sur tout les mots donc les bases ne sont pas assez solides, à
reprendre .
Malgré mes longues discussions avec l'instit; si Mlle JO. pouvait
lire un jour , je ne voie pas pourquoi on dit que les bases ne sont pas
acquise ?
Consultation service Neurologie à Clermont Ferrand , test avec
la Psycho. Résultat référencé plus haut .
Conclusion : ça fait une moyenne , Mlle JO. doit pouvoir suivre
. 1 année après, avec suivi par une Psychologue Libérale
car l'opposition était telle que Mlle JO. ne savait plus dire OUI
. Je l'ai entendu hurler chez la Psycho. qu'elle savait lire .
Un jour où cela allait mieux elle m'a dit toute contente : "
tu as vu maman , je ne dis plus non!" .
En Début
CE1, des difficultés apparaissaient encore , le Psy du RASED avait
trouvé chez Mlle JO. un potentiel parfois surprenant et qu'elle
pouvait suivre, les instits disaient le contraire .
J'étais traitée de folle car je consultais trop... par mon
ex. ma belle-famille , ma propre famille .
J'ai donc amené Mlle JO. à Grenoble chez une Neuro-Psy extraordinaire
: DR. L. qui a dépisté Mlle JO.
Nous avons mis en place un suivi par 2 orthophonistes (à 100 km
l'un de l'autre ) dont une femme formidable en rééducation
mathématique et psy. en thérapie du comportement et de la
cognition.
Alors méthode d'économie des jetons à la maison avec
d'excellents résultats et surtout renforcement positif plein feu
en passant sous silence les dérapages hors objectifs.
Plus du travail de groupe organisé par l'orthophoniste sur la confiance
en soi , cela a beaucoup amélioré Mlle JO. mais pas suffisamment
donc j'ai pris contact en Nov. 2002 avec le Dr F. à Lyon et nous
avons essayé une rééducation en Orthoptie pour l'apraxie
( peu de résultats ) et une mise sous Ritaline ( petite dose en
raison des maux de tête chroniques de JO ) , enfin prise en charge
à 100% .
Du coup prise de conscience de notre entourage que je ne disais pas des
conneries.
Cette année les résultats de Mlle JO. restent problématiques
( son instit dit ne pas pouvoir l'évaluer en Maths! de plus Mlle
JO. fonctionne en affectif et n'aime pas sa maîtresse de Maths ,
qui malgré une convention scolaire sur le thème du renforcement
positif et de l'axe oral des évaluations ne fait rien pour aller
dans ce sens, remet en question le diagnostic , m'accuse de vouloir marginaliser
Mlle .JO. )
Remarquez je suis infirmière et j'ai bien entendu de la part du
médecin traitant de Mlle JO. avec qui je travaillais depuis 10
ans qu'elle n'aimerait pas être dans ma tête car je voulais
tout comprendre ( elle remettait en question ma démarche Neuro-psy.
en disant qu'elle croyait que j'avais compris qu'il n'y avait rien à
faire !!!) PAUVRE FRANCE !
A ce jour, un point
va être fait avec le Dr F. et nous allons évaluer l'intérêt
du CONCERTA .
Mlle JO. a réussi à se sociabiliser mais à condition
qu'il n'y ait qu'un seul enfant invité à la fois.
Le problème en comportement est sa difficulté à partager,
à prêter .
Cela reste très aigu , même si quelqu'un d'autre ne fait
que écouter et prendre plaisir sur une de ses musiques préférées
, elle explose et éteint tout! Cela devient plus rare mais quand
même présent.
Voilà pour l'histoire de ma belle petite, elle a 10 ans, reste
gaie comme un pinson, je me suis toujours obstinée à ce
qu'elle ait des copains autour d'elle ! Enfant unique, tout les week end
il y a un invité à la maison, le soir et les vacances.
Chaque fois que Mlle JO. doit consulter ou aller à une rééducation,
je m'arrange pour compenser par un moment agréable : Goûter
Mac Do, emplettes magasin ou T.G.V. pour les déplacements au loin
.
J'utilise petite ou grande source de plaisir pour elle.
On invite un copain pour l'accompagner à une rééduque.
On jumelle avec un ciné, si je ne peux pas l'accompagner , elle
se responsabilise et nous prévoyons une "récompense"
plus générale de fin de mois ou d'année. En sachant
que c'est avant tout pour elle si elle travaille. Elle reste quand même
sur une peur d'écrire , une angoisse ( elle tremble et doute pour
écrire un mot ), je dédramatise les mauvais résultats
et encourage un maximum.
En utilisant l'empathie,
on peut se rendre compte à quel point cela doit être déstabilisant
de ne pas pouvoir se fier à ses résultats, de ne jamais
être sure de soi-même.
Ne pas pouvoir s'empêcher d'être agressif : " Maman,
est-ce que j'ai été gentille avec Jean-Baptiste ? Tu crois
qu'il va vouloir revenir ? " et ce en pleine journée avec
le fameux J-B. Il faut un miracle pour que nos enfants arrivent là
dedans à s'épanouir ; pour Mlle JO. à l'unanimité
elle fait preuve d'une personnalité hors du commun , je fais en
sorte de lui parler comme à un adulte sans perdre de vue son âge
et son besoin de cadre . Mais avec beaucoup de RESPECT ...( sauf quand,
comme tout le monde, je pète les plombs en me mettant à
hurler ( HUMANUM EST ! ) Là je m'excuse et j'entend Mlle JO. me
dire " de toute façon, j'avais exagéré ! "
C'est donc un parcours
très dur , mais avec des enfants très très vivants
.....Je vous prie de m'excuser pour la longueur de ce témoignage
, mais ces détails peuvent peut-être aider quelqu'un. Je
vous signale que je fais sur la région Haute-Loire ( 43 ) et Cantal
( 15 ) un lien pour l'association THADA FRANCE et CORIDYS .
Marion
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