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Mes deux ados 17 et 13 ans aujourd'hui ont été diagnostiqués quand ils avaient 6 et 5 ans.
Deux cas lourds, très lourds même.
Un traitement multimodal a été mis en place avec y compris la médication.
Le tout a donné d'excellents résultats.
Pendant des années on a du continuer le traitement dans son intégralité. Impossible d'envisager de diminuer ou de stopper la médication ne fut ce qu'un jour tant leur TDA/H était sévère.
Les années ont passé.
Mon 17 ans a décidé il y a quelques mois de stopper toute médication. Cela ne veut pas dire que c'est pour toujours car il est clair que le traitement médicamenteux lui est encore parfois nécessaire au niveau scolaire vu ses gros problèmes d'attention mais, je regarde mon ado de 17 ans, sympa, attachant, drôle, bien dans sa peau... je regarde notre relation privilégiée et je suis fière.
Fière de moi et fière de lui.
Fière de ce que l'on a construit ensemble.
Fière de notre combat contre le TDA/H.
Je regarde mon fils, cet homme qu'il est en train de devenir et je suis fière d'être sa mère.
Mon 13 ans part mardi en classe verte. Pour la première fois depuis ses 5 ans nous avons testé un arrêt de médication pendant les 15 jours des vacances de Pâques.
Impossible encore d'envisager cela pour l'école.
Son hyperactivité reste flagrante ainsi que son impulsivité mais ces deux caractéristiques me font sourire maintenant. Il a bien évolué. Et pour son DA et bien plus de risque de se faire écraser etc... là aussi donc ça a évolué.
Il m'a dit hier. Ne me donnes pas de rilatine pour ma semaine de classe verte. J'oublierais sans doute de la prendre et je me sens capable de faire face sans. Il partira donc sans rilatine et sans pour autant que je m'angoisse.
Cet enfant brillant, spittant, étourdissant et tellement intéressant m'épate jour après jour.
Quand il avait 6 ans on a envisagé l'enseignement spécial pour lui vu son TDA/H +++++ et ses très graves troubles dys. Il est en deuxième année d'humanité, n'a jamais doublé, se prend en charge seul au niveau scolaire et est bon élève. Les milliers d'heures qu'on a passées ensemble pour lutter contre ses troubles dys n'auront pas été vaines.
Je regarde mes deux enfants et leur évidente complicité, leur relation privilégie et je me dis j'ai des enfants vraiment extraordinaires.
J'ai dépassé tous nos moments difficile et je suis heureuse, sereine et fière d'être leur maman.
Aucun enfant ne m'épatera plus que les miens.
Je les regarde et je voie en eux tous les bons côtés du TDA/H. C'est leur propre personnalité, leur force, leur courage qui a façonné leur TDA/H pour en faire aussi quelque chose de positif.
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