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Ce deuxième
enfant qui sannoncait faisait notre bonheur puisque, nous avions
une petite fille adorable et que cette fois cest un petit garçon
qui allait montrer le bout de son nez.
Mais à 6 mois
de grossesse, contraction, hospitalisation et menace daccouchement
prématuré, Lucas est né à 36 semaines et demie
et pesait 2K400g, malgré une super forme et beaucoup dénergie,
il est resté 15 jours en pédiatrie.
Quand enfin il arriva dans notre maison, cétait déjà
un gros bébé de 2K900g qui était très gourmand
et qui pleurait beaucoup. Il sest très vite montré
difficile a habiller, très vif dans ses mouvements, cest
devenu très dur de lui faire prendre un bain. A partir du moment
ou il a tenu assis et commencé à jouer, il passait son temps
a jeter les jouets, donnait des coups à sa sur et à
faire de grosses colères.
Chaque apprentissage fut compliqué.
Il a marché à 18 mois tout en restant pas très stable
sur ses jambes jusqu'à 3 ans.
Il s'exprimait très mal et jusqu'à 7 ans, cétait
quasiment impossible de le comprendre.
Les divers médecins qui le suivaient considéraient quil
était juste coléreux avec quelques retards dans son évolution.
Cest lenseignante
de maternelle qui nous a envoyé chez la psychologue scolaire ou
elle a parlé de troubles du comportement et conseillé une
prise en charge dans un CMPP.
Là nous étions
dans une région très sympa, et nous avons eut une aide efficace
de la part de léquipe du CMMP, beaucoup découte
et de conseils mais impossible de savoir exactement pourquoi Lucas était
invivable.
A lâge de 4/5 ans, il faisait des dizaines de colères
par jour, ne cessait de frapper les autres enfants de lécole
ou sa sur.
Il dévastait la maison de jour comme de nuit. Nous navions
aucun repos.
Nous avons commencé à être rejeté aussi bien
par la famille que tout notre entourage.
Nous avons étés
obligés de déménager pour des raisons professionnelles,
et nous nous sommes retrouvés en Normandie ou Lucas a fait son
premier CP. Nous avions de suite pris contact avec le CPMM pour poursuivre
sa prise en charge, mais de nouveau on lui a fait une série de
bilans pendant près de 9 mois, donc une année sans aide,
un rejet totale de lécole et limpossibilité
dune prise en charge dans le privée faute de moyens.
A ce moment là il y a eu la perte du travail du papa, la naissance
du petit dernier en mai et re-déménagement en juillet et
re-nouvelle école pour un redoublement du CP.
Lucas ne sait pas lire, narrive pas à écrire et son
comportement devient de plus en plus insupportable.
Nouvelle série
de bilan au CMMP où la psychiatre me dit que je suis responsable
des troubles de mon fils, et la seule solution quelle nous propose
cest de mettre notre fils en Institut de Rééducation
(IR) ce qui permettra un prise en charge psychologique et scolaire, tout
en faisant une coupure familiale durant la semaine et nous permettra de
nouer de nouvelles relations avec notre fils.
Après la visite
de plusieurs IR, nous choisissons celui de N les B qui nous semble très
bien.
Lucas y fait sa rentrée
alors quil a 8 ans et demi.
A partir de là, chacun de ses retours, le week-end, devient un
enfer. Il est épouvantable, parfois il revient couvert de bleus,
ce que nous signalons. Alors que nous avons de bons rapports avec les
éducatrices de Lucas, très vite les relations avec léducateur
chef se détériorent.
Il est insultant, me rend responsable du comportement de Lucas. Chaque
réunion avec cette personne est un enfer pour moi et cela me détruit
moralement.
Je finis par croire son discours, je naime pas mon fils et tout
est de ma faute.
La situation pour Lucas ne faisant que se dégrader depuis 2 ans
nous obtenons un changement dinstitut, et cette fois il se retrouve
à linstitut « M N ». Nnous allons vite comprendre
que cet endroit est pire que le précédent. La pris en charge
est quasiment inexistante, la relation avec léquipe difficile.
J'avais lu plusieurs articles sur lhyperactivité depuis les
8 ans de mon fils, et là jen ai encore parlé, le psychiatre
de cet IR ma dit « lhyperactivité est un truc
américain, le problème de votre fils, cest VOUS ».
Durant les 2 ans qui vont suivre, tout va être mis en uvre
par cette équipe pour que le peu de relation qui restait entre
mon fils et nous soit anéantie.
Lucas est devenu encore plus violent, et a tourné coté délinquance,
pas étonnant avec des éducateurs qui « éduquent
les enfants à coups de pieds aux fesses », toute les rencontres
et échanges téléphoniques avec ces personnes tournent
mal. Je suis sans cesse attaquée et diminuée.
Cest pour trouver une meilleur solution que jai fait appel
a lassistante sociale de ma commune.
Très compréhensive dapparence mais surtout dune
hypocrisie sadique, elle nous a parlé de mettre notre fils en famille
daccueil spécialisée avec pour but de réapprendre
à Lucas à vivre en famille et davoir un très
bon soutien scolaire pour le sortir de son échec, tout en ayant
une prise en charge psychologique pour le reconstruire (je précise
que notre fils à ce moment là ne rentrait plus à
la maison quun WE par mois et 4 jours de suite aux vacances).
Elle a organisé
un rdv avec léducateur et lassistante sociale de laide
sociale à lenfance, qui nous ont présentés
le projet.
Ils nous ont donc informés que pour faire cette demande, il fallait
passer devant le juge qui rendra cette solution officielle.
Cest comme
ça que le 4 janvier 1999, nous nous sommes retrouvés devant
le juge, traités comme des parents maltraitants et où nous
avons eut la surprise de découvrir que les assistantes sociales
avaient fait des rapports qui navaient plus rien à voir avec
nos discussions.
Le juge a même carrément considéré que ce que
je signalais dans les dysfonctionnement des IR et de la mauvaise prise
en charge de notre fils, était des exigences de ma part et que
je nétais pas en position de faire la moindre critique en
ayant pas été capable délever moi-même
mon fils.
Il a fallut 10 mois
pour que la famille daccueil soit trouvée, et cest
a partir de là que nous avons découvert que lorganisme
qui gère cette famille est ni plus ni moins que de la même
« famille » que lIR doù sortait notre fils,
et que la prise en charge psychologique de notre fils restait la même
à quelques choses près.
Pendant les 8 premiers mois, il y a eut de nombreux problèmes car
léducateur de lASE qui soccupait du dossier était
sans arrêt absent, que la responsable de LIR nous mentait
sur la réelle prise en charge. Nous avions peu dinformations
et à cette période le papa étant très malade,
nous nous sommes trouvés dans une position de faiblesse qui a permit
aux personnes de lASE et de lIR de commettre tous les abus.
Cest en avril 2001 que nous avons commencés à reprendre
des forces, que jai pu renouer un dialogue avec Lucas qui en fait
était en grande souffrance dans la famille daccueil. Il était
sans arrêt diminué et insulté et jamais aideéscolairement.
J'ai commencé a oser avoir des exigences sur son suivit, mais rien
nétait mis en place pour réellement laider.
L'aide scolaire nétait toujours pas en place, il na
pas eut de séances dorthophonie car la responsable de lIR
a jugé que notre fils navait pas d'autres problèmes
que nous ses parents.
Dans les services de lASE ils ont refusés dentendre
la souffrance Lucas ( laide sociale à lenfance protège
essentiellement leurs propres intérêts et ceux des familles
daccueil).
Ils ont aussi refuer de l'aider en intervenant dans la famille daccueil.
Nous nous sommes aussi battus pour que le psychiatre cesse de lempoisonner
avec un anti-épileptique, alors que plusieurs EEG navaient
montrés acune trace dépilepsie.
Avec mon mari, on
savait quil fallait le sortir de là mais comment ?
Cest fin septembre 2001 que jai découvert le site internet
dune maman belge extraordinaire.
Pour la première fois je trouvais des informations complètes
sur lhyperactivité, le déficit dattention et
surtout que cétait des troubles neurologiques.
Mon fils na
jamais eu le droit dans ses prises en charges au moindre test neurologique,
puisquil a toujours été considéré que
ses problèmes étaient psychologiques et dont la responsabilité
était à imputer à sa "mauvaise mère".
En entrant sur le
forum de Pascale, je suis directement entrée contact avec dautres
familles concernées
De là jai été guidée, encouragée,
soutenue.
Jai lu plusieurs fois le site de Pascale ainsi que d'autres qui
décrivaient les troubles.
J'ai tout appris et approfondis sur chaque trouble.
Je me suis reconnue dans les témoignages des mamans concernées
elles aussi.
Cela ma expliqué pourquoi je vivais si mal depuis toutes
ses années.
Je nétais pas une nulle qui rate tout mais une hyperactive
avec un déficit dattention et une déficience dans
la mémoire, comme mon fils mais aussi comme mes deux autres enfants
( qui sont concernés à différents degrés).
Jai repris les problèmes de Lucas de A à Z, et jai
compris tout ce qui nallait pas.
Avec laide dune amie jai enfin pu trouver un neurologue
qui nous as fait passer des tests, et cest comme ça que Lucas
a pu bénéficier de tests sérieux qui ont amenés
au diagnostic de TDA/H et à la prise de ritaline en mars 2002.
A cette même période nous avons pris un avocat pour sortir
notre fils de cette horrible famille, il a aussi fallut prendre un avocat
rien que pour lui.
LASE ont commencés
à nous mettre de gros bâtons dans les roues.
A chaque rencontre avec léducatrice, la responsable de lASE
et léquipe de lIR, cela se passait très mal
et nous avons eut la surprise de voir que quelques jours après,
les propos échangés nous étaient reprécisés
par écrit mais complètement déformés à
leur avantage.
Ces gens nont pas hésités a se montrer insultant,
à me diminuer etc
Lavocat nous a clairement spécifié nos droits de parents,
et surtout expliqué quen tant que responsable légaux
sans restrictions de droit de visite, nous étions en droit davoir
des explications claires sur la prise en charge et que nous pouvions refuser
par exemple la prise dun médicament.
Pendant ce temps,
Lucas a repris petit à petit confiance en lui et sest très
vite transformé.
Il sest battu avec nous pour que le juge fasse une main levée
sur le placement.
Il fallait faire vite car lorientation choisie pour lui par la responsable
de lIR ne lui convenait pas.
Cette personne a considéré que Lucas nétait
bon quà un apprentissage dans le bâtiment alors que
Lucas nétait absolument pas intéressé par ce
genre de métier.
Lucas a commencé à parler de fuguer de chez sa famille d'acceuil
et il revenait chaque samedi très déprimé et repartait
hyper angoissé.
Nous étions vraiment très inquiets pour Lucas.
Le collège
dans lequel il était a favorisé notre choix pour un BEP
topographe, et nous avons pu linscrire dans un lycée près
de chez nous.
Nous sommes passés devant le juge le 24/06/02, la responsable de
lASE et celle de lIR, ont maintenus leurs demande de placement
et nous ont encore attaqués sur nos capacités dêtre
parents.
Nos avocates nous ont bien défendus et la juge a fait une main
levée sur le placement.
Même si cest génial je trouve lamentable que rien n'ait
été fait ou dit a ce moment là par rapport à
la maltraitance dont était victime Lucas dans la famille daccueil
qui peux aujourdhui encore bousiller la vie des enfants quils
ont en charge. Il est évident que la loi nest pas la même
pour tous, et le fait dêtre famille agrée donne à
mon avis droit à tous les abus sans que personne nagisse
pour une réelle protection de lenfant.
Pour un juge seul
les professionnels de lenfance ont un réel droit de parole
et quand un éducateur frappe un enfant, le juge dit quil
fait de léducation.
Aujourdhui
Lucas va bien, et progresse très vite dans tous les domaines, il
a beaucoup de choses à apprendre car 8 ans entre les mains de soit
disants pro où il na eut que souffrance et mauvaise prise
en charge, font quil est passé à coté de lessentiel.
Sa rentrée
scolaire sest bien passé et il ramène de très
bons résultats.
Il a retrouvé plein de motivation. L'aide de la ritaline lui permet
dêtre moins impulsif, de moins se blesser, décrire
lisiblement, de comprendre et dapprendre ses leçons.
Il a complètement
repris sa place dans la maison, maintenant il parle et rit tout le tout
le temps.
Le passé va être dur a oublier dautant que pour le
moment la juge a tout de même demandé 6 mois dinvestigation
(jusquen décembre). Nous avons donc déjà eut
plusieurs rencontres avec un éducateur et un entretien avec un
psychiatre et Lucas doit encore subir une expertise psychiatrique.
Je ne trouve pas ça juste car rien nest ordonné pour
contrôler la famille daccueil, ni les IR ou de lASE.
La responsable de lIR refuse de rendre le dossier médical
et psychologique qui comporte le suivi de Lucas depuis le premier bilan
fait en CMMP, ainsi que tout son suivi médical depuis le premier
Institut.
La psychiatre dépendant
de ce service sest permise de faire un courrier à mon neurologue
dans le but de nuire à la prise en charge de Lucas en me faisant
passer pour une folle.
Il est évident que ces gens là vont continuer a agir par
derrière pour pourrir la vie de Lucas qui a osé dire sa
souffrance a un juge, et la mienne puisque que je dénonce leurs
pratiques abusives et que je veux aller très loin pour arrêter
la souffrance des autres enfants entre les mains de ces monstres.
Mais jarrête
avec ce passé que lont veut oublier.
Durant cette longue année de bataille nous avons eut des tas de
joies grâce a lexceptionnelle solidarité trouvée
sur le forum de Pascale, nous nous sommes fait des amis (ies), nous avons
tous évolués et réussis à transformer un quotidien
qui était tellement compliqué.
Jai trouvé de laide dans lassociation THADA France
et j'y travaille maintenant comme bénévole.
Cela ma permis daider efficacement mon fils en trouvant les
bonnes infos et plein découte. Lucas sait quil nest
plus seul comme moi.
Mais pour en savoir
plus sur moi, je vais devoir aussi faire mon témoignage perso,
cest important juste au cas où une personne en souffrance
se reconnaîtrait dedans.
Je veux maintenant pouvoir aider par mon témoignage comme d'autres
parents m'ont aidée par leurs témoignages il y a un peu
plus d'un an.
Je terminerai sur ces quelques mots. Noubliez pas que vous avez
en vous la force pour transformer la pire des situations et que pour réussir
vous devez vous faire confiances, croire en vos capacités, ne laisser
personne décider à votre place de lavenir de votre
enfant. Uprofessionnel peut se tromper ou mal agir. Il faut toujours veiller
de près, garder des traces écrites de tout et ne jamais
accepter ce qui vous dérange ou qui fait mal à votre enfant
même si c'est sous couvert de suivi médical ou psychologique.
Vous devez rester à tout pris maître de votre vie et de celle
de vos enfants, ne laisser pas un psychologue ou un éducateur vous
critiquer ou vous juger, cest pas leurs rôle.
Et si moi la nulle
de service pendant 38 ans et demi, jai réussi mon combat,
soyez sûr que vous gagnerez le vôtre.
Maintenant lavenir
appartient a Lucas, il est très motivé pour montrer à
ceux qui le disait bon à rien quils se sont trompés
et moi je lui souhaite une immense réussite pour faire un pied
de nez à tous les professionnels qui avaient décidés
pour lui un avenir très sombre.
Une maman en colère
davoir perdue des années a cause des « pros »
bornés.
Je suis unique responsable
de ce que j'ai écrit et la webmaster du site qui a publié
mon témoignage ne peut en aucun cas être tenue responsable
de mes écrits.
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