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Bonjour,
Je suis une maman de 37 ans.
J'ai un fils de 14 ans et deux filles de 11 et 6 ans.
Depuis toujours à la maison (mon mari et moi, son frère
aîné et maintenant la plus petite), ainsi que mes parents,
mon frère, les divers enseignants, nous nous sommes posés
des questions quant à la personnalité de notre fille de
11 ans, son comportement différent, ses réactions hors normes
par rapport aux enfants de son âge ...
Tout bébé déjà, elle était différente.
Toujours en excitation en tout, elle avait la bougeotte.
A l'école maternelle, ce fut la catastrophe.
L'enseignante de ses débuts était perdue avec cet enfant
qu'elle n'arrivait pas à motiver, à captiver pendant que
les autres enfants écoutaient bien sagement les histoires, les
consignes, participaient aux activités, notre petite Aline était
ailleurs, dans sa bulle, ne comprenait rien à rien et finissait
par se retirer dans son coin.
A l'époque, son langage présentait quelques troubles et
son comportement était inadéquat (elle se prenait pour un
animal, notamment le roi lion qui l'avait marqué depuis le film
de Walt Disney).
Elle baragouinait tout le temps, mais le message était bien souvent
incompréhensible sauf pour moi, sa maman. Elle avait fréquemment
des gestes animals, marchait souvent à quatre pattes, poussait
des cris, vivait dans sa bulle.
Bien vite le centre PMS de l'école s'est proposé à
lui faire passer les tests qui s'imposent (sur conseil de l'enseignante
et notre accord car quelque chose n'allait pas!).
Au niveau QI, aucun problème, mais le langage devait être
"apprivoisé" et les comportements "canalisés".
Elle a donc été suivie par une logopède pendant plusieurs
années, qui soupirait souvent de ne pouvoir pas bien avancer avec
elle. Cette logopède me disait qu'elle était constamment
distraite, dans sa bulle, qu'elle avait un grand besoin de parler, mais
finalement pour ne rien dire. Cette personne est la première à
m'avoir dit que cet enfant était sans doute hyperkinétique.
Nous avons abandonné la logopédie faute de résultats
probants, et nous sommes tournés vers des pédopsychiatres
en tout genre (attention : consultation de 4 personnes en tout). Mais
n'avons jamais obtenus aucune réponse satisfaisante à nos
profondes questions ! Alors abandon. Nous sommes allés lui faite
suivre tout une série de tests à l'hôpital X à
Bruxelles, pour enfin savoir ce qui n'allait pas chez elle. Résultat
: une enfant hyper émotive, plus sensible que d'autres dans l'affectif
dû sans doute à l'hérédité du côté
de son papa (famille dépressive toute l'année du côté
de sa grand-mère, tous hypocondriaques, l'oncle maternel de mon
mari se suicide après un échec sentimental, son propre frère
devenu alcoolique, en marge de la société, épileptique,
parano, mythomane et finalement décédé à 40
ans dans soi-disant un crise épileptique ou destruction des cellules
du cerveau ?).
Enfin, pour notre petite fille, il ne fallait pas s'inquiéter,
elle était "normale", simplement il y avait chez elle
plus de "faiblesse" héréditaire et notre présence
et amour allait tout arranger. Mais tout au fond de moi, avec mon coeur
de mère, cette réponse de "spécialistes"
ne me donnait pas satisfaction, je sentais bien qu'il y avait autre chose
!
Au niveau scolaire, elle a toujours connu beaucoup de difficultés,
surtout dans le calcul qu'elle n'a jamais pu comprendre, et aussi la géométrie.
Ces matières-là, c'est souvent du "chinois" pour
elle. Les problèmes, n'en parlons pas, on dirait qu'aucun cheminement
logique n'est possible pour elle et forcément elle ne parvient
jamais à la solution.
Que de pleurs et d'énervements pour faire ses devoirs !
Parfois, je crois enfin qu'elle a compris, que la pièce est tombée
et puis je m'aperçois que ce n'est pas vrai, que tout est à
refaire, et ça dure des heures et des heures...
A l'école, elle n'a qu'une copine, c'est toujours la même
depuis des années, elle ne parvient pas à s'en faire de
nouvelles, car à part cette copine, bien souvent les autres enfants
se moquent d'elle, de ses réponses, de ses comportements. Alors
elle est triste, elle se replie, et c'est finalement grâce à
cette copine qu'elle tient le coup.
Les professeurs successifs me disent tous la même chose : Aline
n'est pas bête, mais dans la lune, sur sa planète, elle se
demande souvent ce qu'on lui veut !
Un jour, c'est le drame, sa "seule" copine en prend une autre,
et notre fille se sent triste plus que d'habitude. Moi je lui dis de s'en
faire des autres, que ce n'est pas grave, que c'est normal, mais rien
y fait. Justement elle n'arrive pas à se faire d'autres copines.
Elle se met dans un "état dépressif" qui fait
peine à voir. J'en parle à notre médecin de famille,
qui me donne l'adresse d'une psychologue pour enfant. Dès le départ,
le courant passe bien, elle deviennent complices en quelque sorte, même
que Aline réclame son RDV, car je sens qu'elle en a besoin, elle
aime cette personne et le bien qu'elle lui apporte. La psy, personne douce
et gentille, me signale son manque d'attention fréquent dans les
jeux, l'écoute, sa grande sensibilité, et me parle pour
la première fois de dysphasie et de dyscalculie. Je me documente
sur le sujet et finalement en tire la conclusion, de concert avec la psychologue
qui avoue elle-même bien la comprendre, car elle-même enfant
dys, qu'on ne sait rien y faire, qu'elle sera toujours un peu différente,
mais qu'elle fera comme tout le monde son bout de chemin, avec ses difficultés.
Nous nous disons : bien sûr qu'elle ne fera pas de grandes études,
par exemple, mais l'important est de la diriger assez vite, après
les primaires vers un métier qui lui colle et lequel ?
Qu'elle soit heureuse, c'est l'essentiel ! Alors de nouveau abandon de
la psychologie.
Au niveau scolaire, elle a redoublé sa 4ème année,
en concertation avec parents et profs, car depuis trop longtemps, nous
sentions tous qu'elle traînait le boulet, et qu'une année
doublée lui permettrait de recharger les batteries.
En effet, cela a été bénéfique sur sa scolarité,
cela l'encourage, d'autant plus qu'elle est avec des enfants plus jeunes
qui se moquent moins d'elle.
Une constatation générale : "on dirait qu'elle ne veut
pas grandir"! Je suis témoin à la maison, et cela me
fait mal, de voir que son frère, sa soeur se moquent de ce qu'elle
dit, car c'est bien souvent hors propos.
Au niveau de son parler, elle a beaucoup de mal à faire passer
ce qu'elle veut dire, elle bafouille avec les mots et la construction
de sa phrase, au niveau compréhension, elle ne comprend pas comme
les autres et moi sa maman, à force de, je sais les mots à
utiliser pour l'aider, car la compréhension de beaucoup de mots
de vocabulaire, même "accessibles" pour son âge
fait défaut. Souvent, lorsque peinée ou frustrée,
elle "s'angoisse" et devient "excessive" : elle se
met à parler comme un bébé, roule des yeux, devient
même agressive, crie plus fort, pleure plus fort, parfois frappe
de main légère son frère et sa soeur. Dans ses moments
de joie, elle rit aussi plus fort que les autres, on dirait que la sonorité
doit pour elle être amplifiée pour exprimer son émotion.
C'est parfois dérangeant. Au niveau des responsabilités,
je suis avec elle bien plus prudente que je ne l'étais avec son
frère aîné, pour traverser la rue, par exemple, jamais
je n'oserais la laisser seule (elle a 12 ans dans 2 mois), car je "sens"
que je "crains" de trop. Elle n'est pas prête pour ce
genre de choses. Enfin, je pourrais encore vous en dire tant ...
Lorsque
depuis peu j'ai consulté votre site, tout de suite j'ai été
absorbée par le sujet, car il me semble qu'il nous "colle"
terriblement, en ce qui concerne ma fille et finalement, c'est évident,
mon époux, avec qui j'ai toujours connu des difficultés
relationnelles, des comportements inadéquats devant diverses situations,
l'impression personnelle et profonde que pour lui aussi, depuis notre
rencontre, quelque chose n'allait pas.
En fait, je me suis toujours posée la question du pourquoi il n'est
pas, et n'a jamais été comme les autres hommes. Et parfois,
j'avoue, j'ai "honte" de lui quand on se trouve parmi un groupe
de gens que intellectuellement parlant, ont fait leur chemin.
IL objecte sans cesse dans les conversations, parle fort, coupe la parole
à tout bout de champ, appuie ce qu'il dit, même si objectivement
il a tort, discutant par exemple d'un sujet pour dans lequel les "autres"
sont spécialistes et savent de quoi ils parlent.
Lui est souvent "à côtéde la plaque" et
ne s'en aperçoit pas, et insiste! Tout cela me met mal à
l'aise, je l'avoue.
Pour ses enfants, il croit qu'il est le père idéal, car
pour lui gagner sa vie pour que les enfants ne manquent de rien (et moi
aussi), c'est suffisant. Moi je vois les choses autrement : un père
doit être présent, s'occuper de ses enfants, les câliner,
les occuper, leur parler, les écouter. Pas tout le temps, j'en
conviens, car fatigue du travail, mais quand même, un peu de "présence"
serait quand même plus normale ou alors pourquoi avoir fait des
enfants ?
J'ai toujours le sentiment qu'il ne veut pas grandir, qu'il est "un
enfant de plus" (j'en ai donc 4 en tout!). Et qu'il a tant besoin
de moi, en tout, que sans moi il n'est plus rien, il me l'a dit si souvent.
En bref, je pense et j'observe qu'il n'arrive pas à trouver sa
place à bien des niveaux : affectif, professionnel, matériel,
en tant que père, pour prendre des décisions. Il n'arrive
donc pas à "se responsabiliser", à prendre sa
place d'adulte comme il se doit. Il en résulte donc une personnalité
bizarre, en marge dans ses réactions et comportements.
Chez lui, tout est aussi très excessif : ses moments de joie sont
démesurément manifestés et ses peines frisent à
chaque fois la dépression. Si, par exemple, je lui impose un non,
si je lui fait remarquer que ceci ou cela n'est pas "bien",
si je le lui fait remarquer ceci ou cela "pour son bien", au
lieu d'argumenter pour faire part de son point de vue et en débattre,
il "prend la fuite". Alors, il s'isole, boude,ne s'occupe plus
de rien, même de ses enfants, se sent rejeté, incompris ...
et finalement, moi, à côté qui m'épuise à
vouloir l'aider et vouloir l'aimer. Souvent je pense l'excuser et essayer
de le comprendre de part son vécu d'enfant et d'ado, entourés
de gens "hors normes", au réaction bizarres, tous "malades"
psychologiques, je suis désolée, mais c'est flagrant ! Lui-même
avoue que sa famille est et à toujours été différente,
pas très saine d'idées, aux réactions et comportements
bizarres, et le déplore.
Bref, ces derniers mois, cela devient tout simplement "insupportable"
pour moi, il m'épuise, il me presse comme un citron, j'attends
de lui plus de "normalité", plus d'amour normal exprimé
pour moi et les enfants. Mais rien n'y fait, il se met de plus en plus
"de côté" et je lui reproche de vivre "à
côté" de nous, en ne se souciant plus que de ses propres
intérêts et passions. Exemple : il a une passion exacerbée
pour tout ce qui est voiture et une marque en particulier. Je n'y vois
pas de trop d'inconvénients, sauf que je trouve anormal de s'en
préoccuper autant que pour un enfant ! Il la chouchoute, sa voiture,
est un abonné des car-wash et du garagiste (sans doute son meilleur
client!). Quand je lui dit qu'il exagère, que nous aussi nous avons
besoin de sa présence, qu'il vaut mieux passer le temps en famille,
avec les enfants, il ne comprend pas ! Je suis tombée de haut lorsqu'il
m'a répondu : "Tu ne peux pas comprendre ce qui se passe entre
elle et moi. Elle au moins, elle ne me dit rien, ne m'engueule pas, fait
tout ce que je lui demande, j'appuie sur la pédale et elle va plus
vite (il adore la vitesse, je trouve cela affreux quand on est en famille),
enfin tu ne peux pas comprendre que c'est de l'AMOUR ! Et bien NON, je
ne peux pas comprendre cela !
D'autres exemples de son comportement : la maison = fauteuil/TV, si je
le lui reproche (car je suis désolée, nous avons 3 enfants
à élever, un commerce à faire fructifier, une maison
inachevée au niveau travaux ...),donc d'autres choses à
faire de constructif, il me semble, il se brusque et prend la poudre d'escampette,
soit il va dormir sans dire au revoir à personne, soit il trouve
toute les excuses possibles pour aller Dieu sait où pour éviter
de rester à la maison en famille. Souvent même, quand il
est dans ses "bouderies", il sait rester des week-end entiers
(2 jours) scotché-étendu dans le divan et TV oblige, même
si il s'endort. Cela me tue ! Ce qui nous sépare aussi, c'est le
niveau études, moi ayant suivi des études supérieures
et lui se retrouvant ado à l'apprentissage.
IL y a une dizaine d'années, nous avons repris un commerce en gros
sur sa volonté (moi j'avais un autre boulot dans mon genre et j'ai
longuement hésité à abandonner pour réaliser
son souhait), donc en fait il est chef d'entreprise, mais n'en prend aucune
responsabilité profonde. Bien sur, il "fait son boulot",
comme il dit, il fournit la clientèle avec son petit camion, mais
après, pour lui, c'est fini. Pour tout ce qui est administratif,
comptable, bancaire ... Je suis là et il le sait ! Et il ne trouve
pas cela normal de se tourner vers de telle préoccupations, alors
que finalement, c'est lui le gérant, le chef d'entreprise, je ne
suis qu'une aidante. J'aime mon boulot, ce n'est pas le problème,
je le fait avec coeur, je me sens moi responsable d'aller vers un mieux,
mais je déplore le fait que lui ne s'en préoccupe pas, pas
tout le temps, j'en conviens, mais quand même un peu, pour ne pas
se retrouver "dans le gaz", si jamais je n'étais pas
là, absente ou malade, qui sait. Son comptable, qui peut se le
permettre parce que avant tout un ami, nous a déjà tellement
dit que si je n'étais pas là, le commerce serait déjà
bien fini depuis longtemps. Autre fait : depuis bien longtemps, j'ai remarqué
que le calcul, la logique mathématique, les comptes, la logique
administrative... ne sont pas sa tasse de thé. IL me dit que cela
l'énerve, il se sent sans doute gêné de m'avouer qu'il
n'y comprend rien en fait. J'ai déjà plus d'une fois "expérimenté"
ses capacités dans ce domaine et je m'étonne de voir qu'en
fait on dirait qu'on ne parle pas le même langue dans le domaine
de la logique. C'est très déroutant pour moi !
Bref, je suis avec lui, toujours mal à l'aise, c'est comme si j'avais
à côté de moi un petit gamin, et que je dois jouer
à la maman. Sans moi, il est perdu, à bien des niveaux,
et je me sens donc avec lui responsable de sa sécurité et
de son bonheur. Quelque part enchaînée !
Au début de notre relation, toute ma famille, mes amis m'ont toujours
dit : attention, ce n'est pas un garçon pour toi !
Mes parents ont tout fait pour me dissuader de poursuivre avec lui, car
trop différent de moi, voire à l'opposé de moi à
tout point de vue, mais moi je sentais qu'autre chose de bien plus fort
que nos différences nous unissait et j'ai donc fait mon choix.
Aujourd'hui, je me demande si j'aurais pas mieux fait d'écouter
ma famille, car malgré "tout le bien", toute l'aide,
tout encouragement que je lui ai toujours manifestés, lorsqu'il
me dit notamment qu'il est et a toujours été un nul, même
pour ses parents, je pense que j'ai "perdu mon temps" et qu'il
est temps de "ne plus rêver"!
En reparlant
de ma fille, après la lecture de votre site, un réflexion
de mon mari me vient souvent à l'esprit :
parfois, lorsque celle-ci est"'déprimée" ou a
telle ou telle réaction bizarre et que moi, sa maman, m'énerve
sans doute à tort, j'ai souvent entendu les paroles suivantes de
mon mari : "Mais laisse la donc. Moi je comprends ce qu'elle ressent.
J'étais aussi comme cela quand j'étais jeune. Tu ne peux
pas comprendre !" Mais alors si je ne peux pas comprendre, mais lui
apparemment bien, pourquoi ne m'explique-t-il pas de quoi il s'agit ?!
Sans doute parce ce que c'est quelque chose qui leur est commun sans doute,
qu'ils vivent au plus profond d'eux-même, pour lequel il n'y a pas
de mots, pas d'explications ?
Depuis
que c'est devenu impossible entre nous, la grosse crise en fait, on ne
se comprend plus, on s'éloigne, on se boude et fait nouveau : moi
si patiente en général, qui au bout de quelques jours "plie"
et revient lorsqu'il y a dispute, cela fait près de 3 mois que
je suis tout autre. Je n'ai justement plus aucune patience, j'ai finalement
accepté de vivre pour moi et les enfants, sans plus me soucier
de ce qui va ou ne va pas pour lui, car je lâche prise. JE DOIS
ME RETROUVER. C'est impératif à mon bonheur et ne pas toujours
me sentir là comme disponible. De toute façon, que je fasse
tout ce que peux pour lui, pour son bien, il ne le comprend pas, il ne
change pas pour autant, bien qu'il ai déjà promis "de
faire un effort", mais les mots sans action concrète, c'est
du vent. Souvent je me dis : "le fait-il exprès ou pas ?"
Et donc, si il le fait exprès (ce que je doute quand même),
c'est que j'ai marié une crapule. Si c'est involontaire, et pourtant
si grave, une entrave au bonheur de tous, qui est là à portée
de main, mais inaccessible, c'est que forcément il y a autre chose
à comprendre que serait justement ce TDA-H dont j'ai eu connaissance
seulement via votre site (MERCI). Je reviendrai sur le fait, concernant
ma fille notamment, qu'après contact avec de nombreux spécialistes
dans le genre psy, aucun ne pas encore parlé de cette maladie,
alors qu'au regard de votre site, ce que nous vivons est tellement évident
?!?
Un dernier
point et une interrogation :
"Acculé" à mon repli, se trouvant devant une personne
différente d'avant (=moi), sans doute pensant que je ne l'aime
plus, ce qui est totalement faut, mon époux, après de nombreuses
tentatives et conseils de ma part de "consulter" au cours des
années (19 ans ensemble, 15 ans de mariage), mais restées
sans succès, à pris la décision de voir un psy, il
me l'a dit, mais ne me parle jamais de ce qui se dit, je ne sais même
pas qui il voit, quand il va...
Je respecte son "intimité" à ce niveau, ne pose
pas de questions, de toute façon je suis arrivée au point
du "advienne ce qui devra arriver, mais moi je ne me bats plus, j'ai
assez donné, si il a décidé de changer, tant mieux,
on verra les faits !" Ma question est quand même la suivante
: je suppose que la/le psy connaît son boulot, mais je me demande
quand même qu'elle "méthode" psy est engagée
avec lui, si il/elle a déjà "découvert"
ce mal dont il souffre, et si pas, si il/elle était "à
côté de la plaque" et perd son temps (comme moi). Permettez-moi
d'en douter ! Voyez le cheminement avec notre fille, des spécialistes
qui "n'ont vu que du feu". Alors que dois-je faire, intervenir
et le mettre au courant de ce que je viens de découvrir ou laisser
faire et voir ? Merci de me conseiller.
Voilà,
cette longue histoire s'achève. J'ai été longue,
j'en conviens, mais si vous saviez à quel point tout ceci m'interpelle,
me remue, hante ma vie et mes pensées, nourri mes multiples interrogations
quotidiennes.
A lire votre site, je crois enfin avoir pu mettre un nom sur ce qui nous
arrive, cela me permet, et c'est important, de :
- savoir que je ne suis pas seule
- qu'il existe bel et bien des pistes pour les et m'aider
- qu'il ne faut donc jamais désespérer, bien que de ces
temps-ci, j'ai un peu "baissé les bras"
- que, sans doute, ma "sacro-sainte autoculpabilité"
de toujours envers ces deux êtres qui me sont si chers peut enfin
disparaître ("mais qu'est-ce que j'ai encore bien pu faire
pour les mettre dans un tel état, pour qu'ils soient si tristes
...?"),et que l'énergie que je pourrai maintenant déployer
pourra être utile, et porter ses fruits. Enfin j'espère tout
çà, de tout coeur, car je me sens tellement malheureuse
d'avoir du baisser les bras pour quelque part trouver la paix, enfin je
vois les choses comme çà.
Encore
un grand merci pour votre site, c'est tellement "humain", il
jette du baume au coeur à tous ceux qui le consultent et se sentent
interpellés, j'en suis sûre !
Il donne de l'espoir et l'ESPOIR FAIT VIVRE !.
Pétunia

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