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L'enfant lunatique L'enfant lunatique peut aussi souffrir d'un déficit d'attention et ou d'hyperactivité. THADA : Trouble d'Hyperactivité Avec Déficit d'Attention : comme ces mots l'indiquent, les principales caractéristiques de ce syndrome sont un déficit d'attention et un trouble de l'activité. Le plus souvent ce trouble se traduit en effet par un comportement hyperactif mais le comportement peut aussi être hypoactif (c.a.d. que les enfants sont trop calmes). L'enfant atteint de lunatisme est un rêveur éveillé qui manque souvent d'énergie; il peut être également anxieux, gêné et renfermé socialement. Il a pu être vérifié qu'un grand nombre d'enfants connaissent une réduction de leurs problèmes d'hyperactivité, une fois adolescents. D'autres connaissent cependant des problèmes toute leur vie. Si l'hyperactivité peut disparaître à l'adolescence il n'en est pas de même avec le déficit d'attention et le lunatisme.
Le traitement pour l'enfant lunatique est le même que pour l'enfant hyperactif (voir sous hyperactivité)
Le lunatisme (Dr Claude Jolicoeur, pédopsychiatre, Montréal, février 2000) Le lunatisme n'est pas une entité clinique et ne forme pas un diagnostic en soi, mais plutôt une expression populaire qui désigne la personne distraite, oublieuse, etc. Dans l'élaboration du diagnostic, il fait partie des indices qui s'ajoutant les uns aux autres donneront la base du jugement clinique, comme le proposent les grilles de Conners, par exemple. À la limite, un grand lunatique pourrait ne pas souffrir d'un déficit de l'attention, comme entité clinique, i.e. n'avoir pas de difficultés majeures de fonctionnement dans ses activités principales. Dans la dernière classification DSM IV d'origine américaine, il y a trois phénotypes ou sous-types dans le TDA/H : 1.
le TDA, à prédominance inattention Ces classifications d'ailleurs récentes demeurent approximatives, car il n'est question que de prédominance; il se peut qu'il y ait des dizaines de sous-types encore; il est maintenant question d'ajouter une TDA, à prédominance anxieuse. Mais un bon départ consiste à distinguer nettement le TDA/H des autres conditions, (ce que ne fait pas autant la Classification dite Internationale CIM 10, surtout utilisée en Europe)*. Parfois il y a seulement l'attention qui pose problème, mais le plus souvent il y a un mélange qui varie selon le tempérament propre de l'individu et aussi les circonstances : activités, personnes, etc. On peut difficilement éviter d'avoir recours à la notion tempéramentale et maturationnelle pour finalement comprendre les multiples variations du TDA/H. On se trouve ici au cur des difficultés que pose le diagnostic et font que plusieurs en nient encore l'existence. Dans cette condition " à géométrie variable ", il est facile d'inventer toutes sortes de théories. Comme ces personnes sont souvent hypersensibles, ils vivent également tous les stress de vie comme des catastrophes immédiates. Pour que le TDA/H garde toute son importance, il faut finalement le cibler en dehors du caractère distrait ou suractif ou impulsif. Toutes les maladies sévères auront leur part de TDA, comme l'autisme en donne l'exemple, mais ici les autres déficits fonctionnels sont si sévères que la priorité est ailleurs. La grande majorité silencieuse des TDA fait partie de la population courante.
Dr
Claude Jolicoeur, pédopsychiatre, * malheureusement le CIM 10 interdit l'addition de plusieurs diagnostics de même niveau ou axe; si l'on inscrit " trouble de conduite " ou " trouble d'adaptation ", il n'est plus possible d'ajouter TDA, sur le même axe. D'où le fait que les statistiques européennes diffèrent autant des nord-américaines.
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