HYPERACTIVITE

 

Problèmes Scolaires

dernière mise à jour 15 juillet 2008

Table des matières

Les problèmes scolaires de ces enfants découlent habituellement de l'incapacité de se concentrer et de terminer un travail donné. Ils ont un accomplissement scolaire inférieur à leurs capacités. Ils sont désorganisés et perdent ou oublient leurs livres, devoirs (très souvent mes enfants oublient à l'école le matériel nécessaire pour faire leurs devoirs). Ils ont une écriture négligée, les travaux scolaires sont effectués trop rapidement ou trop lentement.

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Trucs pour aider notre enfant TDA/H à apprendre :

On peut tout à fait 'entraîner notre enfant TDA/H à apprendre, à mémoriser. Il suffit de trouver les bons moyens de le faire. En commençant par éviter à tout prix tout ce qui est source d’ennui. Il n’en faut pas plus en effet pour que le cerveau le plus alerte se mette en veilleuse et par réaction, oublie totalement de garder le moindre souvenir. Voici quelques « trucs » valables dès le plus jeune âge, pour aider votre enfant TDA/H à muscler son potentiel mémoire.

- Alternez périodes d’apprentissage et périodes de repos.
L’activité des neurones sollicités dans le processus de mémorisation est tel qu’il est important de leur laisser la possibilité de récupérer. Par exemple, si l’enfant apprend un poème le soir, il n’est pas étonnant qu’il s’en souvienne mieux le lendemain.

- Si votre enfant TDA/H doit apprendre « par cœur », une leçon ou une poésie, essayez dans la mesure du possible qu’il le fasse par étapes. Un petit bout le matin, un autre avant le déjeuner, le soir, etc… En s’acharnant, il peut réussir à apprendre en une heure. Mais en règle générale, ce système d’apprentissage distribué dans le temps est plus efficace que l’apprentissage massé. Il gardera beaucoup plus longtemps en mémoire ce qu’il a appris, alors que le « bourrage de crâne » s’élimine en quelques jours, quelques semaines, au plus.

- S’il rencontre des difficultés à garder les choses en mémoire, prenez l’habitude de faire un travail de liaison entre les souvenirs. Ainsi, donner un petit morceau de souvenir aide souvent à se remémorer le reste. Pour aidervotre TDA/H à se rappeler d’un cours particulièrement difficile , associez-en les grandes lignes à des choses qu’il connaît déjà, qu’il a parfaitement mémorisées. En créant ce lien, vous accrochez les wagons (ce dont il a du mal à se souvenir) à une motrice (ce qu’il sait bien). Et ce déclic fait démarrer tout le train !

- Pour lui faire apprendre efficacement une leçon, créez un contexte plus passionnant que la simple lecture. Inventer des histoires autour de certains événements de l’histoire ou de la géographie, lui demander de relier un phénomène de physique ou de sciences à un film, ou à un roman, permet à l’enfant le plus distrait de graver littéralement dans sa mémoire, sinon les détails, en tout cas les grandes lignes de son cours.

 

LE TRAVAIL A LA MAISON

1 - Ce que votre enfant doit faire CHAQUE SOIR :
- le travail qui est noté sur son journal de classe
- les corrections en mathématiques et français si elles n’ont pas été faites en classe
- relire les leçons du jour

Les six heures de classe sont fatigantes pour des enfants de cet âge, il faut veiller à ne pas charger davantage leur journée et à ne pas refaire l’école après l’école.

2 - Ce que votre enfant peut faire :
- écrire « librement » un texte ou lire (ne pas le forcer mais l’inciter, l’encourager).
- faire le point avec votre aide, sur ce qu’il a appris en classe, sur ce qu’il a compris et sur ce qu’il n’a pas compris.
- reprendre un travail non réussi,
- s’avancer dans les devoirs donnés pour la semaine,
- ranger ses classeurs, sa trousse, vider son cartable, corriger ses cahiers… rajouter le matériel qui a été perdu

3 - Comment vous pouvez l’aider :
- en essayant de lui donner le goût de lire, d’écrire, de faire un travail soigné…
- en l’encourageant et en l’aidant à apprendre ses mots d'orthographe, ses leçons, ses tables de multiplication.
- en lui demandant de vous raconter ce qu’il a fait à l’école, de vous expliquer ce qu’il a compris.
- en n’hésitant pas à prendre rendez-vous son prof ou à laisser dans son journal de classe (c'est votre meilleur outil de communication avec l'enseignant de votre enfant).
- en signant après l'avoir lu et vérifié chaque jour son journal de classe.

APPRENDRE UNE LEÇON

1 – Pour apprendre dans de bonnes conditions

Il faut :
- avoir écouté et participé en classe lors de la leçon
- l’avoir comprise et copiée correctement
- connaître le sens des mots utilisés
- être dans le calme et le silence pour pouvoir se concentrer
- être bien installé, dans un endroit suffisamment éclairé
- avoir le matériel nécessaire à disposition (feuille, cahier, crayon…).

2 – Comment faire pour apprendre ?

Une poésie ne s’apprend pas de la même façon qu’une leçon d’histoire ou de mathématiques.

Il faut commencer par repérer :
- ce qui est à savoir par cœur
- les idées générales de la leçon.

Il y a différentes méthodes pour apprendre :

- lire plusieurs fois à voix haute ou dans sa tête la leçon
- cacher des parties du texte et les deviner
- se poser des questions sur ce que l’on a lu
- recopier plusieurs fois certains passages ou simplement les informations importantes
- mémoriser lignes par lignes ou paragraphes par paragraphes
- fermer les yeux et revoir la leçon.

3 – Comment vérifier que l’on sait sa leçon ?

- réciter à quelqu’un
- réciter à soi-même dans sa tête ou à voix haute
- s’enregistrer et s’écouter au magnétophone
- se faire questionner
- écrire tout ce que l’on a retenu de la leçon, refaire les schémas
- expliquer à quelqu’un la leçon


 

Concentration - Mémorisation

Conseils pour améliorer les processus de concentration et de mémorisation chez les adolescents TDA/H. Par Nicole Laporte, logopède universitaire à orientation neuropsychologique. Cliquez ici.

 

La motivation et les comportements...


Mais comment reconnaître ces enfants non motivés ?

On peut les reconnaître de plusieurs manières et surtout en observant certains comportements. En voici quelques-uns :

-Poser des questions sur des connus pour montrer son intérêt.
-Attribuer l’échec à un manque de capacités.
-Avoir une faible opinion de ses capacités.
-Ne pas prendre de risques pour ne pas montrer les limites de ses capacités intellectuelles.
-Abandonner facilement.
-Ne pas persister face à un obstacle.
-Prétendre qu’il n’y a rien à faire et ne pas vouloir essayer.
-Affirmer ne pas être fait pour telle ou telle tâche.
-Éviter l’échec en refusant de répondre ou en commettant une drôlerie.
-Se vanter de ne pas travailler ou de ne pas avoir étudié.
-Affirmer à ses pairs de ne pas avoir étudié alors que des efforts sérieux ont été faits.
-Se sentir coupable de ne pas avoir fait d’efforts.
-Feindre l’attention en donnant l’impression de travailler et de réfléchir.
-S’autopunir après un échec.
-Être anxieux et nerveux à l’approche d’un examen.
-Être rêveur en classe et songer à toute autre chose.
-Être dérangeant et indiscipliné.
-Ne s’intéresser qu’aux questions d’examens en demandant à l’enseignant si tel ou tel contenu sera dans l’examen.
-Trouver des excuses pour des travaux non faits.
-Ridiculiser les efforts des autres.
-Montrer en épingle et magnifier les résultats des autres.
-N’étudier que pour l’examen.
-Affirmer n’avoir étudié qu’à la dernière minute.
-Avoir de faibles attentes en affirmant qu’obtenir la note de passage sera déjà beaucoup.

sources : http://jafar.uqar.uquebec.ca/technoeduc/aut97/enberr01/index.html

 

La motivation et les stratégies


Stratégies pour motiver l’élève à s’engager et à participer en classe. Plusieurs stratégies sont importantes afin que l’élève apprenne à identifier ses forces et à relever des défis par rapport à celles-ci. Voici des exemples qui peuvent être utilisés en classe :

STRATÉGIES POUR MOTIVER L’ÉLÈVE À S’ENGAGER :

Installer dans la classes une boîte à lettres qui servira autant à l’enseignante qu’aux élèves.

Inviter les élèves à verbaliser leurs attentes à l’égard de leur enseignante.

Proposer des outils d’auto-évaluation des comportements.

Construire, avec les élèves, un tableau de responsabilités.

Habituer les élèves à se donner des rôles à l’intérieur d’une équipe.

Proposer aux élèves une banque de devoirs développementaux.

 

STRATÉGIES POUR MOTIVER L’ÉLÈVE À PARTICIPER :

Préciser les tâches par des consignes courtes, claires et graduées.

Animer l’agenda pour développer chez les élèves l’habileté à gérer cet outil.

Aider les élèves à développer leur style d’apprentissage .

Écrire le menu du cours ou de la journée au tableau.

Préciser les critères d’évaluation au moment où l’on présente la tâche d’évaluation.

Modifier l’aménagement physique pour le rendre plus ouvert, interactif et participatif.

 

sources : http://jafar.uqar.uquebec.ca/technoeduc/aut97/enberr01/index.html

 

La motivation et les interventions possibles...


Plusieurs interventions sont proposées pour amener la motivation en classe.

Premièrement , la signifiance de l’apprentissage est moyen d’intervention important pour augmenter la motivation dans la classe. Expliquer le quoi, le quand, le comment et le pourquoi d’une manière ou d’une tâche s’est avéré positif.

Voici d’autres interventions favorisant la motivation de l’élève :

Faire verbaliser à chaque élève ce qu’il ou elle réussit et consigner ses réussites dans un cahier personnel ou un cahier de bord pour la classe que l’on pourrait intitulé : « Nos réussites » ou « Je suis capable de... ».

Toujours comparer l’élève à lui-même et non aux autres : cela renforce l’image de soi au lieu de le dévaloriser.

Avoir en tête ou avoir consigné dans un cahier des expériences de progrès afin d’arriver avec des preuves concrètes pour l’élève qui se décourage ou qui se dévalorise facilement.

Miser sur le moindre petit succès, car c’est déjà un pas vers l’avant...même s’il est petit !

Renforcer et encourager le moindre petit succès, qu’il soit scolaire ou comportemental : renforcement social, verbal, non-verbale, affectif.

Faire voir à l’élève son cheminement, ses acquis, etc.

Donner à l’élève un prochain défi réaliste (en matière de comportement ou d’apprentissage, ou les deux).

Amener l’élève à se fixer un prochain défi, un objectif personnel.

De plus, le retour sur les apprentissages est une autre intervention possible. Certains appellent cette notions le réinvestissement. Cela permet aux élèves de faire un retour sur la matière qu'ils ont appris et de pouvoir quantifier les notions qu’ils ont vues dans la journée, dans la semaine ou dans l’étape qu’ils viennent de terminer.


sources : http://jafar.uqar.uquebec.ca/technoeduc/aut97/enberr01/index.html

 

 

Lettre à l'intention des enseignants

Trouble du déficit de l’attention : Ce que tout professeur devrait savoir

Devoirs, leçons et TDA/H

Les dix principes directeurs dans l’éducation des enfants atteints du TDA/H

Remédier aux difficultés spécifiques d'apprentissage de l'enfant hyperactif.

 

 

Après l'école, le travail à la maison

Par Robert Darche et Jean Bourque
(Source : http://www.petitmonde.qc.ca/cd_scripts/note.dll?type=ARTICLE&k_document=109)

Le but de ce texte est de proposer aux parents divers moyens pour les habiliter à superviser, de manière plus efficace, la période des devoirs et des leçons.

Le rôle des parents est important. Si le premier rôle en est un de supervision, le second en est un d’intérêt face à la vie scolaire de leurs enfants.

S’asseoir avec son enfant et lui expliquer le pourquoi des devoirs et des leçons. S’il en comprend l’importance, il sera peut-être plus motivé. Il sera peut-être plus réceptif à améliorer ses techniques d’étude ou de travail.

Motivation

Comment motiver son enfant?
  • En démontrant de l’intérêt pour l’école.
  • En l’encourageant, en le félicitant pour ses moindres progrès, en stimulant son développement.
  • En ayant, avec lui, un contact calme et détendu.
  • En parlant positivement de l’école.
  • En se servant de tableaux de renforcement positifs.
  • En éliminant tout langage négatif de la part de son enfant.

Organisation

  • Habituer son enfant à débuter sa période de travaux scolaires par quelques respirations profondes, ça calme et oxygène le cerveau.
  • S’assurer de comprendre et de savoir ce que son enfant a à faire et à étudier chaque soir.
  • L’habituer à travailler aux mêmes heures à tous les soirs (créer une routine).
  • Bâtir un horaire de travail avec lui afin qu’il puisse visualiser qu’il aura amplement le temps de faire autres choses dans sa soirée.
  • L’enfant doit travailler dans un endroit calme, aéré et bien éclairé avec tout le matériel nécessaire.
  • Éviter toutes distractions au moment de la période de travail. L’enfant peut débuter par ce qu’il aime le moins.

Discipline

  • Éviter le piège de trop aider l’enfant et vouloir tout faire à sa place en corrigeant certaines erreurs. C’est lui rendre un mauvais service et cela peut retarder ses apprentissages.
  • Voir son enfant tel qu’il est et être honnête; ne pas encourager la demi-mesure.
  • Ne pas se gêner pour faire recommencer un travail bâclé ou mal exécuté ou, encore, une leçon mal étudiée.
  • Éviter les longues périodes de télé.
  • Vérifier le genre d’émissions qu’il regarde.

Étude

Observer votre enfant dans sa manière d’étudier… Comment aborde-t-il son travail? Est-il concentré? A-t-il constamment besoin d’aide?
  • Votre enfant doit savoir comment bien utiliser son agenda et en connaître le contenu ainsi que l’importance.
  • Votre enfant doit pratiquer une étude active, varier ses méthodes d’étude. Il doit se créer des habitudes mentales pour l’aider à retenir ce qu’il étudie.
  • L’étude ne devrait pas se faire immédiatement après le repas.
  • Pour améliorer sa compréhension en lecture, il serait bon d’habituer votre enfant à se faire des petits résumés de ce qu’il vient de lire.
  • Félicitez-le de ses résultats et encouragez-le à persévérer.
  • Aidez votre enfant à bien planifier et préparer ses examens au moins deux semaines avant le début des examens… ne pas attendre à la dernière minute.

Robert Darche enseigne au primaire, Jean Bourque est orthopédagogue.

Ce texte est tiré de la revue «Veux-tu savoir?», publiée par la Fédération des comités de parents de la province de Québec, volume 21, numéro 4, juillet-août 1998.

Éducation • École • Article • Publié dans PetitMonde le 10 septembre 1998 • Volet : Parents et familles

 

CHOIX D'UNE ÉCOLE ET D'UN ENSEIGNANT POUR UN ADHD
Titre: What to Look For in a School for a Child with ADHD
Auteur: Barkley, Russel A.
Source: The ADHD Report, Vol.2, no.3, p.1-3
Titre: Choosing a Teacher for a Child with ADHD
Auteur: Barkley, Russel, A. Année: 1994
Source: The ADHD Report, Vol.2, no.4, p.1-3 (994 )

Par: Chrystiane Thérriault, étudiante en psychologie
Université de Laval

NDLR: Nous rappelons aux lecteurs qu'il s'agit ici d'un résumé d'article et non une position du Bulletin de liaison de l'AQPS.

 

Éléments à prendre en considération dans le choix d'une école et d'un enseignant pour un enfant hyperactif avec déficit de l'attention (ADHD)

Plusieurs parents croient qu'ils ne peuvent choisir l'école que fréquentera leur enfant. Mais détrompez-vous, car en tant que parent d'un enfant ADHD, vous êtes en droit de magasiner l'école et l'enseignant qui conviennent le mieux aux besoins de votre enfant. Lors de la prise de décision, deux éléments principaux doivent être pris en considération: l'attitude générale de l'établissement d'enseignement et de son personnel face aux enfants ADHD ainsi que les caractéristiques de l'enseignant le plus approprié pour aider l'enfant à réussir malgré ses difficultés. Examinons donc plus en profondeur chacun de ces deux aspects.

Attitude du personnel de l'école face à l'enfant ADHD

Lorsqu'on choisit l'école de son enfant hyperactif, il importe de vérifier l'orientation du personnel par rapport à ce trouble ainsi que les ressources offertes par le milieu. Certaines écoles admettent ces enfants sans vraiment être conscientes de leurs besoins spéciaux. Dans ces cas, il se creuse souvent un fossé entre les parents et l'école au fur et à mesure qu'ils découvrent que ni l'un ni l'autre n'étaient préparés à affronter les problèmes que l'enfant vit dans ce milieu. Ainsi, il apparaît essentiel de poser des questions avant que ce genre de déceptions ne survienne.

Pour ce faire, il est recommandé de rencontrer le directeur afin de cerner son niveau de connaissances concernant le désordre ADHD et, par le fait même, obtenir de l'information sur la formation des enseignants pour le travail auprès de cette clientèle. Par cette discussion, vous pourrez aussi vérifier l'importance de la communication maison-école pour le personnel de cet établissement. Vous constaterez à quel point l'opinion des parents compte pour les intervenants du milieu. Pour qu'un enfant ADHD fonctionne bien à l'école, il demeure primordial que l'école et les parents s'entraident mutuellement et travaillent dans le même sens.

À propos de la médication, informez-vous sur la méthode utilisée à l'école pour son administration et son enregistrement. La plupart des écoles ont des règles formelles concernant la médication et les parents doivent les connaître pour mieux informer le pédiatre qui prescrit ces médicaments. Il faut aussi être au courant des attitudes du personnel de l'école par rapport à l'utilisation de ces médicaments. Même si l'enfant ne prend pas cette médication présentement, il peut finir par en avoir besoin et, à ce moment, vous voudrez un personnel au courant qui se montre coopérant face à la médication.

Ensuite, vérifiez si l'école a des procédures formelles pour les actions disciplinaires. Si oui, familiarisez-vous avec ces règles écrites pour connaître les droits de votre enfant si ses difficultés de comportement créent des problèmes assez importants pour qu'il soit renvoyé de l'école pour mauvaise conduite. Avec les enfants hyperactifs, il importe que les règles ne soient pas seulement punitives, mais qu'elles insistent sur des moyens pour aider l'enfant à ne pas répéter ses agissements inadéquats.

Il apparaît primordial que les ressources de l'école soient compatibles avec les besoins de l'enfant. En tant que parent, vous devriez donc vous informer à propos de la taille des classes (12-15 enfants est l'idéal alors que 30-40 est impossible à gérer). Par la suite, vérifiez s'il y a d'autres enfants fréquentant cette classe qui démontrent eux aussi des problèmes de comportements, d'apprentissage ou émotifs. La plupart des enseignants peuvent gérer seulement un nombre restreint de ces enfants dans une classe ordinaire. Si le nombre excède deux ou trois, l'enseignant peut être incapable d'accorder l'attention nécessaire à votre enfant ou de bien mettre à exécution son plan d'intervention, étant donné la surcharge de travail.

Ensuite, l'aménagement physique de la classe demeure un point important à surveiller. Des recherches récentes démontrent que la manière traditionnelle de placer les bureaux est plus utile, avec les enfants hyperactifs, que les arrangements modulaires où plusieurs enfants partagent une grande table. Ce type d'arrangement fournit trop de stimulations pour les interactions sociales, ce qui distrait par le fait même l'enfant qui a déjà de la difficulté à écouter l'enseignant ou à se concentrer sur son travail.

Il importe aussi de vérifier la présence de professionnels (psychologues, éducateurs spécialisés et orthopédagogues) pouvant fournir une assistance supplémentaire à l'enseignant et ce, tant au niveau scolaire que comportemental. En effet, il est maintenant reconnu qu'entre 25% et 50% des enfants ADHD rencontrent aussi des difficultés d'apprentissage. L'école doit donc être capable d'offrir au jeune les ressources nécessaires pour qu'il puisse connaître sa part de succès scolaire.

Choix de l'enseignant

S'il y a plusieurs enseignants par niveau, le parent doit aller recueillir de l'information sur chacun d'eux. Pour ce faire, la rencontre de parents d'enfants ayant été dans la classe de cet enseignant l'année précédente peut permettre d'obtenir des renseignements sur son type d'enseignement. Ensuite, les parents peuvent demander l'opinion de l'enseignant actuel de leur enfant concernant celui qui serait le plus approprié pour l'aider dans ses difficultés durant la prochaine année scolaire. Ce qui importe dans le choix d'un enseignant, c'est sa compatibilité avec l'enfant lui-même, avec ses parents, ainsi qu'avec les difficultés rencontrées chez un enfant ADHD. En ce sens, deux types de compatibilité ont été soulevés (par Barkley et al.): la compatibilité philosophique et la compatibilitéde personnalité.

La compatibilité philosophique s'avère être l'attitude générale de l'enseignant et son degré d'acceptation face au problème ADHD et aux types de programmes d'intervention (médication, méthodes de modification du comportement) que ce genre d'élève requiert. Dans quelle mesure l'enseignant est informé de la nature, des causes et des risques éducationnels associés à ce trouble. Un enseignant, qui croit que ce désordre est principalement attribuable à une mauvaise éducation ou à des substances alimentaires comme le sucre, aura beaucoup de difficultés à prendre les troubles de l'enfant au sérieux et à mettre des moyens spécifiques en place pour aider ce dernier au plan de sa réussite scolaire. Dans le même sens, si l'enseignant perçoit les médicaments comme un moyen inefficace et déshumanisant ou bien s'il ne croit pas aux bienfaits de la modification du comportement pour ce groupe de jeunes, il ne pourra venir en aide efficacement à l'enfant. Pour un enfant ADHD, il importe de trouver un enseignant dont l'attitude s'avère compatible avec l'introduction et le maintien de son programme d'intervention.

En second lieu, il semble que tout comme la personnalité des parents d'un enfant hyperactif, celle de son enseignant joue un rôle important pour l'adaptation et l'évolution de l'enfant dans son milieu scolaire. Ainsi, un enseignant dont la personnalité s'avère compatible avec celle de l'enfant hyperactif et avec celle de ses parents, pourra davantage agir de façon à aider l'élève et à répondre à ses besoins. En ce sens, il est recommandé aux parents de le rencontrer avant de faire leur choix, il pourra ainsi obtenir de l'information sur sa façon d'être et d'intervenir avec les jeunes en trouble du comportement.

Une fois que vous vous serez assurés de la compatibilité de l'enseignant avec les besoins de l'enfant, vous pourrez obtenir d'autres informations en vous attardant aux compétences scolaires de l'enseignant. En effet, il semble que certaines méthodes d'enseignement soient mieux adaptées aux enfants hyperactifs. Ainsi, celui qui établit des règles claires dans sa classe, fournit des conséquences immédiates aux comportements inadéquats de l'enfant, utilise le matériel didactique de manière enthousiaste et stimulante, permet à l'enfant de participer en classe, limite les activités didactiques comme la lecture à de courtes périodes de temps, concentre ses interactions verbales avec l'enfant autour de la gestion de son comportement au lieu d'avoir une attitude punitive, démontre un sens de l'humour face à l'école et qui se montre tolérant et compatissant face aux difficultés du jeune, réussira davantage à intéresser l'enfant hyperactif à l'école et l'aidera à contrôler son comportement en classe.

Il est donc primordial pour un parent d'enfant ADHD de prendre le temps de bien choisir l'école et l'enseignant adaptés aux besoins de son enfant. Cette tâche peut s'avérer fastidieuse, mais elle facilitera l'intégration de l'enfant et évitera bien des déceptions à long terme.

source: AQPS - http://www.aqps.qc.ca/bulletin/08/08-01-09.htm

 

 

Comment enseigner à un ado hyperactif ?

Je voudrais remercier Hélène qui est enseignante au Québec de m'avoir autorisé à publier ses conseils.

Je suis une enseignante en adaptation scolaire avec des élèves âgés de 12 ou 13 ans. Quand un enfant hyperactif se retrouve dans ma classe, voici comment je procède. Tout d'abord, je cherche avec lui (ou elle) des solutions pour que tout le monde soit plus heureux : lui, moi et...les autres enfants. Je demande aussi aux autres enfants de proposer des solutions "généreuses, respectueuses et réalistes" Souvent, on a tendance à négliger de demander aux personnes concernées de chercher avec nous les solutions.

L'endroit où se trouve l'enfant dans la classe est très important. J'ai remarqué qu'il était efficace de lui suggérer de se déplacer souvent dans une journée. Tout près de moi, avec des moments un peu à l'écart du groupe au fond de la classe ( ceci pour des courts laps de temps, afin de prendre un recul et de se calmer). Quand l'enfant sent qu'il va mieux, il reprend de lui-même l'endroit où il se sent le mieux. Je crois qu'au centre de la classe est le pire endroit. Également, je lui suggère de faire des petites promenades à l'extérieur de la classe. C'est vraiment très aidant.

Jouer ou pas avec des objets? Parfois, il faut exiger une attention parfaite, d'autres fois, il est préférable de laisser un peu de liberté...C'est une question de bon sens. Chose certaine, il ne faut pas hésiter à avoir une approche différente.

Lorsque c'est bien expliqué aux autres enfants, ceux-ci deviennent très compréhensifs et acceptent que les règles soient différentes. Après tout, n'est-ce pas cela "accepter les différences".

Évidemment, il nous faut être très ferme (surtout au niveau du respect exigé envers les autres) et surtout être très constant.

Nous devons exiger réparation lorsqu'il y a faute...mais une réparation qui inclura la construction d'une image positive de sa propre personne. ( par exemple, faire un dessin du geste positif en se dessinant lui-même en interaction positive avec ses camarades, un poème sur l'amitié, le partage, etc.) Pour un élève de 17 ans, il peut s'agir d'une réflexion écrite mais cela ne doit pas être humiliant pour lui de partager devant le groupe. Il est peut-être préférable que ce soit en individuel ou en petit groupe.

Je crois que le plus important est de lui démontrer une grande empathie : il est essentiel qu'il se sente aimé et apprécié dans ses forces. Avec une bonne estime de lui-même, il fera beaucoup d'efforts pour trouver des solutions à son bonheur et à celui de ceux et celles qui l'entourent. Je crois qu'il est essentiel d'avoir toujours à l'esprit qu'un enfant ou un adolescent hyperactif s'épuise plus facilement qu'un autre et nous devons diminuer les exigences face à la tâche afin de respecter son rythme.

Je sais que vous parler d'un jeune adulte mais je crois que cette approche est valable pour tous les âges. En discutant avec votre élève, vous trouverez "ensemble" des stratégies gagnantes. Je crois qu'être enseignant ( comme être parent) c'est beaucoup plus facile quand on décide de faire équipe. Écouter les besoins de l'autre, exprimer ses propres besoins et chercher des solutions où tout le monde est gagnant.

J'allais oublié de parler de 3 ingrédients bien importants : le sourire, le calme et l'humour. En fait, si comme enseignante, je m'organise pour être bien dans ma peau, pour être heureuse "avec" l' enfant; il fera de même pour sa propre personne car les enfants nous imitent.

J'ai une approche très égoiste : je veux qu'enseigner soit agréable, je veux m'amuser, rire, me donner à fond dans des projets et "découvrir" avec les enfants. Je veux aussi que chacun d'eux se sente heureux car je me sens bien lorsque je suis entourée de gens heureux. Lorsque je demande aux enfants de trouver des solutions pour le bonheur de tous, je n'oublie surtout pas de leur parler du mien! Et je cherche moi aussi, mais pas toute seule...

Au plaisir,
Hélène

 

 

 

 

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