Hyperactivité et déficit de l'attention

anibou

 

Troubles d'Apprentissage :

Table des matières

Dernière édition du 29 janvier 2005

anibou

Les enfants Dys ont besoin de vous!

 

anibou

 

Des études révèlent qu'un tiers des enfants atteints du TDA/H éprouvent des troubles d'apprentissage qui ne sont d'ailleurs pas causées par ce syndrome. Ce sont les capacités de traitement de l'information qui sont défectueuses et non le potentiel.

anibou

 

Le préfixe "DYS" signifie trouble, difficulté

  • DYS-lexie s'applique à la lecture
  • DYS-praxie s'applique aux gestes
  • DYS-graphie s'applique à l'écriture et au dessin
  • DYS-calculie s'applique à l'apprentissage du calcul
  • DYS-orthographie s'applique à l'apprentissage de l'orthographe
  • DYS-phasie s'applique à l'apprentissage du langage

anibou

 

Voici le site nouvellement remanié de Troubles d'apprentissage - Association canadienne : site très intéressant à ne pas manquer.

Les troubles de l'apprentissage chez l'enfant : un problème de santé publique

Les troubles de l'apprentissage chez l'enfant : un problème de santé publique : suite

anibou

 

La dyslexie :

Pour les enfants dyslexiques c'est selon toute vraisemblance lors de l'étape du traitement des informations et de leur mise en relation que se situe un dysfonctionnement. Chez les élèves dyslexiques-dysorthographiques, les difficultés d'accès au sens seraient dues à une sorte de trouble de la pensée symbolique. Ces difficultés ajoutées aux troubles instrumentaux rendent l'apprentissage de la lecture beaucoup plus difficile pour un élève dyslexique.

Il est complètement utopique de croire que tous les problèmes s'arrangent automatiquement avec le temps, suite à un soi-disant "déclic" qui se produira nécessairement avec l'âge.

Il existe des dyslexies légères, ainsi que des échecs scolaires liés aux déficits d’attention et de mémoire qui occasionnent des troubles proches de la dyslexie sans s'enraciner tout à fait de la même manière. Ces difficultés ne sont cependant pas remarquées par le système scolaire. Les familles vivent alors des problèmes d’orientation, frustrées par l'impossibilité de voir les autres capacités souvent importantes de leur enfant, mises en évidence autant que les performances scolaires. Avant 6 ans, très peu de cas sont mentionnés, c'est dire le manque de dépistage systématique de la dyslexie et la lenteur voire l'absence de diagnostic. En effet en général, les problèmes de langage font l'objet d'un signalement en troisième maternelle, vers 5 ans. On devrait donc commencer à parler de dysphasie et de dyslexie au moins à ce moment-là, après examens efficaces. Or il faudra du temps, un véritable combat des parents et une bonne part de chance pour obtenir un bilan autre qu'approximatif et plus ou moins intuitif ou pré formulé du pédiatre ou du pédopsychiatre consulté.

Quand la famille a un enfant de 10 ans ou plus, la situation est déjà extrêmement compliquée. La famille est dans un grand désarroi et éprouve un immense sentiment de frustration (aussi bien les enfants que les parents).

Définition :

Les difficultés en lecture et orthographe représentent l'expression la plus fréquente des difficultés scolaires et peuvent se manifester dès le début du cours préparatoire .

La dyslexie est une maladie qui rend l'enfant incapable malgré son expérience de la classe traditionnelle d'acquérir les techniques du langage qui lui permettraient d'apprendre à lire, à écrire, à s'exprimer oralement. L'enfant est cependant normalement intelligent et ne souffre d'aucun déficit auditif ou visuel. Une dysorthographie succède souvent à la dyslexie. Le dépistage de la dyslexie doit être précoce (4 ou 5 ans). La rééducation orthophonique s'impose.

C'est au début de la 2° année scolaire (CE1) que le dépistage est le plus sûr car tout enfant, à ses débuts en lecture, peut présenter les symptômes apparents de la dyslexie et faire des inversions. Ces difficultés normales ne deviennent pathologiques que lorsqu'elles persistent au delà de la première année. La dyslexie entre dans le cadre global des "troubles spécifiques (=sélectifs) du développement" observés chez l'enfant.

Il importe en effet, avant de parler de dyslexie, d'éliminer les difficultés de lecture dues à :

    • un déficit auditif (hypoacousie : le langage oral est perturbé dans son ensemble avec confusion de phonèmes et non pas seulement à la lecture);
    • un trouble de la vue (amblyopie);
    • un trouble de l'élocution;
    • un déficit intellectuel (les résultats scolaires sont bons dans les autres domaines);
    • un désintérêt global d'origine affective;
    • le bilinguisme...

Symptômes :

La dyslexie est caractérisée par des erreurs, soit dans l'enchaînement des graphies, soit dans la transcription graphique des phonèmes. La dyslexie atteint 5 à 10% des enfants d'âge scolaire. Un dépistage précoce (avant l'entrée au C.P.) et une rééducation individuelle (pré-lecture) ou en classes spécialisées doivent permettre une réinsertion de l'enfant dans une scolarité normale.

La dyslexie est un trouble du langage et de l'écriture persistant au-delà de l'âge normal d'apprentissage de la parole. Bien souvent, l'installation du langage est retardée. La prononciation des mots, association de plusieurs sons désignant une personne ou un objet, débute la 2° année ; le langage, association de mots ayant valeur de signification, devant être obtenu vers 4 ans et demi. Un premier examen orthophonique à cet âge devrait mettre en évidence la déformation persistante des mots, des phrases mal construites ou l'incapacité de retenir des phrases. Trop souvent, la dyslexie est découverte lors du bilan d'un échec scolaire déjà installé ou d'une dysorthographie.

L'enfant confond à la lecture certaines lettres de formes voisines ou proches phonétiquement : m, n, et u, p, b, d, q et g, s et ch, f et v, a et an, a et o, u et ou, on et o, un et u, in et i, les consonnes constrictives (s, ch, j, z, f, v) sont remplacées par les consonnes occlusives (t, k, p, d,g) , les consonnes sonores (b, d, g, v, j, s) sont remplacées par les consonnes sourdes (p, t, k, f, ch, s) etc... "Piton" devient "bidon", "hippopotame" devient "hippopapame"... Ces confusions ne sont pas systématisées et selon les moments, l'enfant peut lire correctement ou substituer une lettre à une autre lettre.

Il inverse l'ordre des lettres ("on" est lu "no", "bras" est lu "bar" ou "rab", "plat" est lu "pal" ou "lap", "aéroplane" devient "aréoplane"...), de certaines syllabes, de certains mots. Il omet certains sons : "fil" est lu "il", "bar" est lu "ba", "parapluie" devient "parapuie"...Il en ajoute d'autres : "poltron" est lu "polteron", "escapade" est lu "cascapade" etc...

La lecture est hachée, hésitante, incompréhensible. L'enfant ne réussit pas à transformer les symboles écrits en phonèmes. Des antécédents familiaux sont fréquents.

Le test du Poucet permet d'apprécier le degré de dyslexie à partir de deux critères décelés par la lecture de ce texte déterminé : le nombre d'erreurs au cours de la lecture et le temps de lecture. Ces deux paramètres en effet ont été étalonnés par rapport à une moyenne d'enfants normaux en fonction de leur âge et de leur scolarisation.

"Le Poucet.
Robin est petit comme un pouce.
Il habite la forêt dans une jolie petite cabane pas plus grande qu'un nid
Il s'amuse avec ses amis les oiseaux et les animaux du bois. Un jour, il alla le matin faire une promenade bien loin.
Un soir que la pluie l'obligeait à s'abriter sous un gros champignon, il rencontra un lièvre. Alors, il grimpe sur son dos. Il s'accroche à ses longues oreilles. Le lièvre s'élance. Il court vite. Le Poucet craint de glisser. Soudain, ils s'arrêtent : attention au chasseur ! sauvons-nous dans ce buisson. "Quel poltron!" pense Robin qui veut poursuivre son escapade.".

Lu par un enfant dyslexique, le texte devient :

"Le son te.
Co din est pe tite comme un pu ce
il cha te la pe dans une jaune petiteca dan pas lune que din ni..."
A la fin du cours élémentaire, l'échec d'un enfant dyslexique à cette lecture-test peut être partiel ou total. Le temps de déchiffrage statistiquement normal est de 1 minute 20 secondes. On parle de retard modéré à 2 minutes et de retard important à plus de 3 minutes. On compte les erreurs, les distorsions auto-corrigées, les pauses etc...

Causes :

Les théories explicatives de la dyslexie sont nombreuses, faisant intervenir un défaut de latéralité, des troubles psychoaffectifs et surtout un défaut de vigilance, d'attention, nécessitant une pédagogie spécifique qualitativement différente et non une quantité supplémentaire d'heures d'enseignement réalisées avec la même pédagogie que pour les autres enfants.

D'autres causes sont discutées dans l'échec de l'acquisition du langage écrit:


un trouble mineur lésionnel du fonctionnement cérébral;
un environnement socio-culturel et économique défavorable;
des méthodes d'apprentissage de la lecture inadaptées;
des rythmes de progressions des acquisitions non respectés;
une mauvaise formation pédagogique des maîtres;
des classes surchargées etc..
La majorité des auteurs s'accordent toutefois à réserver le terme de "dyslexie-dysorthographie" à la difficulté isolée, spécifique, de l'acquisition de la lecture et de l'orthographe, se développant dans un environnement familial, scolaire et social de bonne qualité, en l'absence de déficit intellectuel et de perturbations affectives.

C'est le contraste entre l'échec en lecture et en orthographe, et l'intégrité sensorielle et intellectuelle (bonnes aptitudes en arithmétique et mathématiques par exemple) chez un enfant qui est l'élément fondamental du diagnostic.

Certains troubles sont souvent associés à la dyslexie :

    • trouble de l'orientation spatiale;
    • trouble de l'orientation temporelle;
    • trouble de la motricité oculaire (non latéralisation du regard);
    • défaut de discrimination et d'évocation des graphies à partir des sons;
    • trouble de la perception du rythme de la lecture;
    • trouble du langage avec inversion des phonèmes;
    • trouble affectif...
    • réactions psychologiques d'agressivité ou de passivité face à l'échec scolaire.

Traitement :

Les principes de rééducation sont nombreux, élaborés avec la collaboration des parents. Ils utilisent des stimuli de voix humaine ou de musique enregistrés sur bande magnétique, des stimulations de coordination des rôles respectifs de chaque hémisphère en donnant la même information aux deux oreilles avec des filtres différents, des stimulations grapho-auditives. Une pédagogie spécifique doit tenir compte de l'incapacité du dyslexique à prendre des notes écrites et privilégier l'utilisation du manuel, réaliser un plan écrit du travail, tenir compte de la difficulté d'abstraction corrigée par des exercices en équipe sur un thème donné exploité par des textes de lecture, dictées, récitations, repris en éducation physique ou en travaux manuels. Une telle pédagogie nécessite des classes particulières comportant un petit nombre d'enfants.

La méthode Borel-Maisonny vise à établir une relation gestuelle entre le schéma écrit et le phonème correspondant.

La méthode Chassigny consiste à laisser l'enfant s'exprimer par écrit, et à l'arrêter à chaque erreur pour lui dicter sur un mode rythmique une succession de mots apparentés au mot erroné.

La psychothérapie est souvent utile.

anibou

 

Nicole Laporte, vous êtes logopède, spécialiste de la dyslexie. Quelle est la définition de ce trouble du langage?

La dyslexie développementale est un trouble de l'apprentissage du langage écrit, qui n'est pas justifié par un déficit intellectuel, par des troubles neurologiques acquis, par des troubles ORL sévères ou un cursus scolaire inadapté_(auquel cas, il peut y avoir une dyslexie, mais considérée comme secondaire).

Il y a principalement deux types de troubles dyslexiques. Le premier concerne le processus de décodage (transcodage progressif des unités graphiques en unités phonétiques correspondantes): on parle alors d'un trouble du processus d'assemblage. Le second est lié à la reconnaissance globale du mot (il y a toute une série de mots que l'on reconnaît directement), signe d'une difficulté au niveau du processus d'adressage.

Dans la plupart des cas, les enfants font des erreurs au niveau des deux processus, bien que ce soit souvent un problème d'assemblage qui perturbe secondairement l'élaboration du stock mnésique de mots et donc leur reconnaissance globale. Les mots sont reconnus, mais confondus avec d'autres mots proches: cousin/coussin, parlera/parlerait, ...

De plus rares enfants présentent plus spécifiquement une perturbation du processus d'adressage: au début de leur scolarité, tout s'est passé "normalement", mais vers la 3ème, 4ème année primaire, leur lecture reste fort syllabée et ils commettent énormément d'erreurs sur les mots irréguliers, même très fréquents (le/les, et/est, ...).


- A partir de quel moment les parents doivent-ils s'inquiéter et consulter?

Les erreurs de lecture ne diffèrent pas fondamentalement entre normolecture débutante et dyslexique: certaines lettres ne sont pas décodées (partir devient patir), permutées (tur au lieu de tru) ou sont substituées, les confusions pouvant par ailleurs être phonologiques ( t et d et p et b) ou visuelles (m et le n, p et q).

Les erreurs seront souvent beaucoup plus nombreuses chez l'enfant dyslexique et surtout elles perdureront bien au-delà des premiers mois d'école.

Une dyslexie peut donc être suspectée dès février, mars de la première année (et c'est à ce moment qu'idéalement, il faut consulter). Chez un certain nombre d'enfants, un déficit dans l'installation des habilités phonologiques ou métaphonologiques laisse pronostiquer plus tôt encore un risque important de difficultés d'ordre dyslexique.

- Que sont ces habilités métaphonologiques?

Bien avant l'apprentissage de la lecture, les enfants vont comprendre que "le mot" n'est pas un ruban sonore indissociable, mais une suite de sons qu'ils vont apprendre à discriminer, segmenter, permuter, fusionner. Concevoir les unités phonétiques et en manipuler l'enchaînement en séquence constitue l'habileté métaphonologique.

Ces fonctions sont primordiales à l'apprentissage du langage écrit et constituent un facteur pronostic d'autant plus intéressant qu'il peut être objectivé avant même l'école primaire. Il est regrettable que les habiletés métaphonologiques ne fassent pas l'objet de plus d'entraînement ni d'évaluation en classe de 3ème maternelle.


- Le "zozotage" est-il un phénomène connexe à la dyslexie?

Non. Le zozotage n'est pas un problème phonologique, on parle de dyslalie. L'enfant discrimine bien le son, mais l'articule mal. C'est différent: il n'y a pas de confusion.

- Que pensez-vous de l'utilisation de la méthode globale pour apprendre à lire?

Pour les enfants qui ont un trouble d'assemblage, la méthode globale leur permet, au début, de "lire" sans problème, puisque le principe de la méthode globale est d'apprendre une série de mots "par coeur". Tant qu'il y a 10, 20, 30 mots à retenir, cela se passe en général très bien.

Ensuite, la seconde étape de cette méthode prévoit de repasser par une période de décodage, avec parfois un soutien en classe, mais souvent, en tablant sur une démarche personnelle des enfants. Cette étape est fondamentale à la lecture de mots nouveaux.

L'enfant qui a une faiblesse de codage aurait eu probablement du mal à franchir cette étape avec un soutien pédagogique, mais laissé à lui-même.... Le problème n'en est que plus accentué. Et souvent, ces enfants consultent en fin de la 2ème année primaire, ce qui est déjà fort tard.


- L'aide gestuelle proposée parfois lors de l'apprentissage de la lecture peut-elle aider?

Cette gestuelle aide énormément les enfants qui ont un problème de codage, en particulier si les gestes soutiennent une relation logique entre le son et la lettre, sa graphie.

- Devant un enfant dyslexique, quelle est la rééducation à mettre en oeuvre?

Il n'existe pas de programme type de rééducation. Une thérapie concerne toujours un programme individuel établi très étroitement par rapport à chaque patient. Reste toutefois des principes fondamentaux et constants tels l'analyse des erreurs spécifiques et des fonctions cognitives associées, la recherche d'aides efficaces, des entraînements ciblés, une gestion de progression des étapes de complexités, et l'autonomisation face aux procédés d'aide.

- Garde-t-on des séquelles de sa dyslexie?

Il est rare qu'un dyslexique puisse dire: plus aucun mot nouveau, aucune situation complexe ne me cause problème.

Par exemple, certains enfants, adolescents ou adultes garderont des difficultés de lecture de mots rares et complexes, d'étude de grandes quantités de matière écrite ou d'apprentissage des langues étrangères. Ils accumulent souvent un retard en grammaire, en conjugaison, en orthographe.

Certains enfants réagissent mieux, car ils sont plus volontaires, plus patients, plus intelligents. L'association de troubles associés joue également, particulièrement le trouble de l'attention et de la mémoire. La dyslexie dépend de tout un système cognitif, d'où l'importance d'un bilan multidisciplinaire.


- Un enfant dyslexique serait-il plus fort en math?

Il est difficile de répondre à cette question, tant les observations cliniques sont variées. Lorsque l'enfant dyslexique présente des troubles de codage (association du graphème à son phonème correspondant), les difficultés de codage des chiffres et signes opératoires apparaissent de concert.

Dans d'autres cas, ce codage, la numération et les concepts opératoires s'installent normalement.

Toutefois, la plupart des enfants dyslexiques son en difficulté face aux situations plus complexes impliquant une stratégie séquentielle de calcul (ex: 8+5 =8+2+3) et des fonctions cognitives associées, qui peuvent être indispensables tant aux processus de lecture que de calcul (mémoire de travail, attention, ...) Sans compter enfin que, pour résoudre un problème, il s'agit d'abord de pouvoir le lire!

 

Texte publié avec l'aimable autorisation de Madame Laporte - Logopède spécialisée en neuropsychologie

 

anibou

Liens concernant la dyslexie :

Bases neurologiques des troubles spécifiques d'apprentissage

Exercices pour aider son enfant dyslexique

Dépister la dyslexie dès la maternelle

Décrypter la dyslexie

Conseils écrits et éclairés d'un dyslexique

Guide des bonnes pratiques pour la prise en charge d'un dyslexique

La méthode Tomatis
      Voici une adresse en Belgique ou alors vous pouvez demander des infos à : Tomatis.International@wanadoo.fr
      Veuillez contacter Madame Van Ballaer : tel (32) 25 67 10 60
      Centre de la Vois et de la Communication
      Kraanstraat 9 1703 Dilbeek

Les logiciels rééduc

Mon expérience de la dyslexie- dysorthographie par Alain Lennuyeux

37 Signes révélateurs de la Dyslexie

Troubles psychomoteurs et dyslexie

anibou

Quelques dyslexiques célèbres :

Albert Einstein - Hans Christian Anderson - Sir Winston Churchill - George Patton -
Leonardo da Vinci - Nelson Rockefeller - Walt Disney - George Washington - Thomas Edison - Albert Einstein - Henry Winkler - Whoopi Goldberg - Tom Cruise - Alexander Graham Bell ... et pourquoi pas un jour mon fils Grégoire ou alors votre enfant?

anibou

Bibliographie concernant la dyslexie :

- Le don de dyslexie : Ronald D.Davis - avis perso sur le livre : Très bien

- Vive la dyslexie ! : Béatrice Sauvageot, Jean Métellus
Pour les 12 % de dyslexiques que compte la population française, leurs difficultés à maîtriser le langage sont sources de difficultés tout au long de la vie : échecs scolaires et professionnels ne sont pas rares, ce qui n'est pas normal lorsqu'on sait qu'un dyslexique est intelligent et très créatif. Plutôt que les obliger à apprendre à lire de façon traditionnelle – une méthode inefficace et rebutante – les deux auteurs, tous deux spécialistes du langage, proposent une approche différente, ludique et épanouissante. Partant du principe que les dyslexiques font des associations d'idées suivant une logique très différente de celle des non-dyslexiques, leur rééducation fait appel à leur mode de pensée si particulier. Si la méthode Sensonaime aborde le monde de l'écrit par des approches artistiques créatives – chants, danses, théâtre, jonglage, art martial, etc. – c'est que la créativité des dyslexiques est inépuisable. Aux dires des auteurs, les résultats sont encourageants : non seulement les dyslexiques ne perdent rien de leurs talents artistiques mai en plus, ils apprennent à manier la langue française comme une seconde langue !

- Dyslexie, où est la différence ? : M. Klees - Ed. I.P.E.J. asbl. Ouvrage où alternent B.D. et textes. Avis perso : Facile et agréable à lire, mon fils dyslexique a beaucoup apprécié . Disponible chez M. Klees 02/343 90 39. (250FB)
Cette bande dessinée n'est pas commercialisée. Elle a été réalisée à l'intention des enseignants et distribuée dans les écoles de la communauté française de Belgique. C'est un outil de sensibilisation à la prévention de la dyslexie. Il est magnifique. L'histoire raconte les aventures de deux enfants dyslexiques. C'est également un bon outil de base pour les parents, car il est très simple et très positif.

- Les dyslexies : Simon L. - Editions Masson - isbn 2.294.00961.4
Cet ouvrage traite du problème des dyslexies, l'un des thèmes abordés au cours des XXXes Entretiens de médecine physique et de réadaptation de 2002. Après un chapitre sur les aspects théoriques de cette pathologie, les différents intervenants et auteurs présentent les outils de dépistage et d'évaluation clinique et les résultats de l'imagerie cérébrale fonctionnelle. Les auteurs répondent par ailleurs à la question de la prise en charge des dyslexiques, tant au niveau médical que scolaire et abordent les aspects psychologiques, le devenir des enfants dyslexiques et le rôle joué par le réseau associatif dans ce domaine.

 

anibou

 

La dysorthographie :

 

Ce terme désigne les erreurs orthographiques qui font suite à la dyslexie. Elle se manifeste non par l'ignorance d'une règle grammaticale mais par la difficulté ou l'impossibilité de considérer la phrase comme un ensemble organisé. Ainsi, on peut distinguer chez l'enfant dysorthographique :

    • les difficultés auditives (alors que l'audition est normale) : confusions de sons, difficulté à analyser les données auditives ;
    • les difficultés dans l'organisation de l'espace, du temps, et de la phrase elle-même (il ne distingue pas les fonctions différentes des mots dans la phrase). On retrouve les erreurs spécifiques de la dyslexie :
    • confusion de lettres ou de syllabes;
    • inversions;
    • mauvais découpage des mots;
    • méconnaissance du vocabulaire;
    • méconnaissance de la grammaire.

La rééducation orthophonique permet habituellement à l'enfant dyslexique de pouvoir lire normalement mais elle ne parvient souvent qu'à une correction incomplète des difficultés en orthographe.

La dysorthographie constitue le handicap le plus lourd à long terme. Le redoublement scolaire est très fréquent.

La nécessité d'une rééducation personnalisée entreprise avec l'aide des parents et des médecins praticiens, qui devraient pouvoir reconnaître une dyslexie dès la maternelle et orienter l'enfant vers un orthophoniste ou une classe spécialisée, se heurte bien souvent à des difficultés budgétaires d'ouverture de classes spéciales au moment où l'effort est porté sur l'intégration des handicapés dans une scolarité normale.

L'enseignement de la grammaire n'est possible que si l'enfant parle correctement ou s'il sait bien lire (comprend le langage écrit). Dans cet apprentissage, le rôle de la dictée et de la répétition est fondamental.

 

anibou

 

Les dyscalculies :

Vous trouverez une page de liens sur la dyscalculie en faisant clic ici

 

anibou

 

La dyspraxie :

Vous trouverez une page de liens sur la dyspraxie en faisant clic ici

 

anibou

 

La dysgraphie :

 

Un enfant est dysgraphique lorsque la qualité de son écriture est déficiente, lorsqu'elle est anormalement lente, fatigante, lorsque la lisibilité est insuffisante.

La dysgraphie peut être isolée ou liée à d'autre difficultés :
Troubles de l'orientation spatiale
Troubles du schéma corporel
Dyslexie
Dyscalculie
Dysorthographie
Troubles de l'attention et de la concentration
Anxiété
Mauvaise Tenue de crayon
Mauvaises positions ...


LA RÉÉDUCATION DE L'ÉCRITURE OU GRAPHOTHÉRAPIE :

Elle consiste à rendre au sujet la qualité d'écriture qui lui manque et le plaisir d'écrire.

Processus graphothérapeutique
La rééducation est avant tout concrète. Il y a en effet un reconditionnement de l'écriture qui s'opère grâce à la reproduction détendues de formes simples et neutres sur différents supports et avec différents instruments et à l'introduction progressive de lettres, de mots et de phrases.

Les exercices
La méthode s'inspire des travaux de divers thérapeutes de l'écriture : de M. Trillat pour le service de rééducation graphique du centre psychopédagogique Claude Bernard à Paris, de J. de. Ajuriaguerra, de R. Olivaux, de C. Thoulon-Page, de M. Auzias et de l'équipe de rééducateurs de la grapho-motricité de l'hôpital Henri Rousselle à Paris.

Durée et Organisation
Cela varie selon les difficultés et le degré d'assimilation du sujet. Dans la majorité des cas, dix séances hebdomadaires ou bi-mensuelles suffisent. Il y a également des exercices à faire à la maison.

Résultats
Les résultats d¹une rééducation de l'écriture sont toujours positifs, non seulement pour l'écriture mais aussi pour le comportement général. Souvent, à la disparition de la dysgraphie, correspondent une amélioration de l'attention, de l'orthographe, un développement du contrôle, de la maîtrise et de la confiance en soi.

 

Texte publié avec l'aimable autorisation de Françoise Le Goff - Graphothérapeute à Landerneau - France

 

anibou

 

LE BILAN GRAPHOMOTEUR :

Lorsque un enfant écrit mal, lentement, se fatigue ou se crispe, le bilan graphomoteur va dans un premier temps évaluer :
- Son organisation perceptivo-spatiale
- Sa latéralité
- Sa motricité digitale
- Son style moteur
- La vitesse de son écriture
- Le niveau d'évolution de son écriture
- Le degré et le type de dysgraphie
- Les positions et attitudes en situation d'écrit


UN PLAN DE RÉÉDUCATION VA ENSUITE ÊTRE ÉTABLI POUR CHAQUE SUJET EN FONCTION DES TROUBLES OBSERVÉS.

 

anibou

 

La dysphasie :

 

La dysphasie est un trouble grave du développement du langage chez l'enfant touchant la parole et l'écriture en l'absence de perte auditive, de déficience mentale ou d'un trouble émotionnel (Benton, 1964).

La dysphasie peut être liée à d'autres pathologies du développement comme un retard intellectuel mais ce n'est pas obligatoire. C'est une maladie neurologique probablement liée à une atteinte des centres du langage dans le cerveau dont personne ne connait encore la cause ou le type de lésion. En général on ne voit rien au scanner ou en IRM mais plusieurs familles présentant des troubles du langage sont connues et une prédisposition génétique semble prouvée. Les garçons sont plus touchés que les filles. Cette maladie a été indentifiée il y a peu de temps et les informations sont encore minces.

La dysphasie légère transitoire est celle que l'on retrouve le plus souvent associée aux troubles de l'attention ; l'enfant parle mais moins bien et plus tard que les autres enfants. Les difficultés surviennent lors de l'apprentissage du langage écrit. Cette forme de dysphasie passe souvent inaperçue et le diagnostic est fait plus tard lorsque l'enfant échoue en lecture. Souvent l'enfant est mal orienté dans le temps et dans l'espace. (chez nous Grégoire à 7 ans et demi n'arrive pas encore à savoir quel jour on est ni quel mois; il parle toujours de l'autre jour qui peut vouloir dire hier, demain, il y a une semaine, dans une semaine etc.)

Les enfants dysphasiques ont des problèmes pour se repérer dans l'espace et dans le temps. Ces enfants ne refusent pas le contact; ils ont des difficultés à s'exprimer au niveau du langage mais recherche le contact et très souvent souffre de ne pouvoir s'exprimer comme ils le voudraient ce qui risque hélas de provoquer des problèmes psychologiques. Les enfants dysphasiques ont souvent une évolution favorable car on a tendance à les traiter rapidement et longtemps. En primaire ils ont souvent à faire face à des difficultés avec l'écriture (chez nous Grégoire a inventé une nouvelle technique de Sténo!)

Heureusement une fois de plus Einstein est là pour nous remonter le moral!!!, d'après ce que l'on sait de sa jeunesse il n'est pas impossible qu'il fut dysphasique.

Comment savoir si mon enfant est dysphasique ?
Avant l'entrée en maternelle il est difficile de savoir si un enfant a un problème. C'est souvent à ce moment là que le doute s'installe et la distinction entre retard du langage simple (qui passe tout seul) et dysphasie ne peut se faire qu'à 4 ans environ.

Pour pouvoir faire un diagnostic il faut :

  • aller voir un ORL pour éliminer un trouble de l'audition,
  • aller voir une logopède pour faire un bilan orthophoniste
  • aller voir un neuropédiatre compétent (souvent dans les hopitaux universitaires comme Erasme, Saint Luc, etc...). C'est lui qui pourra faire faire des tests pour vous dire si votre enfant est ou non dysphasique et vous dire de quelle genre de dysphasie il s'agit ce qui permettra à la logopède de travailler dans la bonne direction.

La dysphasie est une maladie curable plus ou moins complètement avec un bon et long traitement.

 

Vous trouverez des liens concernant la dysphasie en faisant clic ici

 

anibou

 

 

Centres de diagnostic spécialisés en dysphasie en Belgique :


Centre KHRONOS
Rue Tenbosch, 13 - 1000 Bruxelles
02/640.31.17

Hôpital Universitaire des Enfants - Reine Fabiola
Unité de psycho-pédiatrie - Prof. J. APPELBOOM
Av. J.J. Crocq, 15 - 1020 Bruxelles
02/477.31.80

Hôpital Universitaire Erasme
Service de Neurologie Pédiatrique - Prof. VERHULPEN
Route de Lennik, 808 - 1070 Bruxelles
02/555.37.86

Cliniques Universitaires Saint Luc
Service de Neuropédiatrie - Madame LAPORTE
Avenue Hippocrate, 10 - 1200 Bruxelles
02/764.10.62

Centre Neurologique William LENNOX
Mme A. ORBAN
Allée de Clerlande, 6 - 1340 Ottignies
010/43.02.11

U.C.L. - Faculté de psychologie
CPS - Consultations de psychologie spécialisées
Christelle MAILLART
Place Cardinal Mercier, 10 - 1348 Louvain-la-Neuve
010/47.30.98

Centre Hospitalier Régional de la Citadelle
Service de Neuropédiatrie - Prof. J.P. MISSON - Dr J.M. DUBRU
Boulevard du 12ème de Ligne, 1 - 4000 Liège
04/225.69.34

Centre Neurologique
Dr Serge DELLAPIAZZA (neuropsychologue)
Rue Louvrex, 38 - 4000 Liège
04/223.69.60

Clinique Saint Joseph asbl
Clinique de l'Espérance
Dr E . SCALAIS
Rue Saint Nicolas, 447 - 4420 Montegnée
04/224.91.22

 

 

anibou

Table des matières


Retour accueil
© Copyright
1999 - 2005
Tous droits réservés