- diminution de la sévérité des symptômes,
plus particulièrement de l'hyperactivité
- intégration de l'hyperactivité à
la personnalité, devient une personne enjouée,
plaisante
-
devient parfois un meneur
-
sportif énergique, toujours en mouvement ou alors
au contraire devient hypoactif
- capacité de tout entendre lors d'une discussion
de groupe, ne manque aucun détail
- pour les cas sévères risque de développement
de personnalités antisociales
- risque de devenir agressif envers lui-même ou
envers les autres
- risque de problèmes disciplinaires pour les parents
-
souvent une persistance du trouble de l'attention
-
si l'ado a souffert de rejet pendant son enfance à
cause de son TDA/H il devient souvent un adolescent timide
qui du mal à sexprimer en société.
Il se replie sur soi et a du mal à adapter son
comportement aux autres. Il est assez angoissé.
Si cette introversion est particulièrement marquée,
ladolescent TDA/H doit absolument recevoir une aide
psychologique afin que cela ne devienne pas un handicap
à lâge adulte.
L'adolescence
Les
difficultés attentionnelles semblent disparaître
magiquement, à l'adolescence, dans le tumulte
des nouveaux comportements d'affirmation, quand seulement
elles furent reconnues auparavant.
L'on parle volontiers de la dépression, du danger
suicidaire et du comportement antisocial, comme s'il
s'agissait d'un point de départ plutôt
que d'arrivée. Il est vrai qu'une petite part
des dépressions auront sans doute une composante
familiale, d'origine génétique, et une
autre petite part une explication traumatique ou typiquement
affective. Mais il serait improbable que la plus grande
part ne soit pas neuro-maturationnelle. À l'adolescence,
l'impulsivité ne reçoit plus l'impunité
de l'enfance et se paie cher, dans le groupe des pairs,
la famille ou l'institution scolaire. Le manque d'initiatives
et de constance paraît doublement volontaire,
dans ce corps immature mais énergique. Les adultes
contestés se refusent dorénavant à
la gratuité de leur aide.
Voilà
un secteur largement négligé, que même
la recherche ne considère pas encore, par crainte
de s'y perdre. Cependant, plusieurs formes de TDA/H
se manifesteront surtout à l'adolescence. Plus
inattendu encore chez le surdoué qui avait franchi
si allègrement son parcours académique.
Comme les conséquences d'un TDA/H ignoré
et non-traité auront leur impact majeur, à
cet âge, quand les tensions vitales s'intensifient,
que les projets d'indépendance se bousculent,
sans pouvoir s'appuyer sur une bonne capacité
d'organisation et de réussite. C'est le temps
où les échecs cumulatifs arrivent à
un point de non retour, davantage si le milieu immédiat
n'a pas pris soin d'élaborer une psychologie
de soutien. L'estime de soi, fragilisé, conduit
vers le négativisme, la dépression ou
la contestation gratuite, très pénible
à contenir.
Malgré
les particularités individuelles du TDA/H, il
demeure que l'adolescence amène de nouveaux défis,
que la seule enfance n'actualisait pas encore. Les apprentissages
deviennent plus abstraits et spécifiques et demandent
une motivation constante, un désir d'avancer
sans ambivalence. Pour l'adolescent TDA/H, il faudra
s'appuyer davantage sur un talent propre, afin de mieux
nourrir la motivation, au quotidien. Les forces personnelles
seront à la base de la motivation, plus que jamais
chez d'autres personnes plus dociles qui anticipent
facilement les bienfaits à venir. L'individu
TDA/H aura besoin d'une gratification à court
terme, une réalisation qui amène une satisfaction
sensorielle. Souvent c'est dans la sphère des
activités manuelles, visuelles, télévisuelles,
informatiques que le talent se découvre. Il importe
de le favoriser, comme un point d'appui pour accepter
les activités plus frustrantes. Saint-Ex a pu
piloter des avions de ligne commerciale, sans jamais
passer de tests de compétence. Il s'arrangeait
autrement comme un petit débrouillard. Il parvenait
à ses fins, mais à sa façon.
Pourtant,
face à une chute de l'estime de soi, à
l'autodépréciation, une dépression
sévère peut s'installer et nourrir des
ruminations suicidaires qui, sur un fond d'impulsivité,
peuvent s'avérer dangereuses, et exiger un traitement
rapide, même médicamenteux, voire hospitalier.
Toutefois, il y a bien souvent une tendance de certains
intervenants à se suridentifier aux malheurs
de l'adolescent qui critique parents, professeurs, société
sans reconnaître qu'il est aussi la cause de ses
souffrances, qu'il est incapable de vivre les contraintes
du milieu d'apprentissage, qu'il s'éparpille
dans ses intérêts, ne vit que l'instant
du plaisir immédiat, sans prévoir jamais
le pire, dans ses expériences improvisées
et palpitantes. On arrive mal à débuter
des traitements complexes, à cet âge, mais
l'on peut modifier les priorités de parcours,
sans abandonner tout le curriculum. Il faut éviter
l'excès de laisser choisir, selon son propre
rythme, sauf dans les périodes maladives et régressives.
L'on peut encore tenter de mobiliser les forces restantes,
favoriser un encadrement plus personnalisé, et
dans le cas du TDA/H, avoir un tutorat professionnel
ou semi-professionnel, hors famille souvent, qui permet
un "monitoring" des activités de travail.
Car c'est toujours l'organisation de l'agenda et des
priorités éducatives qui pose problèmes,
et doit se faire sur une base quotidienne, au plus hebdomadaire,
afin de soutenir la notion de temps, si précaire,
mais absolument nécessaire à toute réussite.
Il y lieu de contrer ces fausses notions d'autonomie
individuelle qui s'organiserait progressivement, sans
présence rapprochée, injustement calomniée
et nommée "surprotection".
C'est
vrai que Freud et ses disciples construisent leur psychologie
sur la nécessité de "la castration
" symbolique, souvent presque réelle dans
la pratique, qui favorise la loi contraignante et lourde
du père, en même temps que l'éloignement
maternel, dès que faire se peut. L'on se retrouve
avec la pédagogie de l'abandon du soutien affectif
et de la vigueur punitive, dès le début
ou le milieu de l'adolescence, alors que le soutien
devrait se renforcer dans ces années de turbulence,
d'ambivalence, de faux espoirs, quand le corps grandit
plus vite que l'esprit, que la force brute devance de
trop la maturité psychologique, chez nombre de
ces jeunes gens. L'on s'oriente alors vers des conditions
répressives qui paraissent s'utiliser comme une
panacée, devenant confrontation et lutte morbide,
davantage sans prise de conscience d'un TDA/H. Il y
a, quelque part, constat d'impuissance et deuil à
élaborer, comme dialogue et constance à
maintenir, dans une psychologie adaptée. Einstein,
Mozart, Picasso n'auraient pu exister sans leur rébellion,
leur anti-conformisme, leur insouciance, leur précarité
du jeune âge. Pouvait-on ou devait-on modifier
leur tempérament intempestif? Et qui pourrait
se passer d'eux maintenant tels qu'ils sont devenus?
Que faire de mieux sinon canaliser ces énergies
diffuses et émergentes vers les talents propres,
évitant les écueils de l'autodestruction?
Il ne s'agit pas de laisser faire, mais de contenir
et de comprendre les sensibilités particulières,
les intelligences multiples, les talents cachés
qui se dissimulent sous divers masques d'apparat.
Dr
Claude Jolicoeur, psychiatre
Montréal, janvier 2002
Texte
publié avec l'autorisation du Dr Jolicoeur

Les
différences de lenfance à ladolescence
dans le TDA/H
À
toute âge:
personne
. inattentive, surtout fille
. agitée, surtout petite enfance
. impulsive, surtout garçon
en particulier observée comme:
. insouciante
. mal organisée
. sans persévérance et constance à
la tâche
Enfant
(6-12):
. étourdi, impoli
. intrusif, dans les affaires des autres
. perturbateur, dérangeant
. en mauvaise relation avec ses pairs
. incapable dattendre son tour
Adolescent
(13-18):
face au manque relatif de structures et laugmentation
des exigences du travail individuel et des tâches
complexes :
attitudes de:
. négativisme, opposition
. refus dautorité parentale et scolaire
. retard chronique sur léchéance
. incapacité de terminer un travail seul
. tendance aux conduites à haut risque
. mauvais estime de soi devant l'échec
. besoin compulsif du groupe ou isolement total
. dépression, menace suicidaire
Donc
davantage de:
. risque déchecs académiques
. pauvreté de relations sociales enrichissantes
et positives
. tendance aux accidents: sports, voiture, etc
. délinquance: vol, mensonge, délit
. abus dalcool ou drogues
. faibles issues davenir
. placements, psychiatrisation abusive
si
absence de traitement adéquat et solide compréhension
C.
Jolicoeur, m.d.
janvier 2002
Texte
publié avec l'autorisation du Dr Jolicoeur

-A26
| ACTUALITÉS LA PRESSE | MONTRÉAL |SAMEDI
7 OCTOBRE 2000
Mauvais usage du Ritalin chez les ados
«Certains mythes perdurent », déplore
la psychiatre Margaret Weiss
MATHIEU PERREAULT
VICTORIA - Les enfants du Ritalin sont mal soignés
quand ils deviennent adolescents, selon une psychiatre
vancouveroise qui présentait hier ses recherches
au congrès de l'Association des psychiatres du
Canada. Les écoles secondaires sont mai équipées
pour les aider à prendre leurs médicaments.
Et les parents ont souvent peur que le Ritalin mène
à des drogues Illégales.
Même si nous savons depuis 15 ans qu'il est possible
de donner des stimulants (comme le Ritalin) à des
adolescents pour soigner le trouble de l'attention avec
ou sans hyperactivité (TDAH), certains mythes perdurent
», déplore la psychiatre Margaret Weiss,
une ancienne Montréalaise qui enseigne à
l'Université de Colombie-Britannique.
« Certains médecins croient encore à
tort que les stimulants ont des effets paradoxaux chez
les adolescents, et que le TDAH s'éteint de lui-même
à l'adolescence. »
Environ 90% des adolescents souffrant de TDAH ne sont
pas traités.
Quant à la crainte que les stimulants soient surprescrits,
le Dr Weiss la balaie du revers de la main. « 5
% des enfants de six à 18 ans souffrent de TDAH.
Mais en Colombie-Britannique, seulement 0,8 % des enfants
reçoivent des stimulants. Et le taux de traitement
diminue à l'adolescence. » En d'autres mots,
environ 90 % des adolescents souffrant de TDAH ne sont
pas traités. Le Dr Weiss ne croit pas que la situation
soit différente au Québec.
Le problème, c'est que les symptômes du TDAH
changent à l'adolescence : l'hyperactivité
est moins évidente, remplacée par l'impulsivité.
Les récentes alertes au commerce illégal
du Ritalin, qui prend place à côté
de la mari et de la coke dans le catalogue des revendeurs,
inquiètent aussi les parents. « Rien ne permet
de croire que les stimulants mènent aux autres
drogues, » affirme le Dr Weiss.
Bien au contraire, des études montrent que, si
le TDAH est traité, le risque de toxicomanie diminue.
En fait, les ados qui prennent des drogues dures arrêtent
parfois pour pouvoir prendre des médicaments contre
le TDAH. » Les interactions avec les drogues douces
comme la marijuana risquent aussi d'être néfastes,
quoique certaines études montrent quil ny
a pas de contre-indication.
Certains ados dont le TDAH n'est pas traité se
retrouvent par contre avec de mauvaises fréquentations.
«Ils ont de la difficulté à se faire
des amis, parce qu'ils manquent d'habiletés sociales,
dit le Dr Weiss. Alors ils se tiennent avec des plus jeunes,
ou avec des gens qui comme eux ont des problèmes.
»
La fidélité au traitement fluctue. Comme
le TDAH empêche souvent de prendre des notes et
de tenir un agenda, les oublis de pilules sont fréquents,
tout comme les retards aux séances de psychothérapie.
« Comme les ados se rebellent contre l'autorité,
leurs parents et enseignants s'attendent à ce qu'ils
s'occupent eux-mêmes de prendre leurs médicaments,
ajoute le Dr Weiss. Mais souvent, ils nen sont pas
capables. » Il faut négocier finement pour
aider l'adolescent et passer à des stimulants dont
l'effet dure plus longtemps, six ou même huit heures
au lieu de deux heures et demie, comme le Ritalin des
écoles primaires.
L'adolescence étant un moment critique pour la
formation de la personnalité, la plupart voudront
arrêter à un moment ou l'autre, affirme le
Dr Weiss. « L'adolescent veut savoir qui il est
réellement, sans l'influence artificielle du médicament.
Il est plus utile de considérer ce souhait comme
approprié et utile, que de le combattre. L'adolescent
qui veut arrêter finira par s'arranger seul. Une
« vacance de médicaments », durant
l'été par exemple, permet de refaire le
diagnostic. L'adolescent peut aussi voir par lui-même
les effets du stimulant. »
Le diagnostic est plus compliqué à l'adolescence
qu'à l'enfance, parce que le traitement vise d'abord
les problèmes d'attention, plutôt que les
problèmes de comportement comme à l'enfance.
Et l'attention est difficile à évaluer:
on peut compter les oublis, mais plus difficilement quantifier
la procrastination et le manque de motivation, selon le
Dr Weiss. Les observations extérieures sont souvent
peu fiables, écrit la psychiatre dans un article
du Canadian Journal of Psychiatry. L'évaluation
d'un élève par six professeurs a souvent
lair de la description de six élèves
différents. » D'un autre côté,
fait valoir le Dr Weiss, une adolescente de 14 ans qui
souffre de TDAH et en est à son deuxième
avortement parce qu'elle oublie de prendre sa pilule anticonceptionnelle
a clairement besoin d'aide.
La psychiatre vancouveroise croit néanmoins qu'il
vaut mieux évaluer le potentiel scolaire et le
bulletin de notes. Un élève brillant qui
n'a que des notes de 70% à cause du TDAH gagne
à être traité. Mais récemment,
les cabinets de psychiatres ont connu une avalanche de
demandes de traitements aux stimulants, de la part de
parents denfants souffrant de TDAH, mais aussi d'une
légère déficience mentale, seIon
le Dr Weiss. Dans ces derniers cas, la chimiothérapie
n'est peut-être pas indiquée.
Les
enfants avec un déficit d'attention/hyperactivité ont
moins d'amis à l'adolescence
Selon
les résultats d'une recherche, publiées dans le Journal
of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, les enfants
qui souffrent de déficit de l'attention et/ou d'hyperactivité
(DAH) ont tendance à devenir des adolescents qui se font peu
d'amis et sont moins bien acceptés des pairs que le diagnostic
continue de s'appliquer ou pas.
Ce
trouble se caractérise par des comportements impulsifs, des
difficultés de concentration et des problèmes académiques,
comportementaux et émotionnels. Ces enfants éprouvent
des difficultés sociales qui semblent prédire qu'ils
vivront du rejet à l'adolescence selon les auteurs de la recherche.
Les
chercheurs ont interviewé 111 adolescents de 13 à 18
ans qui présentaient le diagnostic de DAH dans l'enfance et
100 adolescents sans diagnostic ainsi que leurs parents et leurs professeurs.
Quand
on demandait directement aux jeunes s'ils étaient acceptés
par leurs pairs, les deux groupes répondaient de la même
façon. Cependant les interviews auprès des adultes révélaient
que les ados dans le groupe de DAH avaient moins d'amis et vivaient
plus de rejet. Parmi eux, ceux qui étaient agressifs lorsqu'enfants
rapportaient une moins grande acceptation de leurs pairs à
l'adolescence.
source
:
http://news.excite.com/news/r/011022/10/health-adhd

Idée
de lecture :
- "Mon enfant soppose" de Gisèle George aux
Editions Odile Jacob
-
"Gérer les adolescents difficiles - Comportements impulsifs,
excessifs ou agités" de COMPERNOLLE Th.LOOTENS H.MOGGRÉ
R.VAN EERDEN Th.

Les adolescents et le diagnostic tardif : quel soutien apporter ?
Les mythes:
Dans l'adolescence THADA normalement disparait, c'est vrai assez souvent pour l'hyperactivité, mais pas toujours pour le déficit d'attention, voir CHAAD ( Children and Adults with ADD )
Beaucoup de symptomes de THADA correspondent aux problèmes normaux de la puberté
Le traitement avec des médicaments stimulants est interdit pour les adolescents et les adultes, il y a le danger de dépendance ou toxicomanie
Les raisons pour un diagnostic tardif:
Interprétation fausse des professionnels: effets secondaires ! ( pour la famille et pour l'adolescent atteint) ? l'odyssée typique ("Maurice")
Compensation de THADA par une haute intelligence
"Seulement" des problèmes scolaires.
Des filles, enfants "lunatiques"
Diagnostic chez le frère ou la soeur plus jeune
Comorbidités ou problèmes secondaires, comme dépression, abus ou dépendance d' alcool ou drogues ( automédication !), manque de confiance en soi
Ignorance !
Que peut - on faire ?
Un diagnostic professionel: Evaluation de l'anamnèse
Questionnaires pour les parents,
les professeurs, l'adolescent, etc
Examen clinique et neurologique
Des tests spécifiques et objectifs par un
médecin et un psychologue !
Information détaillée : Neurobiologie, facteurs génétiques, livres
pour les adolescents
Un plan thérapeutique Thérapies comportementales, "coaching"
Médication
Psychothérapie ( effets secondaires)
Médication
Explication avec le modèle des lunettes ( "AKOS"-Brille )
Des stimulants comme Ritalin et Dexamin , essayer les deux !
Appliquer toujours les 3 règles d'or : Dose individuelle
Durée de l'effet très individuelle
Spectre thérapeutique assez étroit
Autres médicaments
Thérapies comportementales, voir étude MTA !
"Coaching"
Sélectionner les problèmes (priorités) ! Faire une liste ! Faire un journal pour quelques semaines !
Liste de problèmes fréquents:
Devoirs d'école
Organisation de soi-même
Préparations aux examens, exécutions des examens
Prendre des notes à l'école
Compréhension des textes, lecture
Mémoriser
Participation et comportement à l'école
Aptitudes cognitives
Relations sociales
Relations familiales
Principes de l'éducation pour un adolescent atteint de THADA:
"Barkley's Basic 10"
Feedback et conséquences immédiates
Feedback fréquent, renforcement positif et rapide
Utiliser des conséquences fortes
Avant de punir, avertir clairement.
Maintenir une attitude conséquente
Ne pas crier ou discuter, agir !
Prévoir ( et éviter ) des situations difficiles
Ne Pas oublier que l'on est en face d'un problème neurobiologique, l'adolescent a un vrai handicap !
On n'a pas fait toujours une mauvaise éducation
Pardonner si souvent que possible
"Robin's Rest"
Encouragement de l'autonomie individuelle pas à pas
Séparer les problèmes où l'on peut discuter et ceux où ce n'est pas possible.
Expliquer les situations/problèmes où on ne peut pas discuter.
Pour les choses où on peut en parler c'est important de faire participer l'adolescent.
Communiquer et communiquer !
Surveiller le comportement de l'adolescent lors de ses temps libres.
Maintenir structure et supervision aussi longtemps que vous pensez que c'est nécessaire.
Croire au succès de votre adolescent et montrer le-lui !
Encourager votre adolescent àutiliser ses forces et ses talents
Situations spéciales:
L'adolescent n'est pas motivé pour changer quelque chose, il ne voit pas le problème
L'adolescent refuse de prendre des médicaments
La famille n'est pas capable de le soutenir, de l'assister
L'adolescent est dans une institution
L'adolescent est dépendant de drogues, d'alcool
L'adolescent est devenu délinquant
Pour le futur:
"Choose the right profession and marry the right partner" !
L'odyssée typique de Maurice
Témoignage (écrit par sa maman)
"L'accouchement de Maurice s'est effectué par cézarienne avec quelques difficultés.
Dès le début de sa vie il était extrêmement calme. Il dormait d'un repas à l'autre. Dès l'âge d'un an et demi son comportement s'est modifié. Il est devenu hyperactif, quand quelque chose ne lui plaisait pas il insistait avec acharnément. En grandissant il a commencé à avoir des crises, il criait et pleurait brusquement.
La rentrée au jardin d'enfants s'est faite à 5 ans et demi. Comme il se fatiguait rapidement et de ce fait n'avait aucune endurance, il n'y allait que la demi-journée. Pendant ce temps j'ai trouvé et lu un article sur les enfants "POS". Comme je trouvais dans cet article quelques parallèles avec le comportement de Maurice nous nous sommes renseignés auprès de l' EB (Erziehungsberatung), là, on nous a confirmé que Maurice était atteint d'un léger "POS" avec une légère déficience motrice. Un traitement ne serait pas nécessaire. J'ai fait un régime sans phosphate avec lui. De ce fait Maurice est devenu un peu plus calme mais il avait énormément de difficulté à renoncer aux friandises. Comme il ne pouvait pas manger de tout et comme il ne comprenait pas l'implication, c'était moi la méchante qui lui mettait les limites..
Après deux ans de jardin d'enfants il entrait à l'école. Son comportement était nerveux et il avait de la peine à se concentrer. De ce fait il était un écolier difficile à manier par les professeurs. Les appels téléphoniques des professeurs se multipliaient et denouveau nous avons cherché du secours.
L'adresse d'une thérapeute nous est parvenue. C'était elle qui nous a procuré des "Bachblüten" (Fleurs de Bach) et sa thérapie consistait à la stabilisation de la colonne vertébrale. Pour le moment nous étions persuadés qu'on l'avait aidé et soulagé.
A l'âge de 8 ans il parlait à plusieurs reprises de suicide. Alarmés, nous avions pris rendez-vous avec un psychiatre.
A l' école son comportement n'était plus tenable et à la sixième classe son professeur l'a renvoyé denouveau à l'EB où nous étions pris en charge par un psychologue pour adolescents. Malheureusement le succès se faisait attendre.
Du fait de son comportement, le professeur le mettait sous pression psychique. Il allait de soi que son comportement ne pouvait pas changer. Ces enseignants nous faisaient souvent la remarque que Maurice était impertinent, agressif et paresseux.
Un kinésiologue nous avait transmis des exercices pour Maurice, mais malheureusement il n' était pas en mesure de les faire régulièrement. En même temps Maurice a fait connaisance de haschisch et fait ses premières expériences "positives" . : il devenait plus calme et était persuadé qu'il n'avait plus besoin d'aide ultérieure, qu'il était capable de s'aider par lui même! A son avis il n'était pas malade.
Nous avons eu beaucoup de discussions avec lui et esperions qu'avec son développement corporel il serait guéri de "POS". Entre- temps nous avons vu que les problèmes ne se résolvaient pas aussi facilement que ça.
Actuellement Maurice fréquente la neuvième classe, son comportement et son travail laissent à désirer.
De ce fait sa place d'apprenti- cuisinier qui lui était assûrée va être résiliée, suite à 'un entretien avec son professeur. "
source : http://www.aspedah.ch/Adolescent-Dr-Ryffel.htm

Table
des matières
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