HYPERACTIVITE

anibou

L'Adolescence

Dernière mise à jour 8 décembre 2005

Table des matières
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- diminution de la sévérité des symptômes, plus particulièrement de l'hyperactivité

- intégration de l'hyperactivité à la personnalité, devient une personne enjouée, plaisante

- devient parfois un meneur

- sportif énergique, toujours en mouvement ou alors au contraire devient hypoactif

- capacité de tout entendre lors d'une discussion de groupe, ne manque aucun détail

- pour les cas sévères risque de développement de personnalités antisociales

- risque de devenir agressif envers lui-même ou envers les autres

- risque de problèmes disciplinaires pour les parents

- souvent une persistance du trouble de l'attention

- si l'ado a souffert de rejet pendant son enfance à cause de son TDA/H il devient souvent un adolescent timide qui du mal à s’exprimer en société.
Il se replie sur soi et a du mal à adapter son comportement aux autres. Il est assez angoissé. Si cette introversion est particulièrement marquée, l’adolescent TDA/H doit absolument recevoir une aide psychologique afin que cela ne devienne pas un handicap à l’âge adulte.

 

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L'adolescence

Les difficultés attentionnelles semblent disparaître magiquement, à l'adolescence, dans le tumulte des nouveaux comportements d'affirmation, quand seulement elles furent reconnues auparavant.
L'on parle volontiers de la dépression, du danger suicidaire et du comportement antisocial, comme s'il s'agissait d'un point de départ plutôt que d'arrivée. Il est vrai qu'une petite part des dépressions auront sans doute une composante familiale, d'origine génétique, et une autre petite part une explication traumatique ou typiquement affective. Mais il serait improbable que la plus grande part ne soit pas neuro-maturationnelle. À l'adolescence, l'impulsivité ne reçoit plus l'impunité de l'enfance et se paie cher, dans le groupe des pairs, la famille ou l'institution scolaire. Le manque d'initiatives et de constance paraît doublement volontaire, dans ce corps immature mais énergique. Les adultes contestés se refusent dorénavant à la gratuité de leur aide.

Voilà un secteur largement négligé, que même la recherche ne considère pas encore, par crainte de s'y perdre. Cependant, plusieurs formes de TDA/H se manifesteront surtout à l'adolescence. Plus inattendu encore chez le surdoué qui avait franchi si allègrement son parcours académique. Comme les conséquences d'un TDA/H ignoré et non-traité auront leur impact majeur, à cet âge, quand les tensions vitales s'intensifient, que les projets d'indépendance se bousculent, sans pouvoir s'appuyer sur une bonne capacité d'organisation et de réussite. C'est le temps où les échecs cumulatifs arrivent à un point de non retour, davantage si le milieu immédiat n'a pas pris soin d'élaborer une psychologie de soutien. L'estime de soi, fragilisé, conduit vers le négativisme, la dépression ou la contestation gratuite, très pénible à contenir.

Malgré les particularités individuelles du TDA/H, il demeure que l'adolescence amène de nouveaux défis, que la seule enfance n'actualisait pas encore. Les apprentissages deviennent plus abstraits et spécifiques et demandent une motivation constante, un désir d'avancer sans ambivalence. Pour l'adolescent TDA/H, il faudra s'appuyer davantage sur un talent propre, afin de mieux nourrir la motivation, au quotidien. Les forces personnelles seront à la base de la motivation, plus que jamais chez d'autres personnes plus dociles qui anticipent facilement les bienfaits à venir. L'individu TDA/H aura besoin d'une gratification à court terme, une réalisation qui amène une satisfaction sensorielle. Souvent c'est dans la sphère des activités manuelles, visuelles, télévisuelles, informatiques que le talent se découvre. Il importe de le favoriser, comme un point d'appui pour accepter les activités plus frustrantes. Saint-Ex a pu piloter des avions de ligne commerciale, sans jamais passer de tests de compétence. Il s'arrangeait autrement comme un petit débrouillard. Il parvenait à ses fins, mais à sa façon.

Pourtant, face à une chute de l'estime de soi, à l'autodépréciation, une dépression sévère peut s'installer et nourrir des ruminations suicidaires qui, sur un fond d'impulsivité, peuvent s'avérer dangereuses, et exiger un traitement rapide, même médicamenteux, voire hospitalier. Toutefois, il y a bien souvent une tendance de certains intervenants à se suridentifier aux malheurs de l'adolescent qui critique parents, professeurs, société sans reconnaître qu'il est aussi la cause de ses souffrances, qu'il est incapable de vivre les contraintes du milieu d'apprentissage, qu'il s'éparpille dans ses intérêts, ne vit que l'instant du plaisir immédiat, sans prévoir jamais le pire, dans ses expériences improvisées et palpitantes. On arrive mal à débuter des traitements complexes, à cet âge, mais l'on peut modifier les priorités de parcours, sans abandonner tout le curriculum. Il faut éviter l'excès de laisser choisir, selon son propre rythme, sauf dans les périodes maladives et régressives. L'on peut encore tenter de mobiliser les forces restantes, favoriser un encadrement plus personnalisé, et dans le cas du TDA/H, avoir un tutorat professionnel ou semi-professionnel, hors famille souvent, qui permet un "monitoring" des activités de travail. Car c'est toujours l'organisation de l'agenda et des priorités éducatives qui pose problèmes, et doit se faire sur une base quotidienne, au plus hebdomadaire, afin de soutenir la notion de temps, si précaire, mais absolument nécessaire à toute réussite. Il y lieu de contrer ces fausses notions d'autonomie individuelle qui s'organiserait progressivement, sans présence rapprochée, injustement calomniée et nommée "surprotection".

C'est vrai que Freud et ses disciples construisent leur psychologie sur la nécessité de "la castration " symbolique, souvent presque réelle dans la pratique, qui favorise la loi contraignante et lourde du père, en même temps que l'éloignement maternel, dès que faire se peut. L'on se retrouve avec la pédagogie de l'abandon du soutien affectif et de la vigueur punitive, dès le début ou le milieu de l'adolescence, alors que le soutien devrait se renforcer dans ces années de turbulence, d'ambivalence, de faux espoirs, quand le corps grandit plus vite que l'esprit, que la force brute devance de trop la maturité psychologique, chez nombre de ces jeunes gens. L'on s'oriente alors vers des conditions répressives qui paraissent s'utiliser comme une panacée, devenant confrontation et lutte morbide, davantage sans prise de conscience d'un TDA/H. Il y a, quelque part, constat d'impuissance et deuil à élaborer, comme dialogue et constance à maintenir, dans une psychologie adaptée. Einstein, Mozart, Picasso n'auraient pu exister sans leur rébellion, leur anti-conformisme, leur insouciance, leur précarité du jeune âge. Pouvait-on ou devait-on modifier leur tempérament intempestif? Et qui pourrait se passer d'eux maintenant tels qu'ils sont devenus? Que faire de mieux sinon canaliser ces énergies diffuses et émergentes vers les talents propres, évitant les écueils de l'autodestruction? Il ne s'agit pas de laisser faire, mais de contenir et de comprendre les sensibilités particulières, les intelligences multiples, les talents cachés qui se dissimulent sous divers masques d'apparat.

Dr Claude Jolicoeur, psychiatre
Montréal, janvier 2002

Texte publié avec l'autorisation du Dr Jolicoeur

 

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Les différences de l’enfance à l’adolescence dans le TDA/H

À toute âge:
personne
. inattentive, surtout fille
. agitée, surtout petite enfance
. impulsive, surtout garçon
en particulier observée comme:
. insouciante
. mal organisée
. sans persévérance et constance à la tâche

Enfant (6-12):
. étourdi, impoli
. intrusif, dans les affaires des autres
. perturbateur, dérangeant
. en mauvaise relation avec ses pairs
. incapable d’attendre son tour

Adolescent (13-18):
face au manque relatif de structures et l’augmentation des exigences du travail individuel et des tâches complexes :
attitudes de:
. négativisme, opposition
. refus d’autorité parentale et scolaire
. retard chronique sur l’échéance
. incapacité de terminer un travail seul
. tendance aux conduites à haut risque
. mauvais estime de soi devant l'échec
. besoin compulsif du groupe ou isolement total
. dépression, menace suicidaire

Donc davantage de:
. risque d’échecs académiques
. pauvreté de relations sociales enrichissantes et positives
. tendance aux accidents: sports, voiture, etc
. délinquance: vol, mensonge, délit
. abus d’alcool ou drogues
. faibles issues d’avenir
. placements, psychiatrisation abusive

si absence de traitement adéquat et solide compréhension

C. Jolicoeur, m.d.
janvier 2002

Texte publié avec l'autorisation du Dr Jolicoeur

 

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-A26 | ACTUALITÉS LA PRESSE | MONTRÉAL |SAMEDI 7 OCTOBRE 2000
Mauvais usage du Ritalin chez les ados
«Certains mythes perdurent », déplore la psychiatre Margaret Weiss
MATHIEU PERREAULT

VICTORIA - Les enfants du Ritalin sont mal soignés quand ils deviennent adolescents, selon une psychiatre vancouveroise qui présentait hier ses recherches au congrès de l'Association des psychiatres du Canada. Les écoles secondaires sont mai équipées pour les aider à prendre leurs médicaments. Et les parents ont souvent peur que le Ritalin mène à des drogues Illégales.
Même si nous savons depuis 15 ans qu'il est possible de donner des stimulants (comme le Ritalin) à des adolescents pour soigner le trouble de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH), certains mythes perdurent », déplore la psychiatre Margaret Weiss, une ancienne Montréalaise qui enseigne à l'Université de Colombie-Britannique.
« Certains médecins croient encore à tort que les stimulants ont des effets paradoxaux chez les adolescents, et que le TDAH s'éteint de lui-même à l'adolescence. »
Environ 90% des adolescents souffrant de TDAH ne sont pas traités.
Quant à la crainte que les stimulants soient surprescrits, le Dr Weiss la balaie du revers de la main. « 5 % des enfants de six à 18 ans souffrent de TDAH. Mais en Colombie-Britannique, seulement 0,8 % des enfants reçoivent des stimulants. Et le taux de traitement diminue à l'adolescence. » En d'autres mots, environ 90 % des adolescents souffrant de TDAH ne sont pas traités. Le Dr Weiss ne croit pas que la situation soit différente au Québec.
Le problème, c'est que les symptômes du TDAH changent à l'adolescence : l'hyperactivité est moins évidente, remplacée par l'impulsivité. Les récentes alertes au commerce illégal du Ritalin, qui prend place à côté de la mari et de la coke dans le catalogue des revendeurs, inquiètent aussi les parents. « Rien ne permet de croire que les stimulants mènent aux autres drogues, » affirme le Dr Weiss.
Bien au contraire, des études montrent que, si le TDAH est traité, le risque de toxicomanie diminue. En fait, les ados qui prennent des drogues dures arrêtent parfois pour pouvoir prendre des médicaments contre le TDAH. » Les interactions avec les drogues douces comme la marijuana risquent aussi d'être néfastes, quoique certaines études montrent qu’il n’y a pas de contre-indication.
Certains ados dont le TDAH n'est pas traité se retrouvent par contre avec de mauvaises fréquentations. «Ils ont de la difficulté à se faire des amis, parce qu'ils manquent d'habiletés sociales, dit le Dr Weiss. Alors ils se tiennent avec des plus jeunes, ou avec des gens qui comme eux ont des problèmes. »
La fidélité au traitement fluctue. Comme le TDAH empêche souvent de prendre des notes et de tenir un agenda, les oublis de pilules sont fréquents, tout comme les retards aux séances de psychothérapie. « Comme les ados se rebellent contre l'autorité, leurs parents et enseignants s'attendent à ce qu'ils s'occupent eux-mêmes de prendre leurs médicaments, ajoute le Dr Weiss. Mais souvent, ils n’en sont pas capables. » Il faut négocier finement pour aider l'adolescent et passer à des stimulants dont l'effet dure plus longtemps, six ou même huit heures au lieu de deux heures et demie, comme le Ritalin des écoles primaires.
L'adolescence étant un moment critique pour la formation de la personnalité, la plupart voudront arrêter à un moment ou l'autre, affirme le Dr Weiss. « L'adolescent veut savoir qui il est réellement, sans l'influence artificielle du médicament. Il est plus utile de considérer ce souhait comme approprié et utile, que de le combattre. L'adolescent qui veut arrêter finira par s'arranger seul. Une « vacance de médicaments », durant l'été par exemple, permet de refaire le diagnostic. L'adolescent peut aussi voir par lui-même les effets du stimulant. »
Le diagnostic est plus compliqué à l'adolescence qu'à l'enfance, parce que le traitement vise d'abord les problèmes d'attention, plutôt que les problèmes de comportement comme à l'enfance. Et l'attention est difficile à évaluer: on peut compter les oublis, mais plus difficilement quantifier la procrastination et le manque de motivation, selon le Dr Weiss. Les observations extérieures sont souvent peu fiables, écrit la psychiatre dans un article du Canadian Journal of Psychiatry. L'évaluation d'un élève par six professeurs a souvent l’air de la description de six élèves différents. » D'un autre côté, fait valoir le Dr Weiss, une adolescente de 14 ans qui souffre de TDAH et en est à son deuxième avortement parce qu'elle oublie de prendre sa pilule anticonceptionnelle a clairement besoin d'aide.
La psychiatre vancouveroise croit néanmoins qu'il vaut mieux évaluer le potentiel scolaire et le bulletin de notes. Un élève brillant qui n'a que des notes de 70% à cause du TDAH gagne à être traité. Mais récemment, les cabinets de psychiatres ont connu une avalanche de demandes de traitements aux stimulants, de la part de parents d’enfants souffrant de TDAH, mais aussi d'une légère déficience mentale, seIon le Dr Weiss. Dans ces derniers cas, la chimiothérapie n'est peut-être pas indiquée.

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Les enfants avec un déficit d'attention/hyperactivité ont moins d'amis à l'adolescence

Selon les résultats d'une recherche, publiées dans le Journal of the American Academy of Child and Adolescent Psychiatry, les enfants qui souffrent de déficit de l'attention et/ou d'hyperactivité (DAH) ont tendance à devenir des adolescents qui se font peu d'amis et sont moins bien acceptés des pairs que le diagnostic continue de s'appliquer ou pas.

Ce trouble se caractérise par des comportements impulsifs, des difficultés de concentration et des problèmes académiques, comportementaux et émotionnels. Ces enfants éprouvent des difficultés sociales qui semblent prédire qu'ils vivront du rejet à l'adolescence selon les auteurs de la recherche.

Les chercheurs ont interviewé 111 adolescents de 13 à 18 ans qui présentaient le diagnostic de DAH dans l'enfance et 100 adolescents sans diagnostic ainsi que leurs parents et leurs professeurs.

Quand on demandait directement aux jeunes s'ils étaient acceptés par leurs pairs, les deux groupes répondaient de la même façon. Cependant les interviews auprès des adultes révélaient que les ados dans le groupe de DAH avaient moins d'amis et vivaient plus de rejet. Parmi eux, ceux qui étaient agressifs lorsqu'enfants rapportaient une moins grande acceptation de leurs pairs à l'adolescence.

source : http://news.excite.com/news/r/011022/10/health-adhd

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Idée de lecture :

- "Mon enfant s’oppose" de Gisèle George aux Editions Odile Jacob

- "Gérer les adolescents difficiles - Comportements impulsifs, excessifs ou agités" de COMPERNOLLE Th.LOOTENS H.MOGGRÉ R.VAN EERDEN Th.

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Les adolescents et le diagnostic tardif : quel soutien apporter ?

Les mythes:

Dans l'adolescence THADA normalement disparait, c'est vrai assez souvent pour l'hyperactivité, mais pas toujours pour le déficit d'attention, voir CHAAD ( Children and Adults with ADD )
Beaucoup de symptomes de THADA correspondent aux problèmes normaux de la puberté
Le traitement avec des médicaments stimulants est interdit pour les adolescents et les adultes, il y a le danger de dépendance ou toxicomanie




Les raisons pour un diagnostic tardif:

Interprétation fausse des professionnels: effets secondaires ! ( pour la famille et pour l'adolescent atteint) ? l'odyssée typique ("Maurice")
Compensation de THADA par une haute intelligence
"Seulement" des problèmes scolaires.
Des filles, enfants "lunatiques"
Diagnostic chez le frère ou la soeur plus jeune
Comorbidités ou problèmes secondaires, comme dépression, abus ou dépendance d' alcool ou drogues ( automédication !), manque de confiance en soi
Ignorance !




Que peut - on faire ?

Un diagnostic professionel: Evaluation de l'anamnèse
Questionnaires pour les parents,

les professeurs, l'adolescent, etc

Examen clinique et neurologique

Des tests spécifiques et objectifs par un

médecin et un psychologue !

Information détaillée : Neurobiologie, facteurs génétiques, livres
pour les adolescents

Un plan thérapeutique Thérapies comportementales, "coaching"
Médication

Psychothérapie ( effets secondaires)

Médication

Explication avec le modèle des lunettes ( "AKOS"-Brille )

Des stimulants comme Ritalin et Dexamin , essayer les deux !
Appliquer toujours les 3 règles d'or : Dose individuelle

Durée de l'effet très individuelle

Spectre thérapeutique assez étroit

Autres médicaments
Thérapies comportementales, voir étude MTA !

"Coaching"

Sélectionner les problèmes (priorités) ! Faire une liste ! Faire un journal pour quelques semaines !

Liste de problèmes fréquents:

Devoirs d'école
Organisation de soi-même
Préparations aux examens, exécutions des examens
Prendre des notes à l'école
Compréhension des textes, lecture
Mémoriser
Participation et comportement à l'école
Aptitudes cognitives
Relations sociales
Relations familiales
Principes de l'éducation pour un adolescent atteint de THADA:

"Barkley's Basic 10"

Feedback et conséquences immédiates
Feedback fréquent, renforcement positif et rapide
Utiliser des conséquences fortes
Avant de punir, avertir clairement.
Maintenir une attitude conséquente
Ne pas crier ou discuter, agir !
Prévoir ( et éviter ) des situations difficiles
Ne Pas oublier que l'on est en face d'un problème neurobiologique, l'adolescent a un vrai handicap !
On n'a pas fait toujours une mauvaise éducation
Pardonner si souvent que possible
"Robin's Rest"

Encouragement de l'autonomie individuelle pas à pas
Séparer les problèmes où l'on peut discuter et ceux où ce n'est pas possible.
Expliquer les situations/problèmes où on ne peut pas discuter.
Pour les choses où on peut en parler c'est important de faire participer l'adolescent.
Communiquer et communiquer !
Surveiller le comportement de l'adolescent lors de ses temps libres.
Maintenir structure et supervision aussi longtemps que vous pensez que c'est nécessaire.
Croire au succès de votre adolescent et montrer le-lui !
Encourager votre adolescent àutiliser ses forces et ses talents


Situations spéciales:

L'adolescent n'est pas motivé pour changer quelque chose, il ne voit pas le problème
L'adolescent refuse de prendre des médicaments
La famille n'est pas capable de le soutenir, de l'assister
L'adolescent est dans une institution
L'adolescent est dépendant de drogues, d'alcool
L'adolescent est devenu délinquant


Pour le futur:

"Choose the right profession and marry the right partner" !





L'odyssée typique de Maurice

Témoignage (écrit par sa maman)

"L'accouchement de Maurice s'est effectué par cézarienne avec quelques difficultés.

Dès le début de sa vie il était extrêmement calme. Il dormait d'un repas à l'autre. Dès l'âge d'un an et demi son comportement s'est modifié. Il est devenu hyperactif, quand quelque chose ne lui plaisait pas il insistait avec acharnément. En grandissant il a commencé à avoir des crises, il criait et pleurait brusquement.

La rentrée au jardin d'enfants s'est faite à 5 ans et demi. Comme il se fatiguait rapidement et de ce fait n'avait aucune endurance, il n'y allait que la demi-journée. Pendant ce temps j'ai trouvé et lu un article sur les enfants "POS". Comme je trouvais dans cet article quelques parallèles avec le comportement de Maurice nous nous sommes renseignés auprès de l' EB (Erziehungsberatung), là, on nous a confirmé que Maurice était atteint d'un léger "POS" avec une légère déficience motrice. Un traitement ne serait pas nécessaire. J'ai fait un régime sans phosphate avec lui. De ce fait Maurice est devenu un peu plus calme mais il avait énormément de difficulté à renoncer aux friandises. Comme il ne pouvait pas manger de tout et comme il ne comprenait pas l'implication, c'était moi la méchante qui lui mettait les limites..

Après deux ans de jardin d'enfants il entrait à l'école. Son comportement était nerveux et il avait de la peine à se concentrer. De ce fait il était un écolier difficile à manier par les professeurs. Les appels téléphoniques des professeurs se multipliaient et denouveau nous avons cherché du secours.

L'adresse d'une thérapeute nous est parvenue. C'était elle qui nous a procuré des "Bachblüten" (Fleurs de Bach) et sa thérapie consistait à la stabilisation de la colonne vertébrale. Pour le moment nous étions persuadés qu'on l'avait aidé et soulagé.

A l'âge de 8 ans il parlait à plusieurs reprises de suicide. Alarmés, nous avions pris rendez-vous avec un psychiatre.

A l' école son comportement n'était plus tenable et à la sixième classe son professeur l'a renvoyé denouveau à l'EB où nous étions pris en charge par un psychologue pour adolescents. Malheureusement le succès se faisait attendre.

Du fait de son comportement, le professeur le mettait sous pression psychique. Il allait de soi que son comportement ne pouvait pas changer. Ces enseignants nous faisaient souvent la remarque que Maurice était impertinent, agressif et paresseux.

Un kinésiologue nous avait transmis des exercices pour Maurice, mais malheureusement il n' était pas en mesure de les faire régulièrement. En même temps Maurice a fait connaisance de haschisch et fait ses premières expériences "positives" . : il devenait plus calme et était persuadé qu'il n'avait plus besoin d'aide ultérieure, qu'il était capable de s'aider par lui même! A son avis il n'était pas malade.

Nous avons eu beaucoup de discussions avec lui et esperions qu'avec son développement corporel il serait guéri de "POS". Entre- temps nous avons vu que les problèmes ne se résolvaient pas aussi facilement que ça.

Actuellement Maurice fréquente la neuvième classe, son comportement et son travail laissent à désirer.

De ce fait sa place d'apprenti- cuisinier qui lui était assûrée va être résiliée, suite à 'un entretien avec son professeur. "

source : http://www.aspedah.ch/Adolescent-Dr-Ryffel.htm


 

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