Questions - Réponses

Dernière édition du 10 avril 2008

Le TDA/H se guérit-il?

Il n’existe pas de traitement curatif, mais des médicaments peuvent contribuer à réduire les symptômes de TDA/H. Le médecin de votre enfant essaiera diverses doses (quantités) pour que votre enfant s’améliore le plus possible en souffrant du moins d’effets secondaires possible

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Comment se passe un rdv chez le neuropédiatre ou le pédopsychiatre ?

La première fois les parents restent dans le cabinet avec l'enfant.
Ils racontent le but de leur visite, pourquoi ils désirent que l'enfant soit suivi.
Le médecin pose des questions au deux parents.
Il y a des tests qui consistent en un questionnaire, souvent une partie que le psy rempli avec vous puis ensuite des questions a remplir à la maison puis par l'institutrice de l'enfant, voir parfois un psy ou un logopède qui s'en occupe déjà.
C'est donc avant tout un entretien d'aide, et non pas un interrogatoire forcé.
Cela fait quelques années déjà qu'ils ont supprimés la grosse lampe dans les yeux, le pentotal et les coups de botin sur la tête... allez j'exagère encore une fois !
Pour la fréquence des visites cela dépend des besoins de l'enfant et de la disponibilité du toubib.
Dans tous les cas tu ne dois pas t'inquieter, il n'est pas là pour t'embeter mais bien pour t'aider, dis donc tu n'irais quand meme pas payer pour te faire e.... lol...

Francoise


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Comment expliquer à mon enfant ou à un adulte le fait que mon enfant doit prendre de la rilatine et le fonctionnement de ce médicament ?

Voici plusieurs propositions :

  • La médication joue pour l'enfant TDA/H le même rôle que celui d'un appareil acoustique pour le malentendant ou de lunettes pour le handicapé visuel. Elle régularise les éléments biochimiques du cerveau, aide le “portier”. La médication n'est cependant pas un remède; elle ne modifie pas la personnalité de l'enfant, mais améliore son contrôle, son attention, sa persévérance et sa réflexion, tous des éléments nécessaires au bon fonctionnement au niveau scolaire et social.
    (Tiré de Jonathan)

  • Pour votre info, voici comment j'ai présenté les effets du Ritalin à mon fils lorsqu'il me disait que le Ritalin le rendait plus gentil.
    “ Écoute bien mon gars, tu es comme une voiture de course. Tu es une bonne voiture de course mais, malheureusement , il te manque un ingrédient, soit de la bonne essence pour faire fonctionner cette bonne voiture au maximum. Le ritalin est comme le lait ; il sert d'ingrédient pour faire fonctionner au max cette voiture. Si tu n'étais pas une bonne voiture, même si nous mettions du Ritalin, la voiture n'irait pas plus vite ; donc, ce médicament confirme que nous avons comme fils une bonne voiture. ”
    Je crois que cet exemple, banal en soi, lui a permis de voir qu'il a beaucoup de qualités et que, comme le lait, le ritalin lui sert à exploiter ces forces.
    Extrait d’une intervention sur le forum d’Élaine Lemire.

  • Un expert américain du TDA/H, Dr Edward M. Hallowell, donne comme exemple de l’effet du Ritalin, pour l’enfant qui en a besoin, celui des lunettes pour la personne qui souffre de presbytie ou de myopie. La volonté de voir ne pourra jamais lui permettre de bien voir si elle ne porte pas ses verres correcteurs. Il en est de même pour l’enfant qui a besoin du Ritalin. Le TDA/H est avant tout un trouble neurobiologique qui n’a rien à voir avec la volonté pure.
    Daniel Letourneau - site :http://panda.cyberquebec.com/

  • Le Ritalin a eu longtemps mauvaise presse et, encore aujourd'hui, certaines personnes croient que l'enfant est, en quelque sorte, "drogué", ce qui n'est pas le cas. Lorsque l’enfant prend son Ritalin, il devient plus conscient de lui-même et des autres, est plus réceptif, pose plus de questions (son désir d'apprendre est accru). Son travail, ses réalisations sont de bien meilleure qualité car son attention est renforcée.
    Le Ritalin ne rend pas l'enfant intelligent, ne lui donne pas des aptitudes qu'il ne possède pas déjà. Le Ritalin, en permettant à l'enfant de baisser son niveau d'agitation et d'augmenter sa concentration, ne fait que mettre en valeur les talents et l'intelligence innés à l'enfant.
    (Tiré du, site d’Élaine Lemire)

  • Barbara Ingersoll …en utilisant l’exemple des lunettes pour corriger une myopie, de l’inhalateur pour l’asthme, ou encore du sirop quand on a une grippe … dit aux jeunes qu’ils pourraient toujours vivre sans cela, mais qu’elle trouve également bien sympathique que “ ces façons d’aider existent quand on en a besoin et qu’on peut profiter de ce coup de pouce ”. L’exemple des lunettes est également repris par le docteur Falardeau auprès de ses jeunes patients; en choisissant un ami de sa classe qui porte des lunettes, l’enfant comprend mieux en comparant le rôle joué par les lunettes ou le Ritalin : l’un et l’autre permettent de corriger partiellement une particularité qui est propre à chaque enfant et leur permet de mieux réussir dans le travail à faire à l’école même si, dans les deux cas, on aimerait mieux s’en passer.
    Tiré de Lavigueur, Ces parents à bout de souffle

  • Le médicament paraît améliorer, avant tout, le temps de réflexion qui manque autant dans le déficit de l'attention et l'hyperactivité que dans le trouble d'opposition ou de conduite. Il conduit l'enfant de la pensée prélogique, magique, à un mode de pensée plus logique et réaliste, en faisant intervenir la réflexion, le temps, qui sépare les choses les unes des autres, qui permet d’anticiper l'avenir, et qui rend possible l'organisation de l'activité en plusieurs étapes. Le médicament favorise alors le sens et le jugement de réalité par le passage, en particulier, de l'égocentrisme, très caractéristique de l'intelligence prélogique, à l'altruisme de la pensée (prendre en compte l'opinion des autres), et aussi au raisonnement réversible de causalité, qui permet d’évaluer ses actes.
    Tout ce processus permettra de réduire agressivité et impulsivité, en augmentant le seuil de frustration, par un meilleur sens de l'organisation des horaires et des espaces (ordre et territoire).
    La médication ne fera pas nécessairement disparaître tous les symptômes mais rendra la vie plus convenable, tout en permettant de réaliser une grande partie du potentiel et ce, même si l'on doit limiter le dosage afin d'éviter les effets indésirables. Il s'agit donc d'un compromis entre deux maux (solution du moindre mal), et non pas d'une solution idéale. Il y a plafonnement, à un moment donné, des effets positifs versus les effets négatifs. Il faut savoir s'arrêter et choisir le point d'équilibre raisonnable. Le temps, la maturation et l'approche éducative feront aussi leur part.
    Une telle intervention s'inscrit surtout dans le processus biomaturationnel de l'enfant qui, en même temps, reçoit une certaine dose d'encadrement capable de canaliser ses énergies d'apprentissage, mais dans une compréhension assez large de l'éducation où l'on associe étroitement tolérance et fermeté, où il faut s'habituer autant aux régressions spontanées, cycliques qu'aux seuls progrès et acquis. Dans les situations où apparaît la dépression, naturellement favorisée par la mauvaise estime de soi et aussi les échecs, il peut devenir nécessaire d'introduire des éléments de thérapie psycho-dynamique, à la poursuite de facteurs névrotiques (forte culpabilité) ou d’éléments de support du moi, en surplus des programmes éducatifs et cognitifs. Le counselling continu (guidance) aux parents demeure de toute manière une affaire essentielle.
    Tiré du feuillet écrit par Dr Claude Jolicoeur, L'Usage du Méthylphénidate dans le Déficit d'Attention / Hyperactivité / Opposition

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Les médicaments qui traitent le TDA/H sont-ils sûrs ou dangereux comme je peux le lire régulièrement dans la presse?

- Il est rare que ces médicaments aient des effets secondaires importants.
- Ce sont des médicaments considérés comme surs car étudiés à de nombreuses reprises et utilisés depuis de nombreuses années ce qui nous permet d'avoir le recul nécessaire. Ce sont des médicaments comme tous les autres médicaments c'est à dire qu'il faut les utiliser seulement quand cela s'avère nécessaire et toujours sous surveillance médicale.
- Comme c’est le cas avec tous les médicaments, il existe toujours un risque d’effets secondaires, telle une réaction allergique.
- La moitié (50 %) des enfants présente des effets secondaires comme des troubles du sommeil, une perte d’appétit, des maux de ventre ou des maux de tête.
Ces symptômes diminuent au fil du temps. La plupart disparaissent au bout d'un mois, d'autres persistent.
Il y a moyen de diminuer ces effets secondaires en donnant les médicaments par très petites doses au départ et en augmentant ces dosages petit à petit tous les trois jours jusqu'à atteindre le dosage désiré.
- Il est toujours important de discuter de la situation de votre enfant avec votre médecin et de lui poser toutes les questions que vous jugerez nécessaires.

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Mon enfant développera-t-il une accoutumance à ces médicaments?

- Lorsqu’ils sont utilisés de la manière dont les médecins les prescrivent, les stimulants ne causent aucune accoutumance.
(en général ce qui démontre que les enfants ne souffrent d'aucune accoutumance est le nombre élevé de fois où ils oublient de prendre leur médication quand celle ci leur est confiée).
- À mesure qu’il vieillit, qu'il grossit et qu’il grandit, votre enfant devra peut-être prendre une dose plus forte pour en retirer les mêmes bénéfices.
- L’enfant qui a pris ces médicaments n’est pas plus susceptible d’abus d’intoxicants (alcool, drogues) que les autres enfants.
Des études démontrent que les enfants TDA/H diagnostiqués et médicamentés ont au contraire moins de chance que les enfants TDA/H non diagnostiqués et médicamentés d'abuser de substances intoxicantes.

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Mon enfant devra-il « prendre congé » de ses médicaments?

- Certains enfants ne prennent des médicaments que les jours d’école. D’autres les prennent sept jours par semaine et 365 jours par an.
- Bien que ce ne soit pas nécessaire, il est possible d’interrompre la médication de temps à autre pour voir si votre enfant a encore besoin de médicaments. Vous pouvez le faire pendant les vacances d’été ou pendant l’année scolaire, selon la situation de votre enfant.
- Si vous pensez interrompre la médication de votre enfant il faut toujours en discuter avant avec le médecin qui le suit.

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Pendant combien de temps mon enfant prendra-t-il des médicaments?

- Certains enfants présentant un TDA/H continuent de souffrir de troubles de l’attention à l’adolescence et à l’âge adulte. Les médicaments peuvent contribuer à réduire certains de ces symptômes.
- Certains enfants peuvent prendre des médicaments pendant des périodes plus courtes ou souvent jusqu'à l'adolescence. Il est toujours possible de stopper la prise de médicament pour voir si l'enfant arrive à s'en passer et si l'essai n'est pas concluant de recommencer par la suite la prise de médicament.
- Il est très important de consulter régulièrement le médecin de votre enfant pour discuter du traitement et le réajuster à la baisse ou à la hausse si nécessaire.

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L'effet rebond existe-t-il réellement lors de la prise de ritaline?

Il y a sans doute un effet de 'rebound' chaque fois que la concentration du médicament dans le sang est baissée sous le niveau thérapeutique, donc à environ 17.00 le niveau d' hyperactivité est plus haut que le matin, avant le Rilatine. Ce n 'est pas une expérience psychologique des parents... Oui l'effet rebond existe chez certains enfants (réponse donnée par Le Professeur Vallée lors de la conférence de Lille le 14.02.2001)

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Comment aider un enfant TDA/H et que l'on pense surdoué?

D'abord je crois qu'il est urgent de faire tester le petit, et lui avoir un profil de personnalité. Ceci pour deux raisons, un enfant surdoué se sent différent, un enfant TDHA se sent aussi différent, mais lorsque les deux sont additionnés, l'enfant se pense fou......L'enfant surdoué et TDHA est en quelque sorte une bombe à retardement. La possibilité qu'il se perde de vue complètement est toujours présente.
Premièrement il faut voir si véritablement il s'ennuie, ou simplement si il n'est pas motivé. Deuxièmement une psychothérapie peut aider à réajuster les relations interpersonnelles et à accepter ses différences (une fois les tests passés).Ensuite si le tests confirme la douance on a plus qu'à remercier le ciel car au fond il vaut mieux un enfant TDHA et doué qu'un enfant limite TDHA! C'est prouvé que plus l'enfant est intelligent plus il a de chances de pouvoir vivre une vie toute à fait normale.
Pour ce qui du cursus scolaire il est très important que l'enfant TDHA et doué puisse ne pas s'ennuyer en classe car ceci ne fait qu'aggraver le TDHA. Mais il faut aussi accepter en cas de sauts de classe que l'enfant puisse recevoir de l'aide d'un psychologue, d'un orthopédagogue (quand il y en a) et beaucoup d'encadrements des parents. La médication ne devrait jamais être pris en compte dans un cas comme celui-là. On ne peut refuser un enrichissement ou encore un saut de classe parce que l'enfant est sur médication.
Pour ce qui est de l'arrogance, mon fils était comme cela mais c'était surtout pour par un sentiment d'infériorité. Lorsque l'enfant est intelligent et que personne le comprend il a deux choix, soit se renfermer sur lui-même, ou encore se vanter et être arrogant. Un bon suivi avec un psycho, compétent peut être d'une grande aide.
Quant au sport dans le cas d'Étienne se fut la gymnastique qui l'a aidé. C'est un sport individuel qui demande de la persévérance.

Julie

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Comment réagir quand on vient d'apprendre que notre enfant est atteint de TDA/H ?

En effet nous avons tout d'un coup l'impression que le pire vient de nous tomber sur la tête!
Et pourtant ce n'est pas le pire, mais plutôt le mieux car enfin il n'y a plus de culpabilité et nous allons enfin pouvoir trouver les outils afin d'aider notre enfant.
Le pire est l'ignorance, le rejet, l'estime de soi de l'enfant qui est au niveau zéro, cette peur que nous avons toujours de penser que nous sommes de mauvais parents, d'être incapable de pardonner à notre enfant pour ses erreurs.
L'étiquette de TDA/H ne sera pas la seule que portera votre enfant dans sa vie mais maintenant que vous savez le pourquoi vous allez pouvoir utiliser le comment et aider votre enfant à comprendre pourquoi il est différent des autres et comment gérer cette différence. C'est un grand pas que l'on fait en apprenant de quoi souffre notre enfant et je crois que c'est aussi la plus grande chance de pouvoir enfin lui donner ce dont il a besoin.

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Si mon enfant est turbulent, a-t-il le TDA/H?

Il faut absolument éviter de donner l'étiquette de la maladie à tous les enfants turbulents. Il faut se méfier des diagnostics trop rapides et ne pas hésiter à poser des questions. Il est évident que tous les enfants qui bougent énormément ne souffrent pas de TDA/H et que seule une consultation médicale chez un spécialiste permettra d'établir un diagnostic. Il ne faut pas confondre le TDA/H avec un manque de motivation ou un autre problème et ne pas oublier que le propre des enfants est d'être turbulents, de bouger, de s'amuser bref de vivre. Avant de consulter un médecin, vous pouvez demander au professeur de votre enfant de répondre à un questionnaire ou d'écrire une lettre où il décrira le comportement de votre enfant à l'école.

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La Rilatine assomme les enfants, c'est un calmant qui transforme les enfants en zombies?

Faux. La Ritaline n'est pas un calmant. Comme pour tout médicament il faut peser le pour et le contre avant d'en faire usage. Les stimulants provoquent parfois des effets secondaires. Il faut le savoir et en tenir compte. Médecin et parents ensembles examinent les effets secondaires possibles et comparent les inconvénients avec l'amélioration qui pourra être apportée dans la qualité de vie de l'enfant souffrant de TDA/H. Vous n'êtes pas obligé de donner des stimulants à votre enfant ou d'en prendre. Si vous trouvez que la Ritaline ne convient pas à votre enfant vous pouvez mettre fin à ce traitement avec l'accord de votre médecin.

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Mon enfant arrive parfois à se concentrer, il ne peut donc pas être hyperactif.

Oui même un enfant hyperactif est capable de concentration envers une activité qui le passionne. Cela se nomme de l'hyper focalisation.

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Peut-on être calme et hyperactif ?

Étrange paradoxe et pourtant... Le trouble de l'attention ne s'accompagne pas toujours du trouble d'hyper-activité.
Il arrive que l'hyperactif soit au contraire d'un calme excessif et d'un tempérament lointain et rêveur.
C'est que, quelquefois, les troubles sont centrés sur les difficultés de concentration et
non sur l'hyperactivité motrice, rendant les symptômes plus discrets et plus difficiles à repérer.

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Mon enfant souffre de THADA, cela veut dire qu'il n'arrivera à rien dans la vie.

D'autres avant lui ont eu ce problème, ces quelques noms répondront sans doute à votre question : Albert Einstein - John F. Kennedy - Rodin - Robert Kennedy - Steve Mc Queen - "magic" Johnson - Walt Disney - Léonard De Vinci - Greg Louganis - Henry Ford - Harry Belafonte - George Patton - Jules Verne - Robert Kennedy - F.Scott Fitzgerald - Galilée - John Lennon - Alexander Graham Bell - Mozart - Nelson -Rockefeler - Winston Churchill - Agatha Christie - Louis Pasteur - Ann Bancroft - Harry Belafonte - Jim Carrey - Cher - Tom Cruise - Salvador Dali- Kirk Douglas - Danny Glover - Tracey Gold - Whoopi Goldberg - Mariel Hemingway - Dustin Hoffman - Micheal Jordan- John Lennon - Carl Lewis - Steve McQueen - Ozzy Osbourne - Will Smith - Steven Spielberg - Sylvester Stallone - Lindsay Wagner - Robin Williams - Henry Winkler - Stevie Wonder - Francis Lalanne - Vincent Lindon - Elie Semoun - Laurent Ruquier - Sylvie Testud - Virginie Hocq.

Ils sont célèbres et pourtant eux aussi ont souffert de déficit d'attention avec ou sans hyperactivité ...le saviez vous?

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Que penser des médicaments naturels ou homéopathiques ?

Tout médicament, qu'il soit d'origine naturelle, chimique ou homéopathique est porteur d'une croyance, et cette croyance peut augmenter, diminuer ou empêcher l'effet du médicament. Les parents et l'enfant qui ne croient pas au «chimique» vont refuser de croire à l'efficacité du méthylphénidate. Alors ils vont se tourner vers les médicaments dits naturels ou homéopathiques. Chez certains enfants, on notera une amélioration et c'est tant mieux. L'important, c'est que l'enfant ne souffre plus de son handicap.

Les études portant sur ces médicaments n'ont pas démontré qu'ils étaient efficaces. Les praticiens en médecine naturelle et en homéopathie disent qu'ils ont de très bons résultats, mais aucune étude systématique n'a pu confirmer leur dire.

Étant un problème neurobiologique, le déficit d'attention demande un traitement approprié. C'est aux parents d'abord de décider car ils auront beaucoup d'influence sur le traitement par la suite. Peu importe le traitement choisi par les parents, il y aura probablement une amélioration de la situation dès que les parents aborderont leur enfant de façon différente. C'est lorsqu'ils auront épuisés leurs moyens éducatifs qu'ils seront à nouveau confrontés au choix du méthylphénidate. Il est important que les parents fassent leur propre cheminement face à la médication.

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Quel est l'intérêt de l'électroencéphalogramme (EEG) chez l'enfant présentant un syndrome TDA/H ?

L'EEG est un examen tout-à-fait non invasif, d'une durée d'environ une demi-heure, qui a pour but d'enregistrer l'activité électrique du cerveau à l'aide d'électrodes posées sur le cuir chevelu. Cet examen est particulièrement utile pour établir un diagnostic d'épilepsie.
La plupart des enfants présentant un syndrome TDA/H ont un EEG normal. Cependant, chez certains enfants considérés comme « distraits » ou « rêveurs », l'EEG peut enregistrer des absences épileptiques. Les absences sont des crises d'épilepsie caractérisées par une rupture de contact brutale, de courte durée (quelques secondes), avec souvent quelques mouvements des paupières et regard dans le vide. L'enfant reprend tout-à-fait normalement l'activité en cours après l'absence, et n'a pas conscience de ces ruptures de contact, qui sont souvent très nombreuses au cours de la journée (plusieurs par heure). Les absences épileptiques sont parmi les types de crises d'épilepsie les plus fréquentes chez l'enfant en âge scolaire et préscolaire, et leur pronostic est généralement excellent puisque la majorité des enfants soufrant d'absences épileptiques sont complètement libres de crises en prenant un médicament anti-épileptique, et pourront un jour arrêter leur traitement sans récidive de crises d'épilepsie.
Il n'est donc pas inutile de réaliser un EEG dans certains cas de syndrome TDA/H.

Avis d'un neuro pédiatre

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Comment faire face à l'opposition ?

L'enfant souffrant d'un déficit d'attention avec ou sans hyperactivité est souvent très opposant, soit de façon active ou passive. Certains enfants vont défier l'autorité, argumenter, crier des insultes, hurler, donner des coups, briser des objets, frapper les autres... D'autres vont sembler soumis, mais ils oublient continuellement de faire ce que nous leur demandons, au point de nous mettre en colère. Ces comportements d'opposition sont souvent ce qui met le feu au poudre et fait que les parents vont venir consulter en psychologie ou pédopsychiatrie. Les comportements d'opposition ne sont pas exclusifs aux enfants avec un déficit d'attention, mais la façon de les régler est la même.

Prendre le temps d'observer l'enfant.
Il faut remarquer à quels moments se présentent les comportements d'opposition. En sachant quand ils sont susceptibles de se produire, nous serons mieux placés pour agir et dénouer les crises. Exemple: une mère s'est rendu compte que sa fille de 9 ans se désorganisait chaque fois qu'elle jouait avec une copine en particulier. Elle a observé les deux enfants jouer ensemble. Une fois la copine partie, l'enfant n'arrêtait pas de faire des choses défendues, insultait les autres membres de la famille, et cherchait querelle pour tout et pour rien. La mère a aidé sa fille à s'arrêter et à trouver ce qui n'allait pas. L'enfant était en colère et très déçue; elle ne se sentait pas écoutée par sa copine et elle cherchait à attirer l'attention de celle-ci en faisant des niaiseries qui n'en finissaient plus; elle n'était plus capable de s'arrêter. Une fois que l'enfant a identifié ce qu'elle vivait, elle s'est sentie mieux, elle n'a plus eu besoin de provoquer les autres et le climat s'est détendu dans la maison. L'observation est donc un des principaux outils dont nous disposons pour régler des situations de conflit.

Prendre le temps d'observer notre façon de réagir.
La crise d'opposition peut survenir suite à une parole ou à une remarque de notre part qui enflamme l'enfant et le désorganise. En faisant attention à notre façon d'agir et de dire les choses, nous pourrons prévenir les crises d'opposition que nous déclenchons.

Prendre le temps de vivre des moments agréables avec l'enfant.
Souvent nous oublions d'avoir des moments privilégiés avec notre enfant et cela lui manque. Les comportements d'opposition peuvent être un moyen de nous dire «Occupe-toi de moi!» En lui consacrant du temps ailleurs que dans les devoirs ou les tâches à faire, nous valorisons l'enfant et nous l'aidons à découvrir que nous ne sommes pas seulement des «policiers» qui lui disent quoi faire. Nous pouvons aussi le découvrir sous un autre jour. La période entre le souper et le coucher est un moment particulièrement propice pour vivre un moment agréable avec notre enfant: jouer un jeu de table, lire un livre, se coucher avec lui dans le lit et placoter... Il est préférable de faire une activité calme pour éviter qu'il se désorganise juste avant le coucher. À la longue, l'enfant va rechercher ces moments d'intimité et de calme avec ses parents.

Faire attention aux moments où l'enfant nous obéit.
Nous oublions souvent de souligner les efforts que fait l'enfant. Il est important qu'il sente que nous l'apprécions les fois où il fait ce que nous lui demandons, plutôt que d'insister toujours sur ce qui ne va pas. À chaque fois qu'il obéit ou accomplit bien une tâche, il faut le féliciter chaleureusement. Exemple: «Bravo! j'aime ça quand tu fais ce que je te demande!» À la longue, nous l'encourageons à agir positivement.

Faire attention à la façon dont nous faisons nos demandes.
Nous devons nous assurer que notre demande est importante et que nous pouvons superviser son exécution. Il est préférable d'éviter de dire : «Pourrais-tu...», «Tu serais gentil si...» et plutôt faire notre demande directement: «Il est temps de prendre le bain.» ou «Après le repas, on brosse les dents tout de suite!» Aussi, il ne faut pas oublier de faire les demandes une à la fois. Nous assurer d'attirer son attention avant de commencer à lui parler. Éliminer, quand c'est possible, les sources de distraction quand nous lui parlons. Lui demander de répéter notre demande pour vérifier s'il a bien compris. Fixer un délai pour savoir quand il doit commencer et terminer une tâche demandée; pour cela, nous pouvons utiliser une minuterie, une horloge, une montre comme point de repère pour l'enfant. Cela l'aide à se situer dans le temps et le stimule à se concentrer sur sa tâche. Exemple: «Tu as 15 minutes pour prendre ton bain. Quand la minuterie sonnera, il faudra sortir et t'essuyer.»

Utiliser la «pause».
Lorsqu'il ne veut pas nous écouter ou qu'il a une mauvaise conduite, il est important de ne pas perdre notre calme, de ne pas crier, ni le supplier de faire ce que nous lui avons demandé. Il est préférable de faire une «pause». Ce moyen fonctionne et est efficace si nous y croyons. Nos parents l'utilisaient d'une autre façon en nous envoyant dans le coin, à genou, pour réfléchir. La pause est un temps d'arrêt obligatoire où l'enfant doit se calmer, se reprendre et réfléchir au lieu de continuer de se désorganiser ou de s'opposer.

Quand nous faisons clairement une demande à l'enfant et qu'il n'écoute pas, au bout de quelques secondes d'attente nous répétons notre demande en lui disant qu'il devra s'asseoir durant un temps déterminé (par exemple 10 minutes) pour réfléchir à ce qui se passe, parce qu'il ne fait pas ce que nous lui demandons. S'il n'écoute pas au bout de quelques secondes, nous l'amenons doucement mais fermement sur la chaise. Il n'a pas le choix. Il doit s'asseoir. Nous pouvons utiliser la minuterie de notre montre ou encore celle la cuisinière. Nous devons lui dire clairement combien de temps il doit rester assis et pourquoi. Le temps de la «pause» dépend de l'âge et de la gravité de l'opposition. Il est suggéré de donner une à deux minutes par année d'âge (par exemple, pour un enfant de 8 ans, nous pouvons exiger qu'il reste assis de 8 à 16 minutes).

Au bout de ce laps de temps, il faut lui demander s'il est prêt à faire ce que nous lui demandons. Il doit répondre oui, sinon nous remettons la minuterie en marche pour la même durée. Sa réponse doit être faite rapidement; s'il ne répond pas après environ une minute, la «pause» continue pour une autre période. Il arrive que la période de «pause» se prolonge plus d'une heure les premières fois. Nous devons être très persévérants. Si nous cédons, l'enfant comprendra qu'il peut arriver à nous faire changer d'idée en continuant de s'opposer.

La «pause» peut être aussi utilisée lorsque l'enfant a un mauvais comportement comme, par exemple, faire mal aux autres, briser des objets... C'est un moyen pour l'aider à se calmer et à retrouver son contrôle de soi.

L'endroit où il sera assis devrait être situé de façon à ce qu'il soit possible de surveiller l'enfant, comme dans la cuisine et loin du mur pour qu'il ne donne pas de coups. Il peut être le dos tourné aux autres, loin de la télé. Il est préférable de couper ou d'éloigner les sources de distraction (radio, télé, amis...) le temps de la «pause», pour aider l'enfant à se calmer plus rapidement.

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Comment faire pour que la période difficile des devoirs se passe le mieux possible ?

Il me parait d'abord nécessaire d'aménager un endroit spécial pour les devoirs en essayant que celui ci soit : bien éclairé, bien équipé et surtout suffisamment tranquille.

Il faut créer à la maison une atmosphère d'étude et ne pas oublier de faciliter les conditions d'apprentissage en établissant dès le départ certaines règles et une bonne discipline.

Soyez disponible quand c'est l'heure des devoirs ; il est nécessaire de disposer de suffisamment de temps.

Il faut aussi s'arranger pour ne pas être dérangé ( décrochez le téléphone si nécessaire).

Ayez toujours à la maison une trousse complète comprenant tout le matériel nécessaire à la réalisation des devoirs (au moins cette trousse là vous serez toujours sure qu'elle sera complète).

Nous avons aussi chez nous un dictionnaire, un atlas et les livres de grammaire et de conjugaison (c'est déjà ces livres là que Guillaume n'aura pas l'occasion d'oublier à l'école).

Il est nécessaire de prévoir à l'avance la durée qui sera consacrée à l'étude, par exemple en allant se renseigner auprès du professeur.

Vous pouvez vous mettre d'accord avec lui.

C'est ce que nous avons fait avec le professeur de Guillaume et maintenant celui-ci ne travaille plus que une demi-heure par jour, sachant que de toute manière il travaillera une demi-heure, ses devoirs sont mieux faits qu'avant et il a presque toujours tout fini.

Si jamais le professeur de votre enfant ne veut pas se mettre d'accord avec vous pour un temps de travail maximum il n'est pas utile non plus de faire travailler votre enfant pendant des heures sous prétexte qu'il doit tout avoir fini avant de s'arrêter. Il est aussi important de lui permettre de temps en temps de faire une petite pause afin qu'il ne s'épuise pas et qu'il ait le goût et l'énergie de poursuivre.

Essayer autant que possible de tenir compte de capacités de concentration de votre enfant. Ne lui demandez pas l'impossible.

Certains parents demandent à avoir la liste des devoirs le vendredi ce qui leur permet de faire travailler leur enfant le week-end pendant qu'il est sous l'effet total de la ritaline. Si votre enfant est d'accord cela me parait une bonne solution mais chez nous nous avons décidé que les enfants ne travaillaient pas le week-end donc nous nous débrouillons toujours pour que les devoirs soient faits le vendredi soir. Cela nous permet d'envisager chaque semaine deux jours sans devoir affronter le stress de ce maudit travail à domicile.

Lors des devoirs, commencez par le plus difficile ou le plus urgent.

L'énergie et la concentration sont les plus forts au début.

Terminez par ce qui est le plus facile ou le plus intéressant.

Pour aider votre enfant, faites lui répéter les leçons à haute voix. Les enfants sont habitués à répéter dans leur tête leurs leçons. Toutefois, le simple fait de faire répéter leurs leçons à voix haute peut aider vos enfants à mieux mémoriser.

Faites souligner ou encadrer les leçons avec des crayons de couleurs différentes. Cette technique aidera votre enfant à retrouver les points importants de ses leçons.

Laissez votre enfant faire des commentaires sur ce qu'il a appris, laissez le vous dire ce qu'il pense de sa leçon, si cela l'intéresse et pourquoi.

Posez des questions à votre enfant et apprenez lui à en poser; inversez les rôles : c'est lui qui vous interroge comme si il était à sont tour le professeur et vous l'élève.Il n'y a pas de meilleur moyen d'apprendre que d'être le prof de quelqu'un d'autre.

Apprenez à votre enfant à se créer une image mentale. Il semblerait que les nouveaux mots se retiennent plus facilement si nous nous en faisant une image claire. (Guillaume pour lui apprendre à apprendre est suivi par une logopède qui utilise avec lui la P.N.L.).

Aidez votre enfant à faire des résumés de ses leçons. C'est souvent très difficile pour eux au début de faire la différence entre l'essentiel et les détails.

Laissez votre enfant interpréter cad reprendre dans ses propres mots ses leçons, cela lui permettra de vérifier ses connaissances.

Pensez à inventer un exemple. Si votre enfant ne comprend pas bien un problème, aidez-le en lui suggérant un exemple concret. Ainsi pour vérifier que votre enfant a bien compris une explication demandez-lui de vous donner un exemple. Cela l'aidera à mieux retenir ce qu'il a appris.

Profitez des situations concrètes de la vie quotidienne pour stimuler ses apprentissages.

Pensez à simplifier le cours en utilisant un autre livre plus simple sur le même sujet ou au contraire si le sujet passionne votre enfant profitez en pour approfondir le sujet ; c'est le moment idéal pour choisir ensemble des livres à la bibliothèque.

Montrez à votre enfant les liens entre ce qu'il apprend et la vie. Aidez le à prendre conscience de l'utilité de ce qu'il apprend et à trouver un intérêt personnel à faire son travail scolaire.

Enregistrer le texte ou les formules à retenir. Nous avons utilisé cette technique avec nos deux enfants pour les tables de multiplication. Ils les écoutaient le soir avant de s'endormir ou parfois même en dormant et cela a vraiment bien fonctionné.

Cochez au fur et à mesure les devoirs et leçons terminés dans le journal de classe. C'est encourageant de voir tout le travail que l'on a déjà réalisé.

Incitez votre enfant à demander de l'aide quand c'est nécessaire, soit auprès d'autres élèves, soit auprès de vous, soit auprès de son professeur quand cela s'avère nécessaire.

Proposez des activités à la mesure de votre enfant. Confronté à des exigences trop élevées, les enfants et surtout les enfants TDA/H développent un sentiment d'échec et des attitudes négatives envers le travail scolaire.

Travaillez une matière à la fois, une difficulté à la fois.

Offrez à votre enfant votre perception de "qui il est" pour l'aider à mieux se connaître. Si personne ne le renseigne sur ses forces et ses faiblesses et surtout si personne ne l'aide à les découvrir, il ne connaîtra pas bien sa valeur.

Suggérez à votre enfant des moyens pour s'améliorer. Il est préférable de développer avec lui des idées de solutions visant à améliorer ses points forts que de mettre l'accent sur ses points faibles.

Demander à votre enfant de vous rendre des comptes. Lorsqu'un enfant à des comptes à rendre c'est-à-dire lorsque son travail scolaire est vérifié, lorsqu'on lui demande de recommencer un devoir mal fait, lorsque l'on s'intéresse à ses points, lorsque le bulletin est vérifié, votre enfant prendra alors conscience que l'on accorde de la valeur à ses apprentissages scolaires.

Responsabilisez votre enfant en ne faisant pas ses devoirs à sa place.

Rencontrez le professeur de votre enfant le plus souvent possible. Établissez une relation privilégiée de collaboration avec eux.

Ce sera bénéfique pour tout le monde.

Prenez le temps de discuter avec votre enfant de ce qui se passe à l'école aussi bien au niveau purement scolaire que au niveau relationnel.

Partagez une partie de votre temps avec votre enfant est un moyen concret de mieux le connaître, d'apprécier ses choix et d'apprendre à respecter son rythme d'apprentissage, ses capacités et ses intérêts.

Préoccupez vous de votre enfant, soyez attentif à ce qu'il vit; essayer d'apprendre à entendre et voir au-delà des mots et des comportements, les indices de satisfaction ou de déception qu'il vous donne.

N'oubliez surtout pas de lui accorder plus d'importance qu'à ses points. Il faut devenir capable de prendre en considération les sentiments et émotions qui peuvent à l'occasion, ternir ses résultats.

N'hésites pas si nécessaire à demander de l'aide. Faites appel aux services offerts par l'école (par exemple l'étude) si vous n'êtes pas en mesure d'aider votre enfant.

Je trouve personnellement que les moments des devoirs est une chose difficile à vivre. Pour moi la solution idéale serait que quelqu’un d’autre s’en occupe. Hélas nous n’avons pas l’argent pour cela. Une amie m’a expliqué sa technique qui est peut être réalisable chez vous. Elle s’occupe des devoirs des enfants de sa voisine et inversement. Comme l’affectif ne rentre pas en ligne de compte les choses se passent beaucoup mieux. Et même les jours difficiles quand on rentre à la maison c’est sur la voisine que les enfants sont fâchés et pas sur nous.

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Tous les enfants agités sont-ils hyperactifs ?

Non. Seulement 3 à 5% des enfants souffriraient d'hyperactivité, une maladie héréditaire affectant leur comportement (hypermotricité, perte d'attention, impulsivité, etc.).
Au regard de ces symptômes, difficile de faire la différence entre un enfant qui bouge et un
hyperactif.
Mais une chose est certaine, c'est que le "vrai"  hyperactif bouge de manière excessive, ne peut s'empêcher de le faire, et cela quelles que soient les conditions dans lesquelles il se trouve (à table, en classe ou au lit) et quelle que soit l'éducation qu'il a reçue.
En effet, le TDA/H est une maladie biolo gique, non un trait de caractère ou une erreur d'éducation.
Les facteurs psychosociaux ne sont donc pas considérés comme la cause du TDA/H mais plutôt comme des facteurs potentiellement exacerbants.
Ne pas confondre donc les enfants TDA/H avec des enfants présentant des symptômes similaires mais provenant d'autres pathologies psycho-affectives (dépression, maltraitances, carences affectives...).
C'est l'ensemble de symptômes : déficit attentionnel, l'aspect évolutif de la maladie, l'impulsivité. Ce doit être des modalités qui s'inscrivent dans le fonctionnement de l'enfant depuis le départ et depuis plus de 6 mois.

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Les personnes atteintes de TDA/H sont-elles plus intelligentes que la moyenne ?

Quoique plus curieux et plus intéressés, et d'un QI souvent supérieur à la moyenne, les personnes atteintes de TDA/H vivent avec un dysfonctionnement majeur du cerveau.
S'il ne les rend pas moins intelligents, il les met face à de réelles difficultés, notamment
lorsqu'il s'agit de mener à bien un travail intellectuel.
Concrètement, le ralentissement de leur cerveau dû à un dysfonctionnement des neuromédiateurs, comme la dopamine, qui gère l'attention, le contrôle de leurs mouvements et de leurs émotions, la capacité à opérer un choix etc., les empêche de se concentrer sur
une tâche, même la plus anodine qui soit.

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Quel est le mode de diagnostique du neuropédiatre et sur quoi se base t-il ?

- l'anamnèse : l'entretien avec les parents : autant réfléchir à ce qu'on va raconter de façon à ne rien oublier d'essentiel et ne pas se perdre dans des détails (L'idéal est de préparer par écrit une liste de tout ce que l'on veut dire au médecin et de toutes les questions qu'on désire lui poser).
- l'échelle de Conners (questionnaire pour les parents et pour les enseignants)
- certains médecins pratiquent le test de Zazzo, test de barrage ou encore d'autres tests permettant de cibler quel est le degré d'impulsivité ou de déficit de l'enfant.
- le quotient intellectuel (Wisc 3) ou KABC
- le bilan orthophonique ( car beaucoup de thada ont des troubles du langage)
- l'électroencéphalogramme ( certaines formes d'épilepsies sont prises pour de l'hyperactivité)
- un bilan psychothérapique

Voilà les examens les plus courants, mais rien n'empêche le médecin d'en pratiquer ou d'en prescrire d'autres s'il suspecte d'autres causes qu'il veut écarter ou si il veut poser un diagnostic très précis.

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Qu'est ce que la proscrastination ?

Cette interview a été publiée dans un magazine il y a quelques années. Ayant égaré l'original, je ne peux mentionner la source. Il faudrait que je fouille dans mes vieux papiers un de ces jours. Tiens, je vais noter ça sur ma liste de choses à faire... Mais où est donc passé cette liste ? Je chercherai demain, pour l'instant je suis occupé...

Qu'est-ce qui fait remettre au lendemain ce qu'on peut faire le jour même ?
Pourquoi et comment quelqu'un peut-il continuer à remettre au lendemain ? Est-ce simplement une mauvaise habitude facile à perdre ? Que peut-on faire contre cela ?

« Quand je suis confronté à un procrastinateur chronique, je cherche à savoir tout d'abord sur quoi en particulier la personne doit travailler. J'aide cette personne à choisir parmi toutes les taches qu'elle a à accomplir, une à partir de laquelle nous chercherons à analyser et comprendre son problème. C'est le commencement. Ensuite, je cherche à savoir comment et pourquoi la procrastination est devenue un problème.

Peu de gens peuvent résoudre le problème sans avoir auparavant compris le rôle qu'il jouait dans leur vie. Les procrastinateurs ont tendance à voir la fin sans les moyens, ils pensent seulement au but à atteindre et non aux différentes étapes qui jalonnent le parcours. De ce fait, il leur est difficile de commencer une tache et de la poursuivre pas à pas jusqu'au bout.

Le perfectionnisme est très courant chez les procrastinateurs. Chaque réalisation devient un test pour la personne. Supposons que je sois un perfectionniste et que je veuille que chaque partie de mon travail soit parfaitement accomplie. Alors, à chaque fois que je vais m'asseoir à mon bureau, j'aurai ce désir omniprésent d'être parfait. Vivre selon cette règle est épuisant, il est beaucoup plus facile de remettre la chose au plus tard possible. Et si j'attends la dernière minute, je peux toujours me dire " J'ai fait de mon mieux compte tenu du temps qui était à ma disposition ".

La procrastination agit comme un tampon contre votre propre image de la perfection : vous avez tout votre temps, vous souhaitez que tout soit mené à bien brillamment. Mais si vous attendez la dernière minute, vous ne vous mettrez au travail que pour vous en débarrasser ! La procrastination est sans doute votre seule possibilité de détourner votre désir d'être si brillant.

Ce peut être un bon moyen de protection. Si vous n'exprimez jamais le meilleur de vous-mêmes, vous ne l'évaluerez jamais, et vous pourrez continuer à croire que vous êtes si formidable ! Les psychologues appellent ça " illusion of brillance " et c'est l'illusion du fait que si vous aviez plus de temps, vous auriez bien sûr trouvé la bonne solution. Mais comme vous avez attendu si longtemps, vous êtes très satisfait de votre travail compte tenu du temps que vous y avez passé.

Ce type de procrastination se range dans la catégorie de gens qui ont peur de l'échec. C'est leur crainte de faire pour le mieux, de se voir évalués négativement, de fixer une limite à leurs aptitudes. Une autre catégorie est celle des gens qui ont peur du succès, car ils craignent de se voir demander encore plus de travail s'ils montrent leurs réelles capacités.

Il y a une catégorie de procrastinateurs qui remettent au lendemain pas tant par une peur de l'échec ou du succès (quoique ces deux éléments puissent être présents) que par esprit de rébellion. Ils se disent " Vous ne me ferez pas suivre votre route, je vais faire ça à ma façon ". Ce sont des gens qui, pour une quelconque raison, assimilent coopération et soumission. Ils ont le sentiment que si vous leur dites : " Faites-moi ça pour jeudi " et qu'ils le font pour jeudi, ils auront perdu quelque chose d'eux-mêmes, comme s'ils avaient capitulé. Ils se sentent contrôlés.

La plupart des procrastinateurs disent que le fait de sans arrêt différer leur travail apporte un certain " piquant " à leur vie. En vivant de crise en crise, ils sont toujours sous tension, en activité. Ils ont peur que leur vie devienne vraiment ennuyeuse et médiocre s'ils n'ont pas cette source constante de stimulation que la procrastination leur fournit. »

Alors, que faire ?

« Définissez quels sont les buts que vous voulez atteindre. Pensez-y en termes très concrets. Et après avoir bien identifié un but, séparez-le en très petites étapes. Commencez alors à penser au temps qui sera nécessaire pour parvenir à l'objet fixé. Beaucoup de procrastinateurs ont une très mauvaise notion du temps. Ils pensent que les choses vont prendre beaucoup moins de temps qu'elles n'en nécessitent en réalité. Un procrastinateur sera tourmenté par les conclusions qu'il tirera de cette expérience. Il se dira : " Bon, cette fois je m'y mets pour de bon ! " et il ne tiendra pas compte du fait que ça n'a déjà pas marché les 10 autres fois où il a essayé.

Même cerner un objectif est parfois difficile pour un procrastinateur. Il se dit : " Je ne peux pas me contenter de faire une chose, il faut absolument que je fasse tout, complètement ". Un procrastinateur est quelqu'un pour qui le verre est toujours à moitié vide, jamais à moitié plein. S'il réalise quelque chose, il prend rarement du plaisir à dire : " Bon, j'en ai déjà fait la moitié, c'est pas mal... ". Il préférera dire : " Oh, non ! il me reste encore la moitié à faire ! ".

La première étape pour changer de comportement est d'être bien conscient d'avoir ce problème ».

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Comment se calcule le Quotient Intellectuel ?

Le quotient intellectuel permet d'établir une norme de comparaison interindividuelle et intra individuelle :
-l'enfant est comparé à la moyenne des enfants de son âge
-ses différentes notes montrent ses forces et ses faiblesses.
Le quotient intellectuel moyen est de 100 (ou bien tous les résultats obtenus entre 90 et 109).
Ceci signifie qu'à partir de 110, le niveau est plus élevé que la moyenne et en dessous de 90, le niveau est moins élevé que la moyenne.
Pour chaque test pris séparément, la note moyenne est de 10 (ou entre 9 et 11)

Valeurs des QI
- Très supérieur : 140 et plus
- Supérieur : 120 - 139
- Normal fort : 110 - 119
- Moyen : 90 - 109
- Normal faible : 80 - 89
- Limite : 70 - 79
- Déficience : 69 et moins


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Qu'est ce que le pseudo TDA/H ?

Hier, vous ne pouviez pas trouver les clés de votre voiture? Vous étiez en retard au rendez-vous chez votre médecin? Vous avez oublié de payer la facture du téléphone et on vous a coupé la ligne? Vous n'arrivez pas à vous concentrer sur vos tâches ménagères, parce que vous pensez que votre mari a une liaison? Non ! Tout ceci n'est pas obligatoirement du TDA/H.
Tout le monde a des moments de déficit d'attention "DA" de temps en temps, surtout lors de chocs importants dans la vie: un décès inattendu dans la famille, votre femme vous annonçant qu'elle vous quitte, votre pire ennemi (ou votre meilleur ami) qui reçoit l'avancement professionnel que vous pensiez obtenir vous-même, ou simplement, juste la fatigue due à la course continuelle journalière.

Le style de vie actuel hyper chargé est vraisemblablement responsable du manque de concentration, de la surcharge de la mémoire. Notre attention est constamment perturbée par de courts dérangements, provoqués par la diffusion de nouvelles informations par e-mail, par l'envoi de messages instantanés ou de SMS, même pendant une réunion avec votre chef ou pendant une conférence.
Edward Hallowell, professeur de psychiatrie à Harvard, et John Ratey, professeur assistant à Harvard qui ont une grande expérience des troubles d'attention appellent ces circonstances " pseudo désordre du déficit d'attention".

Les symptômes du TDA/H avéré, tels que la désorganisation, les réactions émotionnelles, les mauvaises performances, la mauvaise estime de soi, les troubles relationnels ou la dépression, prennent des formes diverses; mais ils doivent avoir eu une influence négative sur plusieurs domaines de votre vie, pendant de très longues périodes, pour que l'on puisse poser le diagnostic de TDA/H.
De plus on ne devient pas TDA/H à l'âge adulte. Les symptômes doivent avoir été présents dès l'enfance.

Si vous avez des symptômes en relation avec le TDA/H, nous vous conseillons de consulter un médecin qui a de l'expérience dans ce domaine. Le TDA/H peut être confondu avec de nombreux autres problèmes, tels que des problèmes émotionnels et d'adaptation, des problèmes de comportement, une dépression, une dépression bi-polaire, de l'anxiété, des troubles obsessionnels compulsifs, des tics, des problèmes liés aux abus, des problèmes d'apprentissage ou d'autres problèmes médicaux.

 

 


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