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Dysphasiques,
Dyspraxiques,
Déficitaires attentionnels hyperactifs ou non,
Dyslexiques,
Dyscalculiques ….
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Ils ont de grandes difficultés pour parler, se font peu ou pas comprendre
et/ou
ils sont mal coordonnés, très maladroits
et/ou
ils ont un grand problème pour se concentrer, sont très distraits
et
ils peuvent être très " agités " et " turbulents "
et/ou
ils ne peuvent comme les autres apprendre à lire, écrire, compter …
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Ils ont pourtant une intelligence normale, n'ont pas de problème psychologique ni psychiatrique, n'ont pas de problème de vision ou d'audition mais
ils
ont un problème au niveau du cerveau qui les empêche de faire comme les autres
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Ils sont comme des enfants " normaux ", leur problème " ne se voit pas "
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Ils représentent 5 % de la population qui naît chaque année
Ils sont donc 40 000 enfants qui, chaque année, vont présenter un trouble sévère d'apprentissage scolaire
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Soit des difficultés au niveau :
de la lecture, de l'écriture, de l'épellation, du calcul
Mais aussi des problèmes au niveau :
de la concentration, de la mémoire, du raisonnement, de la coordination, de la communication, de la sociabilité et de la maturité affective
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Ils vont vite se retrouver en situation d'échec scolaire, en proie aux moqueries des autres, en état de souffrance psychologique.
Souvent considérés comme " débiles ", ils seront rejetés du milieu scolaire ordinaire, deviendront illettrés puis exclus du système social.
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Ils ne sont actuellement, pour la grande majorité d'entre eux, ni dépistés ni diagnostiqués :
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par carence de professionnels compétents et de structures adéquates
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Ils sont orientés vers des structures totalement inadaptées à leur état par méconnaissance du problème et par défaut de compétences en ce domaine :
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Secteurs de Psychiatrie Infanto-Juvénile
Instituts Médico-Educatifs (IME)
Instituts de Rééducation
Centres Médico-Psycho-pédagogiques….
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Où ils cohabitent avec des enfants polyhandicapés, psychotiques, autistes, ayant des troubles de la personnalité, ayant une déficience intellectuelle, ayant une affection chromosomique...
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Pourtant il existe un Plan d'Action Gouvernemental pour les enfants atteints d'un trouble spécifique du langage où il est écrit qu'il s'agit d'une " affaire d'état ", mais les directives de ce plan ne pourront s'appliquer faute de moyens et faute de compétences en ce domaine.
Le problème tient au manque de communication entre les différentes institutions et aux résistances offertes sur le terrain par certains acteurs de l'Education Nationale et de l'action sociale qui voient encore en ce problème une origine purement psychologique alors qu'il est d'origine neurologique et reconnu comme tel depuis bien longtemps outre- atlantique et par nos voisins européens …

Quelques équipes ont permis l'ouverture d'unités de consultation spécialisées dans le diagnostic de troubles du langage, mais uniquement sur initiative personnelle. Certaines d'entre elles et d'autres équipes ont réussi à permettre l'ouverture d'unités médico-éducatives, véritables classes où un enseignement spécifique est dispensé conjointement à une rééducation spécifique. D'autres enfin ont permis l'ouverture de quelques très rares CLIS pour Dysphasiques et " Dyslexiques ".
A la lumière de ces expériences et des modèles médico-éducatifs existant hors hexagone, il apparaît nécessaire de prendre des mesures adéquates dans les différents secteurs :
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Secteur sanitaire : renforcer les rares équipes existantes compétentes pour le diagnostic des troubles des apprentissages, créer d'autres unités à raison d'une par département. Il faut savoir qu'en Gironde, 600 enfants qui naissent chaque année vont présenter des troubles suffisamment sévères pour devoir bénéficier de Besoins Educatifs Spécifiques. L'ouverture, en parallèle, de centres de réadaptation, à proximité des écoles, est justifiée de même que la mise en place de réseaux de professionnels libéraux.
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Secteur Educatif : ouvrir des classes en primaire et en secondaire à effectif variable selon le type de trouble affectant les enfants. L'enseignement, parfois individualisé, sera couplé à une rééducation orthophonique intensive, parfois neuropsychologique (attention, mémoire ..), dans l'école si possible ou dans un centre de réadaptation proche de l'école. Tous les professionnels concernés travailleront en partenariat.
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Secteur médico-social : l'existant étant inadapté, il faut envisager l'ouverture d'unités médico-éducatives où un enseignement et une rééducation adaptés sont pratiqués pour les formes les plus sévères avant la réintégration dans des classes qui seraient des classes " de réadaptation " en vue d'une réintégration dans le milieu scolaire ordinaire.
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Projet en cours en Gironde
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- Ouverture d'une classe dans une école primaire. L'intervention in situ d'une orthophoniste permet une rééducation quotidienne dans le cadre scolaire, favorise la formation des enseignants (dépistage, diagnostic, rééducation..). Objectifs : partage du savoir et des compétences et optimisation de la prise en charge. La présence d'un Neuropsychologue est indispensable, mais il faut financer le poste.
- Renforcement de l'équipe médico-éducative mise en place dans un collège accueillant actuellement 3 enfants DYS sévèrement affectés. Les résultats obtenus en fin d'année sont déjà significatifs. Cette équipe accueillera 9 autres enfants l'an prochain. La présence d'un Neuropsychologue est indispensable, mais il faut financer le poste.
- Création d'une unité médico-éducative spécialisée pratiquant le diagnostic et la remédiation. Les professionnels y exerçant leur activité seraient : Psychomotricien, Psychologue clinicien d'orientation spécialisée en neuropsychologie, Orthophoniste, Enseignant, Assistance sociale. Tout est à construire.

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Dans les semaines qui ont suivi cette prise photographique, cet enfant DYS
de 11 ans, intelligent, en situation d'échec scolaire et en état de souffrance psychologique réactionnelle fut rejeté du milieu scolaire ordinaire.…..
Plus de copains ……
Il a été orienté vers un institut de Rééducation. Il cohabitait avec des enfants atteints de troubles psychiatriques, d'épilepsie grave, de séquelles d'accident cérébral, de troubles du comportement…..
L'année qu'il passa dans cet institut fut catastrophique : son niveau scolaire diminua, il perdit toute confiance en lui, se fit insulter, molester, frapper par d'autres enfants aussi en souffrance mais agressifs ….
Il devint à son tour agressif, menaça de se suicider et dit à ses parents :
" A quoi ça sert de vivre, si c'est comme ça ?".
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Association CORIDYS (www.coridys.asso.fr)
Responsable du projet : Dr Lucien CASTAGNERA
05 56 79 56 79 demander le Bip 1442 ou 06 66 23 75 03
Lucien.castagnera@chu-bordeaux.fr
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