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L'estime de soi
(Source: http://panda.cyberquebec.com/estime.html)
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LESTIME DE SOI Comment aider votre enfant à lacquérir ? |
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Chaque individu se fait une idée de lui-même et se forge, à travers lensemble de ses expériences, un concept de soi qui fluctue et varie considérablement. Cette idée quon se fait de soi-même est liée aux différents domaines importants de notre vie. Certaines recherches récentes démontrent que cet "autoportrait " change tout au long de la vie et quil continue à se modifier même à 80 ans. Lestime de soi, cest la valeur positive quon se reconnaît comme individu. On peut avoir une bonne estime de soi comme travailleur, mais une faible estime de soi comme parent ou comme amant ou amante, par exemple. Les enfants ne naissent pas avec une image deux-mêmes, Ils apprennent à se voir dabord et avant tout à travers les yeux des personnes importantes pour eux : leurs parents, leurs frères et surs, leurs enseignants et enseignantes et enfin, leurs amis. Lorsque bébé, lenfant saperçoit quon répond à ses pleurs et quon le dorlote, il construit le sentiment intérieur de son importance. Quand, à deux ans, il soppose et saffirme et quon lui permet de faire des choix, il construit le sentiment intérieur dêtre "capable ". Lorsque, vers quatre ans, il se pavane et déclare, "regarde comme je suis bonne ou beau ", et quon lui reconnaît une valeur en tant que garçon ou fille, il construit le sentiment intérieur dêtre suffisamment intéressant pour prendre sa place. À six ans, quand il sintéresse aux apprentissages plus intellectuels et quon lui souligne ses capacité réelles, il construit sentiment intérieur dêtre compétent. Lestime de soi cest cette petite flamme qui fait briller le regard lorsquon est fier de soi, mais cette flamme peut facilement vaciller et séteindre au vent mauvais des sarcasmes et des critiques. Insuffler un sentiment de confiance La confiance est une attitude fondamentale dans la vie. Cest elle qui nous permet de nous rassurer, de créer un état de détente, de bien-être, et surtout, denvisager la vie avec optimisme. Cette attitude de base napparaît pas soudainement dans le développement. Elle se construit graduellement au fil des années à travers des relations dattachement et des expériences significatives. Autant chez ladulte que chez lenfant, elle varie au cours de lexistence avec des progressions subites et des régressions temporaires. Le noyau archaïque de lestime de soi prend justement sa source dans des relations dattachements qui suscitent un sentiment de confiance. Tout adulte ou enfant qui se sent aimé de façon permanente, même par une seule personne sur terre, est amené à se percevoir comme quelquun daimable, donc ayant une valeur. Lorsquil est intériorisé, ce sentiment rassurant lui ouvre lunivers des possibilités. En effet, il peut se dire : " Si je suis aimé par cette personne, il est dorénavant possible dêtre aimé par dautres ". La confiance génère loptimisme. À la maison comme à lécole, cette confiance ne peut sétablir que si lenfant éprouve un sentiment de sécurité physique et psychologique. Dans la pyramide des besoins essentiels tels que décrits par Abraham Maslow 1 (1972), le besoin de sécurité vient en deuxième place après les besoins de survie (être nourri, habillé, logé, etc.). Tous les êtres humains consacrent beaucoup dénergie pour sassurer une sécurité physique et psychologique. Or, depuis quelques années, la société québécoise vit dans un climat dinsécurité financière, conjugale et éducative. Mais nous sommes convaincus que ce contexte dincertitude peut diminuer par une amélioration de lestime de soi des individus qui composent notre société. Lenfant éprouve un sentiment de sécurité quand il a une vie stable dans le temps et dans lespace et, surtout, quand les personnes significatives pour lui sont présentes régulièrement. Par exemple, à lécole, les activités doivent se dérouler selon horaires réguliers et dans des lieux qui sont toujours les mêmes. À la maison, on doit autant que possible établir et respecter des routines de vie (repas, coucher, lever) stables. Trop de déménagements ou de changements majeurs à lintérieur de la maison peuvent insécuriser les enfants, surtout les plus jeunes. À lécole, linstabilité des enseignants au cours dune année cours de ses explorations, il doit être protéger des dangers et apprendre à connaître les limites de son milieu. Il est essentiel quil en vienne à se prendre conscience des comportements permis dans son environnement, tant physique que humain. Lenfant doit apprendre, et ceci se vit parfois péniblement, à régulariser et à adapter ses conduites en fonction des réalités qui lentourent. Lautodiscipline sacquiert non seulement pendant la petite enfance, mais pendant toute lenfance et ladolescence. Il est tout à fait normal quun enfant fonctionne surtout sur le mode du plaisir. Il est naturel quil cherche à manipuler ladulte pour satisfaire ses désirs. Il est moins normal que ce dernier le laisse faire ou quil tombe dans le piège. Une telle situation relève avant tout dune difficulté chez ladulte. Lenfant ne peut pas contrôler son comportement si, au préalable, il ny a pas eu de contrôle externe exercé par les adultes. Les enfants les plus insécures que nous avons connus sont ceux envers qui on avait une attitude de laisser faire ou dindifférence. À la maison, si lenfant ne se sent pas protégé face à des dangers physiques ou psychologiques, il éprouve un sentiment dinsécurité. À lécole, si le chaos règne en classe et quil ne se sent pas protégé des agressions possibles (physiques ou verbales), lélève se retranchera dans une position défensive pour prévenir les dangers. Or, lénergie déployée pour se protéger ne peut être investie dans les relations positives avec les autres ou dans des apprentissages. Que ce soit à lécole ou à la maison, pour amener lenfant à intégrer une autodiscipline et un sentiment de sécurité, il est important que les adultes élaborent des règles de conduite. Celles-ci doivent comporter les caractéristiques suivantes :
Le sentiment de confiance prend sa source dans une sécurité de base et se consolide quand les adultes tiennent leurs promesses. Lenfant peut tolérer un délais entre son désir et la satisfaction de son désir quand il a déjà pu constater que les adultes tiennent leurs promesses et quil obtiendra satisfaction. Les adultes sont alors perçus comme fiables, sécurisants et dignes de confiance. Cest à cette condition que lenfant en vienne à intérioriser la confiance qui lui donne de lespoir face à lavenir. Le sentiment de confiance se manifeste chez lenfant par des états de détente, de bien-être et doptimisme. Il est toutefois contagieux. En effet, les parents doivent dabord parvenir à se faire confiance pour transmettre cette attitude aux enfants. Il est important que les parents et les enseignants apprennent à gérer leurs stress et à réduire leurs doute quant à leurs capacités éducatives pour transmettre la sécurité et la confiance aux enfants. Ils doivent dabord soccuper deux pour que les jeunes puissent en profiter. Connaître et reconnaître la valeur personnelle de chacun " Si vous donnez forme donnez forme à ce qui est en vous, ce à quoi vous aurez donné forme vous sauvera. Si vous ne donnez pas forme à ce qui est en vous, ce à quoi vous naurez pas donné forme, vous détruira 2 . " Les adultes, parents et enseignants, on t beaucoup dattentes envers les enfants et sont souvent déçus lorsque ceux-ci ne sont pas à la hauteur de leurs espérances. Pourquoi sommes-nous préoccupés de performance? Pourquoi suivons-nous le développement de nos enfants à la loupe? Pourquoi cherchons-nous à faire rentrer tout le monde dans le rang des savoirs officiels? Les enfants sont notre espérance de pouvoir tout recommencer et de tout réussir. Ils nous ressemblent, mais sont différents aussi. Nous navons pas toujours le recul nécessaire pour les voir tels quils sont. Un enfant veut dabord et avant tout dêtre aimé et il est prêt à faire bien des choses pour cela, même à renier sa nature profonde. Par contre, il est impossible dêtre bien dans sa peau si on nest pas soi-même. Lenfant qui nest jamais satisfait de lui, qui se critique, qui détruit ses dessins, qui panique sil nobtient pas in " 1 " à lécole croit au fond de lui quil ne peut être aimé que sil est parfait. Souvent les adultes autour de lui nexpriment pas clairement cette exigence, mais ils sont eux-mêmes perfectionnistes, intransigeants pour eux et pour les autres. Lenfant conclut quil est toujours en deçà de ce quon espère secrètement pour lui. Cet enfant peut développer des symptômes liés au stress (maux de cur, de ventre, dinsomnie, etc.) et surtout, des sentiments dépressifs. Un autre type denfant se révèle avoir une faible estime de lui : celui qui nest pas investi, pour lequel on na pas de désirs ou dattentes, celui qui est toujours de trop. Il est bien difficile de savoir qui on est si personne ne nous voit vraiment! Cet enfant se dira : " Il ne sert à rien de faire des efforts, dêtre gentil ou habile puisque je ne vaux pas la peine quon soccupe de moi. " Évidemment, la majorité des enfants se retrouvent entre deux extrêmes et cherchent à se définir par la façon dont on réagit à leur personne. Savoir qui on est est lhistoire dune vie, mais elle commence dès la petite enfance. Regardez bien votre enfant ou votre élève. Prenez celui ou celle qui vous cause le plus de souci. Faites leffort de le décrire à un autre adulte en ne soulignant que ses qualités. Êtes-vous capable de lui reconnaître trois qualités? Cinq qualités? Peut-être que oui, mais peut-être aussi que cela vous est difficile parce que ce sont plutôt ses défauts ou ses difficultés qui vous viennent immédiatement à lesprit. Notre éducation judéo-chrétienne a mis laccent sur le péché, les lacunes et les fautes et nous a donné des réflexes qui sont bien ancrés en nous. " Il ne marche pas, il a un an! Elle est incapable de dire son alphabet malgré des mois de répétition! Il est tout le temps de mauvaise humeur! Elle ne range jamais sa chambre! " Les " toujours " et les " jamais " sont des mots à proscrire de notre vocabulaire. Ils enferment les enfants et les adultes dans un carcan qui les rend impuissants à changer. Nous aimons nos enfants et nos élèves, mais nous ne prenons pas souvent le temps de les regarder dans ce quils sont plutôt que dans ce quils font. Observez votre enfant ou lun de vos élèves et trouvez ses forces dans les domaines suivant : physique (force, souplesse, endurance, etc.); intellectuel (curiosité, jugement, mémoire, raisonnement, etc.); social (facilité à se faire des amis, capacité à partager, capacité de saffirmer, etc.); personnel (générosité, originalité, imagination, etc.). Nous nous cantonnons parfois dans un ou deux domaines seulement parce que ce sont ceux que nous valorisons, mais ce ne sont pas nécessairement ceux qui décrivent le mieux lenfant qui est devant nous. Il ne suffit pas toutefois de voir les forces de lenfant, il faut aussi les lui souligner ! Prenez le temps, le soir avant le coucher ou encore juste avant dentrer en classe, de dire à votre enfant un petit mot gentil qui lui fait comprendre que vous lui reconnaissez des forces bien à lui, quil est un être unique et merveilleux à bien des égards. Attention, arrêtez-vous là et ne défaites pas ce que vous venez de dire : " Martin, je trouve que tu as un très beau sourire, mais si tu étais plus gentil avec Sophie je serais encore plus content(e). " Il y a des mots qui sont comme des caresses et qui chatouillent la peau, mais il y a des mots qui blessent et qui écorchent lâme. Il est extrêmement important de parler de façon respectueuse aux enfants. Les petits sobriquets à connotation négative, même sils sont dits sans agressivité, finissent par nourrir le monologue intérieur de lenfant et lui donner le sentiment dêtre différent des autres, moins bien que les autres. Bouboule et Petit monstre, peuvent être avantageusement remplacés par Trésor et Mon cur Les critiques fréquentes, les remarques acerbes, les jugements à lemporte-pièce sont autant de petits coups de poignard dans le cur : " Mon Dieu que tu es sans dessin! Cest tellement niaiseux Dépêche-toi de finir! Tas donc pas dallure, ôte-toi de là " peuvent se transformer en : " On dirait que tu trouve ça difficile Si tu as besoin daide, tu me le diras. Tu recommenceras demain, je vais te montrer un truc facile. " De même, il suffit souvent de reconnaître les sentiments de lenfant pour lui redonner confiance en lui : " Ça te fâche quand tu ne réussis pas du premier coup, hein? Ça te fait de la peine que ton amie taies laissée tomber " Une autre façon déviter les attaques verbales consiste à parler à la première personne lorsquon est sur le point de perdre ses moyens. Par exemple, au lieu de dire : " Tas encore oublié de sortir les poubelles, tu ne mécoutes jamais quand je te parle ", on peut dire : " je suis déçu(e), je mattendais à ce que les poubelles soient sorties. " Une autre façon de souligner la valeur personnelle de lenfant cest de lui montrer concrètement à quel point on lapprécie et on laime! Certains adultes sont cajoleurs, dautres adorent jouer, dautres encore font de petites surprises. Limportant cest de trouver sa façon personnelle davoir du plaisir et dêtre complice avec les enfants. Pour cela, il faut leur donner du temps de qualité! Avoir une bonne estime de soi, ce nest pas " se prendre pour un autre ", cest se connaître de façon réaliste avec ses forces et ses limites. Les adultes qui sexclament à chaque production de lenfant, même lorsque celle-ci est carrément mauvaise, ne lui rendent pas service. Ils contribuent à lillusionner sur lui-même, illusions que les autres auront vite fait de lui enlever. Favoriser les amis et lappartenance à un groupe Tout être humains est dabord et avant tout un être social. Tout le monde a besoin dun compagnon ou dune compagne, du moins de façon sporadique, et damis. Pouvoir parler, rire, chanter, philosopher et bouger avec dautres nous donne un sentiment de complétude et nous rend heureux. Les amis sont inconditionnellement " de notre côté " dans ladversité et servent de rempart à notre peur de la solitude. Être aimé, apprécié, considéré, nous aide à faire face à bien des situations. Ce que les autres nous disent de nous, la façon dont ils nous regardent et nous écoutent, bref la façon dont ils nous considèrent, nous aide à nous définir et nous donne le goût daméliorer certaines de nos attitudes. Dès deux ans, lenfant adore déjà être en présence de dautres petits et cela même sil ne peut pas vraiment jouer avec eux. Il aime leur présence. Plus tard, à quatre ans, il réclamera à grand cris des amis. Même le parent le plus patient, le plus disponible et le plus enjoué ne sera jamais un ami aussi merveilleux quun autre enfant. Se tirer les cheveux, sarracher un jouet, apprendre à négocier et à partager. Est essentiel au bien-être intérieur du petit. À lâge scolaire, le groupe damis du même sexe prend un autre sens. Malgré des décennies déducation donnée par des mères féministes, les garçon font des " affaires de garçon " et les filles, des " affaires de filles " En fait, chacun a besoin de définir clairement son identité sociale, ce qui se fait essentiellement en se comparant et en pratiquant des rôles bien campés. Plus tard, à ladolescence, les groupes deviendront mixtes. Dans cette période de leur vie, les jeunes éprouvent un besoin impératif dappartenir à un groupe. Celui-ci leur permet de se distancier de leurs parents et les aide à se trouver leur identité propre. Les enfants et les adolescents qui éprouvent des difficultés sociales, qui ne savent pas comment se faire ou garder des amis, développent une mauvaise image deux même au plan social et se déprécient beaucoup. Des études ont montré que les enfants de première année qui éprouvent des difficultés à se faire des amis et qui sont isolés ou " rejects ", comme disent les enfants, risquent déprouver à lâge adulte des problèmes sociaux importants. Il est donc primordial damener les enfants à développer des habiletés sociales dès leur jeune âge. La fratrie est le premier groupe où se vivent des échanges, des négociations, des rivalités. Près de 47% des enfants sont actuellement des enfants uniques. Ils ne connaissent pas les affres et les joies de la fratrie, mais ils ont, pour la plupart, connu la vie en groupe à la garderie ou à la prématernelle. Lattitude des parents et des enseignants a un impact direct sur le processus de socialisation des jeunes. Louverture aux autres, lacceptation des différences, la tolérance et la confiance, la plupart des conflits de groupe que les enfants sont capables de régler seuls, donnent le goût au jeune daller vers les autres et de saffirmer positivement. La violence et lisolement sont des moyens inadéquats que prennent certains enfants pour sadapter au groupe. Les adultes peuvent leur suggérer des attitudes en concordance avec des valeurs de démocratie, de négociation, de partage. Lorsquon surprotège un enfant, on lui donne le message suivant : " Je crois que tu es incapable de faire face à la musique, que tu es trop petit, que tu es trop faible. Je dois le faire à ta place ." Lenfant pensera quil doit constamment attendre des solutions de lextérieur et quil ne peut sintégrer au groupe par ses propres moyens. Lorsquon donne toujours des excuses aux enfants, comme par exemple : " Ce nest pas de ta faute, Louise nest pas gentille, ne joue plus avec elle ", on ne laide pas non plus à se percevoir de façon réaliste, à se poser des questions sur ses propres comportements et à rechercher activement des stratégies sociales efficaces. Les adultes qui ont eux-mêmes confiance aux autres , à avoir du plaisir en groupe ou à garder des amis auront de la difficulté à aider leur enfant dans sa vie sociale. Lenfant apprend par imitation et par identification aux personnes significatives pour lui. Voilà encore une occasion de saméliorer soi-même! Une bonne façon daider lenfant à sintégrer dans la société et à développer une bonne image de lui consiste à lui apprendre la générosité. Les gestes gratuits, lentraide la compassion nous font sentir bons intérieurement. Habituer un enfant à rendre service gratuitement de temps en temps lui fait prendre conscience des relations entre humains et lui fait vivre le bonheur de donner. Développer le sentiment de compétence Lenfant ne peut faire dapprentissage moteurs, intellectuels et sociaux sans avoir de succès dans ses entreprises. La réussite consolide les acquisitions tout en assurant leur conservation. Connaître du succès est un besoin fondamental chez tout être humain. Toutefois, lenfant ou ladulte doit être conscient de ses qualités et de ses forces, donc avoir une certaine estime de lui-même, pour espérer avoir du succès et ainsi être motivé. Lestime de soi est une attitude fondamentale à la base du processus dapprentissage comme lindique le schéma suivant :
En étant conscient de ses qualités et de ses habiletés, lenfant peut anticiper du succès dans une activité quil entreprend. Il est important que lenfant se pose des défis ou que ladulte laide à se fixer des objectifs réalistes, cest-à-dire qui sont adaptés à son niveau de développement et à ses capacités. La motivation se définit par lanticipation dun plaisir quon retirera dune activité ou lanticipation de lutilité de cette activité. Si lenfant échoue parce que lobjectif était trop élevé, il naura pas de plaisir, sera démotivé et sestimera moins. En général, les échecs nactualisent personne et diminuent lestime de soi. Par contre, les erreurs peuvent être bénéfiques pour le cheminement de lenfant si elles sont utilisés positivement. Pour sengager et persévérer dans lactivité qui le motive, le jeune doit au préalable anticiper les étapes, les stratégies ou les moyens pour atteindre lobjectif quil poursuit. Il est important que les parents ou lenseignant le guident dans cette planification, sans imposer leur façon de faire . Mai pour planifier un travail, le jeune doit avoir une certaine autonomie, soit la capacité de faire des choix et den assumer les conséquences, positives ou négatives. Lenfant pourra faire preuve de persévérance en cours dactivité sil ne perçoit pas ses erreurs comme des échecs. Il est très important que les parents ou lenseignant amènent lenfant à comprendre que les erreurs sont inévitables, mais formatrice dans la mesure où il devra trouver dautres stratégies ou faire appel à dautres habiletés pour arriver à ses fins. Comme disait Henry Ford, les erreurs sont de belles occasions pour devenir plus intelligent. Mais si on fait vivre à lenfant un stress de performance en étant obsédé par ses résultats, sans accorder dimportance au processus par lequel il est parvenu à ces résultats, lenfant considérera inévitablement ses erreurs comme des échecs. En bout de ligne, il sera porté à démissionner et à se déprécier. Il est très important que lenfant comprenne que les résultats positifs ou négatifs de ses activités sont loin dêtre magiques; ils reflètent plutôt ses aptitudes (motivation, autonomie, etc.) et sont directement reliés aux stratégies et moyens quil a employés. On doit aussi lui faire prendre conscience quun résultat négatif ne remet pas en cause sa valeur personnelle ni son potentiel. Ainsi lenfant demeure motivé et a le sentiment de pouvoir contrôler lui-même ses apprentissages. Dans cette perpective, il devient un " apprenti-sage ". Il est également très important daider le jeune à reconnaître ses erreurs pour les corriger lui-même et pour éviter de les répéter. En effet, reproduire systématiquement les mêmes erreurs ne le fait pas avancer. En se centrant ainsi sur le processus dapprentissage, en corrigeant ses erreurs et en ajustant ses stratégie en cours de route, lenfant finit inévitablement par avoir du succès. Il se sent alors efficace car il est conscient quil a adopté les bonnes attitudes et quil a choisi les bonnes stratégies. Il éprouve de la fierté qui nourrit son estime de lui-même. Plus ;lenfant réussit ce quil entreprend, plus il se sent efficace, fier de lui et développe le sentiment de sa compétence. Se sentir compétent, cest être convaincu quon peut relever avec succès nimporte quel défi si lon adopte les attitudes favorables et les bonnes stratégies. Ce sentiment donne à lenfant de lespoir, de lenthousiasme et lui ouvre la porte à de multiples apprentissages. |
CE QUI FAVORISE
L'ESTIME DE SOI
CE QUI NUIT À L'ESTIME DE SOI
Réf : MAGAZINE ENFANTS QUÉBEC, OCTOBRE 1994, Danielle Laporte, psychologue clinicienne Germain Duclos, psychoéducateur et orthopédagogue 1 Maslow, Abraham, Vers une psychologie de lêtre, Fayard, Paris, 1972 2 Hymnes gnostiques de Nag Hammadi, tiré du livre Une révolution intérieure, essai sur lamour- propre et la confiance en soi. De Gloria Steinem, InterÉditions, Paris, 1992 Reasonner, Robert W. Building self-esteem, Parent`s guide, Palo Alto, California, 1982. Laporte, D. et Sévigny L., Comment développer lestime de soi de nos enfants, Journal de bord à lintention des parents, Éditions Hôpital Sainte-Justine, Montréal, 1993.
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